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 actualitées tunisienne (économies politiques militaire )

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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Ven 2 Sep - 22:45

Tunisie : couvre-feu dans deux villes après des violences







Le couvre-feu a été instauré dans deux localités de Tunisie, à Sbeïtla (centre-ouest) et Douz (sud), après des violences qui ont fait un mort et plusieurs blessés, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
A Sbeïtla, dans le centre-ouest de la Tunisie (290 km de Tunis), une jeune fille a été tuée et quatre personnes légèrement blessées dans des violences qui ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué à l'AFP le ministère de l'Intérieur.
Ces violences ont poussé les autorités locales à décréter un couvre-feu nocturne qui entrera en vigueur ce vendredi, de 19H00 à 05H00 heure locale, a ajouté le ministère dans un communiqué.
La famille de la victime affirme que leur fille, âgée de 17 ans, a été touchée à la tête par des balles, a rapporté le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mohamed Hichem Moueddeb.
Selon le ministère de la Défense, cette adolescente "est décédée dans le violent accrochage (survenu) entre deux tribus lors d'une fête de mariage" et "l'armée a procédé à un tir de sommation pour disperser les agresseurs après avoir épuisé toutes les procédures de mise en garde".
Devant l'insistance des militaires, la famille de la victime qui refusait que leur fille soit autopsiée, a finalement remis sa dépouille aux services de médecine légale et l'autopsie a révélé qu'elle a été touché par une balle perdue.
"Les forces de sécurité et l'armée sont intervenues pour cerner les agresseurs +environ un millier+ qui ont riposté par des jets de pierres et de cocktails molotov, blessant grièvement un militaire", a indiqué de son côté le ministère de la Défense.
Selon M. Moueddeb, des jeunes avaient dans la soirée bloqué une route pour dévaliser des automobilistes, et les forces de l'ordre sont ensuite intervenues. Des jeunes ont lancé des pierres et l'armée a procédé à des tirs de sommation et des habitants, poussés par la curiosité, sont sortis de leurs maisons pour voir ce qui se passait.
Après le décès de l'adolescente, des habitants ont incendié un poste de police, trois bus et mis le feu dans une gare ferroviaire. Ils ont également saccagé le service des urgences de l'hôpital régional de Sbeïtla, a indiqué le porte-parole.
Un couvre-feu a également été instauré à Douz, dans le sud du pays après de violents affrontements entre jeunes qui ont fait "plusieurs blessés", a annoncé le ministère de l'Intérieur.
Il n'a pas précisé le nombre de blessés mais l'agence officielle TAP a fait état d'une trentaine de personnes transportées à l'hôpital local de Douz, ville située à 488 km de Tunis.
L'armée et la garde nationale sont intervenues pour tenter de mettre fin à ces violences qui n'ont pas cessé malgré leur intervention.
Ces troubles interviennent quelque heures après le début du dépôt des listes de candidats en vue de l'élection d'une assemblée constituante le 23 octobre en Tunisie.


AFP


http://www.elwatan.com/depeches/tunisie-couvre-feu-dans-deux-villes-apres-des-violences-02-09-2011-138339_167.php






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Dim 4 Sep - 11:55

La moitié des Tunisiens jugent la situation de leur pays "incompréhensible"



Plus de la moitié des Tunisiens (50,9%) jugent "incompréhensible" la situation générale de leur pays et se montrent insatisfaits de la situation économique et politique, à moins de deux mois de l'élection du 23 octobre, selon un sondage de l'agence TAP et l'institut ISTIS.
Interrogés sur leur évaluation de la situation du pays, 50,9% des Tunisiens la jugent "incompréhensible" (contre 52,6% au mois d'avril), 27,2% la considèrent "normale après une révolution", 13,7% ne ressentent aucun changement et 11% la qualifient de "douteuse".
Ce sondage a été réalisé conjointement par l'Institut de sondage et de traitement de l'information statistique (ISTIS) et l'agence de presse officielle TAP.
Il fait apparaître un pessimisme général, 57% des sondés se déclarant insatisfaits de la situation sécuritaire, et 61% mécontents de la situation économique (en hausse de 5 points par rapport à avril dernier). Le taux de satisfaction à l'égard du gouvernement provisoire chute de 10 points (21% contre 31% en avril).
A moins de deux mois de la première élection post Ben Ali, la perception générale des partis politiques est globalement mauvaise. Seuls 7% des personnes interrogées se déclarent satisfaits des performances des partis politiques, et 56,9% des sondés déclarent "n'apprécier aucun parti politique". Quelque 105 formations ont été légalisées depuis la chute du régime Ben Ali le 14 janvier, et le paysage politique tunisien est encore difficilement lisible.
En terme de notoriété, les islamistes d'Ennahda arrivent en tête (plus de 72% des Tunisiens déclarent spontanément connaître ce parti, au moins de nom), suivi des communistes du PCOT (24,5%), des centristes du PDP (22,3%) et du FDLT (gauche, 20,5%).
Mais les deux tiers des sondés considèrent que les partis politiques ne les représentent pas et ne reflètent pas leurs avis.
Si près de 60% méconnaissent le rôle et les attributions de la future assemblée constituante, 72% ont néanmoins l'intention d'aller voter le 23 octobre.
Les deux tiers d'entre eux n'ont pas encore décidé pour qui ils voteraient, et près de la moitié de ceux qui ont déjà arrêté leur choix n'exclut cependant pas de changer d'avis d'ici le scrutin.
Les Tunisiens sont appelés à élire une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution pour le pays.
Le sondage TAP-ISTIS a été réalisé au cours de la période du 15 au 28 août auprès d'un échantillon représentatif de 2.717 personnes selon la méthode des quotas.
Les sondages politiques seront interdits à partir du 12 septembre, en raison de leur manque de fiabilité et de l'absence de cadre légal dans ce domaine, a annoncé la semaine dernière l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).


http://www.elwatan.com/depeches/la-moitie-des-tunisiens-jugent-la-situation-de-leur-pays-incomprehensible-04-09-2011-138531_167.php






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MessageSujet: Tunisie: Colère de la police    Mer 7 Sep - 21:58

Citation :
par Kaouther Larbi Et Cécile Feuillatre De L'afp
Le gouvernement tunisien a durci le ton hier mardi en annonçant une stricte application de l'état d'urgence et en interdisant toute activité syndicale policière, alors que des éruptions de violences secouent le pays en période de pré-campagne avant l'élection du 23 octobre. «Nous sommes en état d'urgence et le gouvernement va faire appliquer la loi (...) Ce ne sont pas quatre singes qui vont tout faire échouer maintenant»: dans une allocution au ton très ferme, voire brutal, le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi a annoncé une série de mesures pour rétablir la «sécurité et la stabilité» dans le pays. «J'ai décidé à partir d'aujourd'hui d'interdire toute activité syndicale des forces de sécurité, au vu des dangers que cela représente pour la sécurité du pays», a décrété M. Caïd Essebsi. Cette annonce est intervenue alors que des centaines de policiers manifestaient pour la première fois devant la Kasbah (siège du gouvernement) pour réclamer les démissions du ministre de l'Intérieur Habib Essid et du chef d'état-major de l'armée tunisienne, le général Rachid Ammar. Ils ont accusé le premier d'»ignorer leurs revendications» et le second «d'être derrière les troubles actuels en Tunisie dans le but de prendre le pouvoir».

M. Caïd Essebsi a qualifié cette manifestation d'»incitation à l'insurrection». Il a également annoncé une «application stricte de l'état d'urgence», décrété après la chute du président déchu Ben Ali le 14 janvier, et prolongé depuis par décrets successifs, jusqu'au 30 novembre. L'état d'urgence interdit «toutes les manifestations, toutes les grèves et toutes les réunions qui peuvent toucher à la sécurité du pays», a rappelé le Premier ministre. Il a annoncé que «toute personne connue pour des activités touchant à la sécurité intérieure» pourrait être assignée à résidence, et que les gouverneurs des régions verraient leurs prérogatives renforcées. «Le gouvernement ne tolèrera pas les pratiques qui paralysent le quotidien des Tunisiens», a-t-il dit, citant les «blocages de routes», «les attaques de postes de police» ou «les agressions d'agents de sécurité». «Il s'est passé beaucoup de choses dangereuses dans le pays, et ça concerne tous les citoyens»,a-t-il ajouté, indiquant que le gouvernement s'était réuni lundi pour discuter des mesures à prendre en matière de sécurité.

Des violences ont secoué ces derniers jours les régions défavorisées du centre et du sud-ouest de la Tunisie, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés, et trois villes ont été placées sous couvre-feu nocturne. Les affrontements à Metlaoui, Sbeïtla et Douz ont opposé des clans rivaux, mais M. Caïd Essebsi a accusé «des parties» d'être «derrière ce qui se passe dans les régions de Tunisie». «Il est étonnant qu'à chaque fois que les échéances électorales se rapprochent, des campagnes de dénigrement et des troubles éclatent», a-t-il déclaré. «Les élections se tiendront le 23 octobre, notre objectif est de réaliser un scrutin transparent et libre pour la première fois dans le pays», a-t-il martelé. Les Tunisiens sont appelés à voter le 23 octobre pour élire une assemblée constituante, dans ce qui constituera le premier scrutin depuis la chute de Ben Ali.

La constituante sera chargée de rédiger une nouvelle constitution pour le pays. Plusieurs voix se sont élevées ces derniers mois pour réclamer un référendum portant sur le rôle et la durée de cette assemblée constituante. «Le gouvernement de transition n'a pas les prérogatives pour décider d'un référendum mais cela peut faire l'objet d'une concertation entre toutes les parties», a estimé le Premier ministre.
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5157447






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MessageSujet: actualités tunisienne (économies politiques militaire   Mer 14 Sep - 19:47

Des milliards piochés par Ben Ali et son clan dans les caisses du ministère de la Défense



Citation :
Quand Ben Ali et son clan piochaient dans les caisses du ministère de la Défense

Le colonel-major Marouane Gouider, procureur général, directeur de la Justice militaire, a révélé que les enquêtes réalisées par l’unité d’investigation sur les affaires de malversation et de corruption au ministère de la Défense nationale ont abouti aux affaires suivantes à l’encontre de Ben Ali, de sa femme, de ses gendres et d’anciens ministres de la Défense :
– La cession d’immeubles appartenant au ministère de la Défense au profit de Ben Ali, de certains membres de sa famille et d’anciens responsables à des prix modiques.
– La construction du palais présidentiel de Hammamet et l’acquisition du yacht Alyssa sur le budget du ministère de la Défense nationale.
Le prix d’acquisition du yacht Alyssa s’élève à 1 milliard et 800 mille dinars, alors que les frais de son entretien se chiffrent à 1 milliard et 700 mille dinars.
– L’aménagement de la plaine de Sidi Bou Saïd pour un coût de 4 milliards.
– Les soins offerts par l’Hpital militaire de Tunis aux membres de la famille de Ben Ali et de son épouse, ainsi qu’à d’anciens responsables qui n’ont jamais été honorés dont le coût s’élève à 758 mille dinars.
Le colonel-major Marouane Gouider a, d’autre part, annoncé que le Tribunal militaire permanent du Kef statuera, au cours de la semaine prochaine, sur l’affaire des martyrs de Thala, de Kasserine et de Kairouan.
La chambre de mise en accusation a, en effet, inculpé 23 accusés dont l’ancien président, deux anciens ministres et plusieurs anciens responsables sécuritaires.
Pour ce qui est de l’affaire qui sera examinée par le Tribunal militaire permanent de Tunis, il a précisé que le juge d’instruction a clôturé ses investigations et a soumis son rapport de clôture d’enquête comportant 277 pages à la chambre de mise en accusation.
Cette dernière statuera, demain, jeudi 15 septembre, sur la date de la première audience de cette affaire où le nombre des accusés s’élève à 43 dont le président déchu, les deux anciens ministres de l’Intérieur et de nombreux anciens hauts responsables sécuritaires.
Le nombre des martyrs dans cette affaire a atteint 42 dont 11 à Tunis 6 à l’Ariana, 7 à Nabeul, 7 à Ben Arous, 3 à La Manouba et 2 à Zaghouan.
Pour ce qui est de l’affaire instruite au Tribunal militaire permanent du Kef, le directeur de la justice militaire a précisé que le juge d’instruction devrait clôturer ses investigations fin septembre. Il est revenu sur le mandat d’amener resté lettre morte lancé contre un officier de police accusé d’avoir tué trois citoyens à Deguèche et d’avoir essayé de tuer un quatrième. Il a précisé que les familles des martyrs ont été reçues par le juge d’instruction et ont été informées des efforts déployés pour arrêter le prévenu qui demeure en fuite en dépit des quatre mandats d’amener lancés contre lui

lire la suite:

http://www.lapresse.tn/13092011/36740/des-milliards-pioches-par-ben-ali-et-son-clan-dans-les-caisses-du-ministere-de-la-defense.html
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MessageSujet: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Mer 21 Sep - 18:27

L'armée tunisienne attaque un convoi armé dans le sud



L'armée tunisienne a attaqué un convoi armé dans le sud désertique tunisien, près de la frontière algérienne, et les combats se poursuivaient mercredi après 16H00 GMT, a indiqué le ministère de la Défense.

« Des unités terrestres de l'armée tunisienne et des hélicoptères de combat sont mobilisés » contre un groupe armé venus à bord de voitures tout-terrain dans le territoire tunisien à Bir Znigra dans la région de Kébili (extrême sud désertique), a indiqué Haykel Bouzouita, porte-parole du ministère de la Défense.

« Les combats se poursuivaient mercredi après 16H00 GMT, a-t-il indiqué, se refusant à plus de détails sur l'identité du groupe infiltré. « Nous voulons d'abord, cette fois-ci, achever totalement l'opération avant d'annoncer quoique ce soit ». « Ce sont des gens tenaces », a-t-il ajouté. Des unités de l'armée tunisienne ont ratissé « la zone désertique située sur les frontières tuniso-algériennes », a par ailleurs indiqué l'agence tunisienne TAP.

http://www.lexpressiondz.com/linformation_en_continue/139388-l-039-armee-tunisienne-attaque-un-convoi-arme-dans-le-sud.html






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MessageSujet: L'Institut de Défense Nationale tunisienne   Sam 24 Sep - 18:20

Création
La création de l’Institut de Défense est conforme à l'article 15 de la Constitution : "La défense de la patrie et de l'intégrité du territoire est un devoir sacré pour chaque citoyen" et répond au besoin de disposer à l'échelle nationale d'une institution "laboratoire" où responsables civils et militaires de haut rang viennent échanger leurs expériences, se concerter et contribuer à la conception des stratégies de défense globale.

Implantation

L’Institut de Défense Nationale est implanté dans une grande enceinte militaire située à 6 Km de Tunis dans la banlieue Ouest de la Capitale appelée le Bardo (Base Bortal Hayder).

Insigne

L’insigne de l’Institut de Défense Nationale comprend outre le flambeau, le sabre, une plume symbolisant, la devise de l’Institut « Je défends par le sabre et la plume » C’est le rayonnement de la conjugaison du savoir et de l’action

But


  • Développer et promouvoir l’esprit de défense globale chez les hauts cadres de l’Etat.
  • Disposer d’un laboratoire d’idées à même de valoriser la pensée stratégique et les recherches qui en découlent.

Missions


  • Organiser avec la participation des hauts cadres de la Nation, des sessions d'études relatives aux problèmes de la défense nationale en temps de paix et en temps de guerre;
  • Constituer une banque de données intéressant notamment les domaines : économique, scientifique, technique, militaire, etc.
  • Effectuer des études géopolitiques des pays et des ensembles des pays ayant une influence directe sur la sécurité extérieure ou sur la politique de la Tunisie ;
  • Analyser tout évènement international pouvant avoir des répercussions immédiates ou à plus long terme sur la défense et la sécurité de la Tunisie.

Statut juridique

Sous la tutelle du Ministre de la Défense, l’Institut de Défense Nationale a le statut d'un établissement public à caractère administratif, il est doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière.

Direction et organisation

L’Institut de Défense Nationale relève du Ministre de la Défense Nationale qui lui fixe :


  • La politique à suivre en matière d'enseignement, d'études et de recherches,
  • L'organisation générale des études,
  • Les plans de développement de l’Institut.

L'Institut est placé sous la Direction d'un Officier Général ou Supérieur nommé par décret sur proposition du Ministre de la Défense Nationale. Il est assisté :


  • d'un Directeur Adjoint,
  • d'un Chef de Division Organisation des Sessions,
  • d'un Chef de Division Etudes et Recherches,
  • d'un Chef de Bureau Documentation et Informatique,
  • d'un Chef de Bureau Administration et Finances.







http://www.defense.tn/fr/index.php?option=com_content&task=view&id=37






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Lun 26 Sep - 14:01

Les Tunisiens fiers de leur révolution et inquiets de leur avenir



Citation :


Libérés du joug des Ben Ali-Trabelsi, les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre prochain l’Assemblée constituante qui aura pour tâche de doter le pays d’une Constitution. Entre temps, chacun y va de sa propre appréciation de la révolution. Virée dans les rues tunisennes de l’après-dictature.

“Maarhaba fi Tounés athawra” (bienvenue à la Tunisie de la révolution), c’est par cette formule, appuyée d’un large sourire que Raouf, un jeune de quarante ans, à l’allure bonhomme, nous accueille, en ce mardi 22 septembre au hall d’attente de l’aéroport de Carthage. “Révolution” : un mot à la mode, un mot aux résonances magiques que notre hôte du jour met presque un point d’honneur à répéter avec fierté, comme un soldat de retour d’une homérique bataille qui afficherait les insignes de la Légion d’honneur. Il fait beau à Tunis. Il y fait surtout bon vivre, depuis que le régime Ben Ali et Trabelsi est tombé. “Mahlaha Tounés, bla Ben Ali oua rabaïn loussos” (qu’elle est délicieuse la Tunisie sans Ben Ali et les 40 voleurs !), lit-on sur un graffiti tagué en gros caractères sur un mur de la rue de France à quelques pas de la célèbre Bab El-Bahr, version locale de l’Arc de Triomphe parisien. Environ minuit, Tunis ne dort pas encore. Tunis respire la liberté. Tunis fait la fête. Les rues sont animées. La circulation est dense. Avenue Habib-Bourguiba, un groupe de jeunes visiblement un peu “allumés” se délectaient à grands éclats de voix à se raconter les frasques du couple présidentiel déchu. “Les Tunisiens sont plus expansifs, plus ouverts et surtout moins méfiants. Ils ont d’une certaine façon retrouvé l’usage de la parole”, admet Adnan Hafnaoui, un célèbre blogueur de la place de Tunis qui revendique aujourd’hui la paternité de la formule “la révolution du Jasmin”. Il a choisi cette plante emblématique du pays comme une allégorie de la révolution, à l’instar des œillets pour la révolution du Portugal en avril 1974 contre le dictateur Salazar. “Les Tunisiens sont plus sereins”, convient pour sa part madame Essid, magistrate à la Cour des comptes de Tunis. En un mot, “les Tunisiens sont sur un nuage”, pour emprunter la formule de la consœur Sophia Hamani qui fait partie de la structure en charge de la sauvegarde de la révolution.
Le revers de la révolution
Mais cette euphorie collective a son revers de médaille : le relâchement de l’autorité qui se manifeste à plusieurs niveaux. Pour quelqu’un qui a connu la Tunisie avant la révolution et maintenant, la comparaison est facile à faire. “Je suis sortie avec mes copines au centre-ville mardi soir, on a dû vite rentrer à l’hôtel”, raconte Assia, une Algérienne qui travaille pour une ONG internationale. Il est vrai qu’à l’époque de Ben Ali, un regard malveillant sur un touriste pouvait conduire son auteur en prison. Au pays de Ben Ali, le touriste était roi. “Avant, je conduisais sans problème, mais depuis quelque temps, les conducteurs, notamment les jeunes, ne respectent plus les feux de signalisation”, déplore de son côté Hanane, militante d’une association qui pointe ainsi “l’incivisme” qui commence à s’installer. La propreté de la ville de Tunis, avec des ruelles jadis lavées chaque matin à grande eau, n’est plus de mise.
Des poubelles aux pieds de certains immeubles, au niveau du grand boulevard Mohammed V, sont en attente du passage des camions du service de la voirie. Mais il y a pire : la violence. “Il y a des braquages en plein jour”, rapporte un chauffeur de taxi
qui fait part de la difficulté à exercer son métier, la nuit surtout où les agressions sont un des sujets traités dans la presse tunisoise. “J’ai vécu huit ans en Italie, après je suis rentré pour travailler en Tunisie, mais croyez-moi, la démocratie et la liberté ne sont pas faites pour les Arabes”, juge un autre chauffeur de taxi qui, le temps d’une course sur la très célèbre avenue Habib-Bourguiba à l’hôtel Golden Tulipe dans la proche banlieue, a eu tout le loisir de déverser sa bile sur la situation actuelle.
Mieux, il n’a aucun état d’âme à regretter l’ancien régime et sa “discipline” spartiate. “Ce type de raisonnement que vous avez entendu chez le citoyen lambda est simpliste et vise à torpiller la révolution”, avertit encore le blogueur Adnan Hafnaoui qui accuse des responsables de la police encore fidèles à Ben Ali d’être responsables de cette situation. Plusieurs journalistes et représentants d’associations rencontrés à Tunis confirment ces accusations. “Ce sont les proches du système qui répandent ce type d’analyses pour faire croire que c’était mieux avant”, prévient encore un militant des droits de l’homme qui a eu longtemps maille à partir avec la police politique dirigée par Ahmed Bennour, de triste réputation. Le pic de l’insécurité est sans doute atteint par le meurtre de six personnes à Sfax, il y a quelques jours.
Ce meurtre, dont les auteurs courent toujours, a jeté l’effroi parmi la population sfaxienne. La presse tunisienne, qui connaît actuellement une verve toute nouvelle, ne trouve pas toujours grâce aux yeux des citoyens qui l’accusent de participer à la confusion. “Les journalistes ont l’habitude d’écrire sous la dictée ; aujourd’hui qu’il y a la liberté de la presse, ils écrivent n’importe quoi, ils ne se rendent pas compte de leur responsabilité dans cette conjoncture particulière que traverse le pays”, estime un universitaire qui en appelle à “la responsabilité et à la lucidité” des journalistes. La corporation des journalistes, qui vit la révolution à son niveau, est consciente de cet état de fait. Jeudi, l’association des journalistes tunisiens, en collaboration avec une ONG bruxelloise, a organisé une journée d’étude sur “le rôle de la presse dans la phase de transition”. Au-delà des uns et des autres, un consensus s’est dégagé en faveur d’“une charte pour mettre de l’ordre” dans la profession “avant le 23 octobre”, date de l’élection de l’Assemblée constituante qui dotera le pays de sa future Constitution.
Le déferlement des libyens
Comme si les Tunisiens n’en ont pas assez avec les dommages collatéraux de leur révolution, voilà que “les frères libyens” viennent apporter leur grain de sel. Ils sont plus d’un million à avoir fui la guerre en Libye. Le chiffre est impressionnant. C’est le Premier ministre Beji Caïd Essebsi qui l’a révélé lors de la rencontre de Gammarth sur le modèle social tunisien. Ce modèle social en a pris un coup du fait de cet exode massif de Libyens qui ont traversé la frontière avec des mallettes de dollars. “Je ne peux pas acheter les fournitures scolaires à mes enfants, les prix ont triplé à cause des Libyens”, s’est emporté un taxieur. Un autre citoyen, rencontré au hasard d’une discussion, accuse les Libyens de tout acheter. “On ne trouve plus d’eau minérale,” enrage-t-il.
L’immobilier connaît également une envolée. Les dollars libyens, s’ils font le miel des grands hôteliers, des commerçants et des promoteurs immobiliers, n’arrangent certainement pas les affaires du Tunisien lambda qui voit son pouvoir d’achat, déjà fragile, être grignoté. Et cela n’est pas sans créer un sentiment de profonde animosité vis-à-vis des Libyens à qui on reproche aussi leur “arrogance” toute “kadhafienne”. La présence massive de Libyens en Tunisie dégénère parfois hélas en violence. Témoin, le cas de cette jeune Tunisienne du quartier chic d’El-Menzah. Son drame est dans toutes les bouches. Après avoir été violée par un groupe, pris du “syndrome DSK”, elle a été balancée de la fenêtre d’un appartement du cinquième étage.

23 octobre : la journée du Destin
Les Tunisiens espèrent dépasser rapidement la situation de confusion actuelle. Une date est cochée sur le calendrier. Dimanche 23 octobre, le peuple tunisien a rendez-vous avec les urnes. Comment se présente la carte politique à un mois de ce rendez-vous avec l’histoire ? Il y a une explosion exponentielle des partis politiques. Ils sont déjà plus de 100 partis politiques, selon des informations informelles. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle que nous avions vécue en Algérie, après la révolution d’Octobre 1988. “On s’est libéré du dictateur, mais le système reste,” estime Sophia Hamani qui souhaite que “les élections réussissent à doter le pays d’une constitution”. Mme Hédia Ben Azoun, magistrate à la Cour des comptes lui fait écho en espérant que “les élections se déroulent dans la sérénité”. La sérénité prend tout son sens dans ce contexte pré-électoral car des partis, des représentants d’association, des journalistes qui sont les fers de lance de la révolution, redoutent un coup fourré de l’ancien régime pour torpiller le processus électoral. Dans la mosaïque de partis qui animent aujourd’hui la scène, beaucoup sont soupçonnés d’être des ersatz de l’ex-RCD.
C’est quasiment un truisme d’entendre des Tunisiens dire que “derrière beaucoup de partis, il y a les anciens hommes d’affaires alliés au régime déchu. Ils cherchent à revenir à travers ces partis en les finançant”. Mais c’est l’énigme Nahda qui suscite des inquiétudes légitimes. Surtout chez les organisations féminines. Ce parti est crédité, selon un dernier sondage de 23% des voix. Mais quelle valeur accorder à cette enquête d’opinion dans un pays où ce type d’instruments n’a jamais existé. Le parti de Ghenouchi est accusé d’avoir un discours à deux vitesses. “À destination de l’étranger et de l’opinion, il multiplie les assurances en s’engageant à respecter le statut de la femme, les valeurs démocratiques, mais avec sa base il tient un discours rétrograde en prônant un retour à un islam rigoriste et des valeurs conservatrices”, explique l’universitaire Adel Khmeyés.
L’autre enjeu des élections du 23 octobre, qui n’est pas des moindres est celui de la participation, dans un pays où les consultations électorales étaient des formalités. “Bien sûr qu’on votera, on s’est battu pour cela”, insiste Lotfi qui parle au nom des ses camarades étudiants rencontrés à l’université centrale de Tunis. Ils attendent de la prochaine assemblée qu’“elle donne du travail aux jeunes diplômés, qu’elle fasse un partage plus équitable des fruits de la croissance”. Et si dans les rues de Tunis, l’ambiance électorale ne bat pas encore son plein, tout le monde souhaite la tenue de cette élection “pour parachever la révolution”. Rendez-vous est pris pour dimanche 23 octobre, “le jour du Destin”, selon le mot du blogueur Adnane Hasnaoui

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=163204&titre=Les Tunisiens fiers de leur révolution et inquiets de leur avenir






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MessageSujet: La Tunisie vote en masse   Dim 23 Oct - 11:25

La Tunisie vote en masse



Citation :
Neuf mois après le renversement de Zine ben Ali, les Tunisiens, pionniers du "printemps arabe", ont afflué dimanche dans les bureaux de vote pour élire démocratiquement une assemblée constituante.

Les islamistes du parti Ennahda (Renaissance) sont les favoris de ce scrutin, dont le déroulement et les résultats seront observés avec attention dans le reste de la région, où des régimes autocratiques vacillent ou ont déjà sombré à la suite de la révolution tunisienne.

"C'est un jour historique", a dit Rachid Ghannouchi, chef de file islamiste rentré en Tunisie après 22 ans d'exil en Grande-Bretagne pour conduire Ennahda aux urnes. "La Tunisie naît aujourd'hui, le printemps arabe naît aujourd'hui", a-t-il ajouté après avoir voté, accompagné de sa femme et de leur fille, toutes deux voilées.

La communauté internationale suit aussi attentivement ces élections, qui pourraient fournir une indication des développements à attendre dans les bouleversements en cours dans le monde arabe.

Devant son bureau de vote, Najib Chebbi, fondateur du parti démocratique progressiste (PDP) en 1983 et l'un des rares opposants à être resté en Tunisie malgré les intimidations et le harcèlement du régime de Ben Ali, se dit prêt à attendre toute la journée si nécessaire pour accomplir son devoir électoral.

"C'est le jour le plus heureux de l'histoire de la Tunisie. C'est une célébration de la démocratie", s'enthousiasme-t-il. "C'est très émouvant de voir tous ces gens attendre pour voter."

Le scrutin doit accoucher d'une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Il va aussi entraîner la formation d'un gouvernement intérimaire dans l'attente d'élections législatives et présidentielle.

Les bureaux de vote, qui fermeront à 19h00 (18h00 GMT), ont vu affluer des foules importantes dès l'ouverture.

"C'est un instant que nous attendions depuis longtemps", témoigne Ahmed, 50 ans, rencontré dans la longue file d'attente qui s'est formée sur plusieurs centaines de mètres devant un bureau de vote de Tunis. "Comment aurais-je pu le manquer ? Dans quelques instants, nous allons entrer dans l'histoire", ajoute-t-il.

L'EMOTION DE LA MERE DE MOHAMED BOUAZIZI

Noureddine, un jeune électeur de 22 ans croisé à La Marsa, quartier huppé de la capitale, parle lui aussi d'une journée historique, d'un moment de fierté nationale. "Je suis très ému de voir la Tunisie vivre un jour comme aujourd'hui. Même dans mes rêves, je n'imaginais pas que le peuple se mobiliserait ainsi pour voter", dit-il.

Pour la mère de Mohamed Bouazizi, le jeune homme qui a déclenché la "révolution du jasmin" en s'immolant par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid, "ces élections sont une victoire pour mon fils qui est mort pour défendre la dignité et la liberté".

"J'espère que les gens qui vont gouverner garderont ce message à l'esprit et témoigneront de la considération à l'égard de tous les Tunisiens, y compris les pauvres", a poursuivi Manoubia Bouazizi, dans une interview accordée à Reuters.

Interdit sous Ben Ali, Ennahda devrait arriver en tête. Le parti islamiste de Rachid Ghannouchi ne devrait toutefois pas obtenir de majorité au sein de la future assemblée, ce qui le contraindrait à chercher des partenaires de coalition.

Sa tâche ne devrait pas être aisée face au front uni que vont tenter de former ses multiples adversaires, tels le Parti démocratique progressiste (PDP), soucieux de préserver les valeurs laïques de la Tunisie.

Ennahda s'est employé durant la campagne à dissiper les craintes du camp laïque et des pays occidentaux. Il présente plusieurs candidates, dont l'une ne porte pas le voile islamique, et il s'est engagé à respecter les droits des femmes.

Durant la période post-coloniale, la Tunisie s'est distinguée par sa volonté de créer une société qui ne soit pas fondée sur des principes religieux. La polygamie a été interdite, les femmes ont obtenu le droit de vote et l'égalité en matière d'héritage, et le port du voile a été découragé.

LE PREMIER MINISTRE RASSURANT

Le camp laïque s'inquiète désormais de voir Ennahda imposer des bouleversements sociétaux par le biais d'un succès politique.

Ennahda s'en défend et il a publiquement pris ses distances avec les salafistes qui ont récemment attaqué un cinéma et une chaîne de télévision après la diffusion du film d'animation "Persépolis", dans lequel Allah est incarné à l'écran, ce qui est contraire aux préceptes de l'islam.

Pour de nombreux observateurs, les positions d'Ennahda ne sont pas claires.

Lors d'un dernier meeting de campagne vendredi, Souad Abdel-Rahim, la candidate non voilée du parti, a répété que sa formation préserverait les acquis des femmes. Une grande partie des ouvrages vendus en marge de ce rassemblement étaient cependant l'oeuvre d'auteurs salafistes prônant une séparation entre les hommes et les femmes dans l'espace public et condamnant les élections comme contraires aux principes de l'islam.

Une victoire électorale d'Ennahda serait une première pour les islamistes dans le monde arabe depuis celle enregistrée en 2006 par le Hamas palestinien. En 1991, les islamistes du Front islamique du salut (Fis) avaient remporté le premier tour des législatives en Algérie voisine, un scrutin finalement annulé par l'armée et qui avait été suivi par une décennie de violences.

Conscients de l'enjeu du scrutin pour leur pays mais aussi pour le monde arabe, les Tunisiens votent dans un climat tendu.

Le Premier ministre Béji Caïd Essebsi leur a assuré jeudi qu'ils pourraient voter sans crainte de violences ni de fraudes, qui étaient la marque des élections organisées du temps de Zine Ben Ali.

Selon les autorités, 40.000 militaires et policiers seront déployés pour maintenir l'ordre. Des commerçants affirment que la population a constitué des stocks de lait et de bouteilles d'eau à titre de précaution.
http://fr.news.yahoo.com/la-tunisie-vote-premier-scrutin-libre-du-printemps-073217618.html






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Mar 25 Oct - 17:27

Les islamistes tunisiens tendent la main au camp laïque
Citation :
Les résultats des élections en Tunisie, premier scrutin démocratique du "printemps arabe", sont attendus ce mardi après-midi mais les islamistes d'Ennahda ont d'ores et déjà revendiqué la victoire et tendu la main à des formations laïques.

En raison du mode de scrutin proportionnel, Ennahda ne devrait pas pouvoir obtenir de majorité absolue au sein de la future assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution neuf mois après le renversement de Zine ben Ali.

Conscient des inquiétudes qu'il suscite en Tunisie comme à l'étranger, le parti islamiste s'est dit prêt à former une alliance avec les deux formations laïques arrivées derrière lui, le Congrès pour la république (CPR) et Ettakatol.

"Nous sommes prêts à former une alliance avec le Congrès pour la république de Moncef Marzouki et Ettakatol de Moustapha Ben Jaafar puisque leurs opinions ne sont pas éloignées des nôtres et que ces deux partis ont obtenu un grand nombre de suffrages", a dit à Reuters Ali Larayd, membre du comité exécutif d'Ennahda (Renaissance).

Auparavant, la formation islamiste, interdite sous le régime de Zine ben Ali, a indiqué sur la foi des résultats affichés localement devant les bureaux de vote qu'elle avait remporté plus de 30% des voix, arrivant en première place sur le plan national et dans la plupart des régions.

"Nous ne ferons l'économie d'aucun effort pour forger une alliance politique stable au sein de l'assemblée constituante", a annoncé Abdelhamid Jlazzi, directeur de campagne d'Ennahda, tandis que montaient des "Allah Akbar !" (Dieu est grand) dans les rangs de ses partisans.

A l'extérieur du siège du parti, pendant que résonnaient ces cris de victoire, une jeune femme voilée s'est réjouie de vivre ce "moment historique". "Personne ne peut douter du résultat. Ce résultat montre très clairement que le peuple tunisien est attaché à son identité islamique", a dit Zeinab Omri.

Les seuls résultats officiels disponibles concernent le vote des Tunisiens de l'étranger, qui votaient avant dimanche.

LE PDP RECONNAÎT SA DÉFAITE

Sur les 18 sièges qu'ils devaient désigner, neuf sont allés à Ennahda, quatre au Congrès pour la république de Moncef Marzouki, longtemps exilé en France, trois à l'Ettakatol.

Sans attendre la proclamation des résultats par l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), le Parti démocratique progressiste (PDP), formation laïque qui s'est placée en pointe dans le combat contre les islamistes, a reconnu sa défaite.

"Le PDP respecte le jeu démocratique. Le peuple a accordé sa confiance à ceux qu'il a considérés comme étant dignes de cette confiance. Nous félicitons le vainqueur et nous siégerons dans les rangs de l'opposition", indique le parti de Najib Chebbi dans un communiqué adressé à l'agence Reuters.

En revanche, le CPR (parti de centre-gauche tenant de la laïcité) s'est dit prêt à travailler avec Ennahda et d'autres formations. "Je suis pour un gouvernement de coalition", a déclaré à Reuters son président, Moncef Marzouki, qui a passé des années en exil en France sous l'ère Ben Ali. "Nous souhaitons un gouvernement d'union nationale le plus large possible incluant tous les partis".

Après avoir renversé le 14 janvier un dirigeant autocratique en place depuis près de 24 ans, les Tunisiens, pionniers du "printemps arabe", se sont déplacés en masse dimanche pour élire démocratiquement une assemblée constituante. La participation a dépassé les 90% des inscrits.

Ennahda s'est attaché pendant toute la campagne à se présenter comme le représentant d'un islamisme modéré sur le modèle du parti AKP, au pouvoir en Turquie. Mais une partie de la population, soucieuse de préserver la laïcité historiquement attachée à la Tunisie indépendante, s'inquiète de la résurgence des islamistes.

Lundi soir, une cinquantaine de militants laïques se sont réunis devant le siège de l'ISIE, réclamant des investigations sur des irrégularités dont ils accusent les islamistes.

"Je suis vraiment habitée par la peur et l'inquiétude face à ce résultat", témoigne Meriam Osmani, une journaliste de 28 ans. "Les droits des femmes vont être rabotés et une fois qu'Ennahda aura formé une majorité à l'Assemblée constituante, on assistera au retour de la dictature", ajoute-t-elle.

En plus de la rédaction de la nouvelle constitution du pays, les 217 membres de l'assemblée élue dimanche devront former un nouveau gouvernement provisoire avant des élections législatives et présidentielle prévues l'année prochaine
Avec Andrew Hammond; Henri-Pierre André, Bertrand Boucey et Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/les-islamistes-tunisiens-tendent-la-main-au-camp-051101703.html






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Mer 26 Oct - 11:00

Après le choc, retour à l’évidence
Les Tunisiens accusent le coup
Citation :
Finalement, les Tunisiens semblent avoir accepté la nouvelle donne, y compris ceux qui ont bâti leur campagne électorale autour de l’attaque en règle d’Ennahda.

Plus personne ne doute, à présent, de l’écrasante victoire du parti d’El-Ghannouchi, même si certains ont tenté d’invoquer des dépassements commis, çà et là, par ce parti. Cette victoire est d’autant plus éclatante qu’elle est venue au moment même où la classe politique et les médias tunisiens, appuyés par une présence exceptionnelle des médias et des observateurs étrangers, ont tous attesté du bon déroulement des élections, de leur transparence et de leur liberté.
Hier, les Tunisiens exhibent toujours fièrement, tel le henné, la trace de l’encre bleue sur leur index. Personne, ou presque, en Tunisie, n’ose remettre en cause la régularité du scrutin et, par extension, la victoire d’Ennahda. Même son pire adversaire pendant la campagne électorale, le Parti démocratique progressiste (PDP) a reconnu sa défaite et se met, d’ores et déjà, dans la peau d’un opposant.
Pour beaucoup de Tunisiens, la campagne du PDP, axée essentiellement sur des attaques contre Ennahda et les menaces qu’il fait peser sur le devenir de la Tunisie, aurait été contreproductive.
Lundi, soir, et à mesure que la victoire d’Ennahda se confirmait, des appels à manifester fusaient de partout sur les réseaux sociaux. On prévoyait une grande démonstration de force pour hier mardi, il n’en fut rien, ou presque. Une centaine de jeunes avaient manifesté lundi soir devant le Palais des congrès, transformé en centre international de presse, pour dénoncer les conditions dans lesquelles Ennahda aurait obtenu sa victoire. “On a chassé une dictature, on ne veut pas d’une autre”, lançaient-ils. Mais l’appel à la marche n’a pas été suivi. Au contraire, la place de La Casbah, faisant face au siège du Premier ministère a connu, hier une manifestation d’un autre genre : celle des jeunes blessés durant la révolte et qui réclament une prise en charge par l’État. Le gouvernement intérimaire devrait publier dans les prochains jours un décret prévoyant une indemnisation et une gratuité des soins pour ces blessés.
Hormis cela, les Tunisiens sont redescendus sur terre et se veulent à présent philosophes. “On va voir si cela va donner le modèle turc promis par El-Ghannouchi”, commente un cadre dans une banque tunisoise. Les autres préfèrent ironiser en lançant : “Au moins, on aura moins de femmes célibataires, puisqu’il (El-Ghannouchi, ndlr) va autoriser la polygamie.”
Mais personne n’est en mesure de dire ce qui va arriver après cette élection. La seule certitude : Ennahda va contracter des alliances pour s’assurer une majorité confortable dans l’Assemblée constituante. Le parti laissera, donc, son empreinte sur la future Constitution et aura la haute main sur l’organisation des élections législatives et présidentielle, qui devraient avoir lieu, dans une année au moins.
Mais, en attendant, le parti islamiste se veut rassurant, en direction de l’opinion publique tunisienne, mais aussi vis-à-vis des partenaires étrangers de la Tunisie, en affirmant qu’il respectera les engagements pris par l’État tunisien.
Le parti, qui plaide ouvertement pour un régime parlementaire monocaméral, veut contrôler la Tunisie nouvelle, tout en évitant d’assumer entièrement la gestion de l’ère post-Ben Ali. C’est pourquoi il évite de s’étaler sur les chantiers économiques et veut impliquer d’autres formations politiques avec lui, pour ne pas prendre le risque de s’attirer les foudres des mécontents. C’est que les attentes des Tunisiens sont énormes : chômage, pauvreté, enclavement, déséquilibre régional, pour ne citer que ces défis urgents.
Même si le parti se montre, en public, rassurant, envers les craintes émises par ses adversaires, notamment en ce qui concerne les libertés individuelles et le statut de la femme, et même s’il se permet d’offrir, aux journalistes étrangers qui lui rendent visite, de beaux morceaux de Beethoven, il n’a jamais cessé de flirter avec les salafistes tunisiens, et a toujours défendu leur cause. Un double discours, qui l’arrange si bien, pour le moment.
A. B
http://www.liberte-algerie.com/actualite/les-tunisiens-accusent-le-coup-apres-le-choc-retour-a-l-evidence






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Sam 3 Déc - 14:11

Tunisie: fermeture des deux principaux postes frontaliers avec la Libye

Citation :
Le poste frontalier de Dhehiba, dans l'extrême sud tunisien a été fermé vendredi à la suite d'attaques contre des ressortissants tunisiens en territoire libyen, a-t-on appris de source sécuritaire, deux jours après la fermeture, mercredi du poste de Ras Djir.

«Il a été décidé de fermer le passage de Dhehiba à la suite d'informations faisant état d'agressions contre des ressortissants tunisiens dans la région de Nalout, dans l'ouest de la Libye», a indiqué cette source, citée par l'agence tunisienne TAP.

«Seuls les Tunisiens et les Libyens rentrant chez eux seront autorisés à emprunter le passage, jusqu'à ce que des solutions soient trouvées avec les responsables libyens», a-t-on ajouté.

Le poste de Dhehiba, proche du désert libyen, a été congestionné, après la fermeture côté tunisien du principal point frontalier de Ras Djir à la suite d'un incident survenu mercredi quand un ressortissant libyen a fait usage de son arme à feu pour forcer le passage, blessant un douanier tunisien.

Le personnel au poste frontière de Ras Djir a dénoncé le caractère répétitif de ces incidents et décidé d'arrêter le travail pour protester contre «l’absence de protection et la mauvaise gestion du point de passage du côté libyen».

La Tunisie a exprimé jeudi «sa profonde préoccupation» suite aux incidents de Ras Djir et demandé à Tripoli de placer ce poste frontalier «sous la responsabilité d'agents des forces régulières et professionnelles».

Des guérites de la douane tunisienne avaient été endommagées ces derniers mois et des altercations ont souvent lieu aux moments de grande affluence, la queue s'étendant parfois sur des kilomètres.

La Tunisie a accueilli sur son sol des dizaines de milliers de Libyens fuyant la guerre dans leur pays avant la chute du régime de Kadhafi et reçoit habituellement un million de visiteurs libyens par an.

La situation sécuritaire était l'objet d'une réunion du gouvernement sortant qui a mis l'accent vendredi sur la détermination des forces de sécurité et l'armée «à continuer de s'acquitter de leur mission pour (...) la protection de ses frontières contre toute sorte de violation ou menace».
http://www.lexpressiondz.com/linformation_en_continue/143931-tunisie-fermeture-des-deux-principaux-postes-frontaliers-avec-la-libye.html






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Sam 14 Jan - 13:04

14 janvier 2011 - 14 janvier 2012 : L’an I d’une nouvelle Tunisie

Citation :
La Tunisie célèbre aujourd’hui l’an I de la révolution du Jasmin qui a vu, par le sacrifice de Mohamed Bouazizi, le pays prendre, résolument, une orientation démocratique. 

La portée de l’événement, qui a transfiguré, complètement, le paysage politique, peut se mesurer à l’aune du nombre et de la qualité des chefs d’Etats étrangers invités aux festivités officielles, parmi elles le Président Abdelaziz Bouteflika, dont la présence, ce matin, à Tunis, atteste, à l’évidence, de l’indéfectibilité des liens qui unissent nos deux pays frères partageant un destin maghrébin arabe et musulman commun.
C’est, également, l’opportunité de rappeler que la diplomatie algérienne et fondée d’abord sur le respect de la souveraineté de chacun, loin de toute ingérence et que l’Algérie n’a pas vocation, contrairement à ce que d’aucun attendaient, de voler à la rescousse des révolutionnaires de printemps, qui ont embrasé plusieurs pays arabes.
L’Algérie traite avec des Etats, dès lors qu’ils se sont donné les conditions reconnues comme telles et non avec des régimes, comme l’a réaffirmé récemment le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci. Cela a été le cas avec la Tunisie, aussitôt que le système politique issu de la Révolution du 14 janvier 2011 s’est érigé en Etat avec des institutions démocratiquement élues, quand bien même la mouvance islamique y est représentée, dès lors qu’elle est issue du suffrage populaire. L’Algérie, avec un sens de la mesure d’ailleurs, reconnu et respecté dans les arènes internationales, a préféré attendre, à juste titre, une décantation politique et la mise en place d’institutions librement élues, en suivant les évènements depuis le début avant d’affirmer sa volonté d’accompagner la transition démocratique qui se poursuit par la mission de la constituante chargée d’élaborer une nouvelle constitution plus en adéquation avec le nouveau schéma politique en vue de préparer l’alternance au pouvoir. 
La constituante dominée par Ennahda (89 élus sur 217), le Congrès pour la République (CPR, 29 sièges) et Ettakatol (20 sièges) a pour mandat de rédiger une nouvelle constitution, la deuxième depuis l’indépendance.
Cette journée historique, qui inaugure une nouvelle page pour la Tunisie, s’annonce chargée puisqu’elle prévoit outre les interventions de Chefs d’Etat lors d’une rencontre plénière de nombreuses activités, dont l’inauguration d’un musée dédié à la révolution du Jasmin.
Un entretien en tête-à-tête est, également, prévu entre les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Moncef Marzouki suivi d’un déjeuner officiel en présence, notamment du Président Sarkozy et de l’Emir du Qatar.
K. Oulmane
http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/22370






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Lun 21 Oct - 20:13

Le Quotidien d'Algérie : 14 - 01 - 2011
Nous venons d'apprendre, sous toute réserve, que Benali, le président déchu, aurait été accueilli en Algérie, en compagnie d'une cinquantaine de ses parents et beaux parents. La fuite de Benali et sa famille, se serait effectuée à bord de plusieurs hélicoptères.
Cette nouvelle, si elle se confirme, montrera à la face du monde la connivence entre les régimes algérien et tunisien, tous deux prédateurs, tous les deux criminels et despotiques.
On se serre les coudes entre compères, entre voleurs, entre criminels.
D.Benchenouf






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Lun 21 Oct - 20:16

la France refuse Benali sur sont sol son avion a été interdit d'atterrir,
Benali serait peut-être en route vers un pays du golfe sans doute le Qatar,






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Lun 21 Oct - 20:18

FUITE DE LA FAMILLE BENALIهروب عائلة بن علي من تونس.






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berhoum
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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Sam 7 Déc - 11:16


Projet de base militaire américaine en Tunisie : Le gouvernement dément




Les autorités tunisiennes ont démenti, hier, l’existence de projet de base militaire américaine sur leur territoire.
En effet, dans un communiqué rendu public par la Présidence du gouvernement est rappelé qu’”à aucun moment la question de l’établissement d’une base militaire étrangère en Tunisie n’a été soulevée lors de l’entretien qui a eu lieu entre le général Rodriguez chef du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom) et le Chef du gouvernement, en présence du ministre tunisien de la Défense et de l’Ambassadeur des Etats-Unis à Tunis”.
La même source précise que visite en Tunisie, le 20 novembre dernier, du général Rodriguez, s’inscrit dans le cadre de la coopération de la Tunisie avec l’Africom.
Le démenti fait suite à la publication dans le magazine “Jeune Afrique” d’un article intitulé “Tunisie : où en est la base américaine ?”, où l’auteur affirme qu’une base militaire sera créée à Remada par le commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM).

http://www.algerie1.com/actualite/projet-de-base-militaire-americaine-en-tunisie-le-gouvernement-dement/






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Sam 7 Déc - 13:59

j'espère que s'est faut,
les Américains s'implante partout dans le monde et si prêt de l'Algérie j'aime pas beaucoup çà,
attention a l'espionnage toutes azimute US dans la région Evil or Very Mad 
j'espère que les tunisiens ne vont pas ce laisser berner avec quelques aide financière de la part des US vue la conjoncture et la déstabilisation actuel difficile en Tunisie. 







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berhoum
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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Dim 8 Déc - 8:59

Une base Américaine en Tunisie ne passe pas inaperçue ... What a Face  A suivre






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MessageSujet: Re: actualitées tunisienne (économies politiques militaire )    Dim 8 Déc - 16:48

j'ai trouver ceçi

Comme retour sur investissement dans la révolution du jasmin, les Américains ont construit dans le sud tunisien une base militaire encore plus grande que celle qu’ils ont en Arabie Saoudite. Ghannouchi, Marzouki et Ben Jafaar leur offrent ainsi ce que Ben Ali leur a refusé en 2007 ! Tout cela dans le silence de l’opposition et le mutisme des médias.


Citation :
Savez-vous que les Etats-Unis garantissent les crédits de deux pays dans le monde : Israël, depuis toujours et la Tunisie depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011. Depuis déjà 1984, les Américains voulaient faire tomber Bourguiba au profit des islamistes. Leur coup d’Etat du 8 novembre 1987 aurait pu réussir n’eut-été celui du général Ben Ali le 7 novembre 1987, grâce aux Algériens.

Maintenant que leurs mercenaires sont au pouvoir, ils peuvent tout obtenir. Du soutien diplomatique pour détruire la Syrie (le dernier communiqué des Affaires étrangères, c'est de la poudre aux yeux), jusqu’à la construction d’une base militaire pour contrôler toute la région et conquérir l’Algérie. En effet, cette base militaire vise essentiellement l’Algérie, qui croit avoir échappé au printemps arabo-impérialiste en accordant aux Américains des avantages et des concessions sur le gaz et le pétrole. Les Américains attendent juste la mort de Bouteflika pour passer à l’action. C’est John McCain qui a persuadé Barack Hussein de profiter des bonnes relations avec Ennahda pour installer l‘AFRICOM.

Il s’agit, en effet, d’une base pour l’AFRICOM, United States Africa Command, qui est le commandement unifié pour l’Afrique et qui a été crée par le Pentagone en 2007, sous la présidence de George W.Bush. Sa mission, coordonner toutes les activités militaires, sécuritaires et d’espionnage des Etats-Unis sur le continent. Cette organisation est entrée en fonction le 1er octobre 2008, sous le commandement du général William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’autorité palestinienne. Depuis, ayant essuyé un refus de Ben Ali, de Kaddafi, de de Moubarak et de Bouteflika, ce commandement avait son quartier général à Stuttgart, en Allemagne. Une ramification se trouve à Djibouti.

La construction de cette base militaire a démarré à Remada en décembre 2011, soit à peine trois mois après l’usurpation du pouvoir par les islamistes. En mars dernier, l’ambassadeur américain en Tunisie, Jake Walles, a visité cette base dans le sud tunisien. Il y a deux mois, le Tartour d'Ennahda y a passé trois jours.

Prétexte invoqué de cette colonisation en marche : la lutte contre le terrorisme et principalement contre Al-Qaïda. On ne savait pas que cette organisation terroriste, qui est financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et qui mène la guerre en Syrie et en Irak, était une ennemie des Etats-Unis ! Les Américains vont jouer aux pompiers pyromanes en Tunisie. Ali Larayedh a désigné la cible: Ansar al-charia, une filiale d'Al-Qaïda. Comme si Ennahda n'était pas une ramification idéologique d'Al-Qaïda, et que celle-ci n'était pas une section secrète des Frères musulmans. Au vu et au su de tout le monde, les islamo-terroriste ont pris possession du Sud et des frontières tuniso-libyennes depuis deux ans. Tout y passe, armes, terroristes, argent, contrebande, drogue...Outre les camps d'entrainement des djihadistes qu'on envoie en Syrie. Les islamo-terroristes ne sont pas uniquement aux frontières. Ils sont en hibernation dans toutes les grandes villes de Tunisie. Ils sont au pouvoir et ils tiennent le ministère de l'Intérieur et, après la dernière purge décrétée par Marzouki, ils contrôlent le minstère de la Défense.    

Toujours est-il que le traître suprême qui a pris la place du combattant suprême au palais de Carthage pour services rendus à Ennahda, a signé un décret présidentiel qui déclare les frontières sud de la Tunisie comme une zone frontalière fermée. C’est celui qui fait office de ministre de la Défense, Rachid Sabbagh, qui l’a annoncé  jeudi 29 août 2013. Il n’a évidemment fait aucune allusion à l’AFRICOM, se contentant d’annoncer que cette décision a été prise " pour lutter contre la contrebande et le transfert d’armes qui a été utilisé par certains pour entrainer le pays dans des actes de terrorisme notamment à Jebel Chaâmbi et à Jebel Sammama". Cela veut dire que toute cette zone sera interdite aux Tunisiens, sauf avec une autorisation du gouverneur, a précisé ce ministre! Il s'agit donc d'une zone militaire tampon qui sera entièrement sous le contrôle des Américains, et accessoirement, des Anglais et des Allemands.  

Le traître suprême, dont le père n'a jamais été youssefiste mais un Ghoummi réfugié au Maroc dès l'indépendance, a parlé d'une décision provisoire et éventuellement reconductible. Il s'agit donc d'un contrat renouvelable. Outre leur servilité à la nouvelle puissance "protectrice", Marzouki et Ghannouchi ont un intérêt stratégique dans la création de cette zone militaire américaine: assurer à leur régime vendu la pérennité, le préserver de toute tentative de réveil nationaliste, à l'instar de l'Egypte. Il s'agit donc d'une qatarisation, ou d'une saoudisation de la Tunisie.    

Je publie cet article en sachant pertinemment que cette nouvelle n’intéressera pas beaucoup les tunisiens, qui ont perdu leur dignité depuis la « révolution » de la dignité. Ils sont tous occupés au bras de fer entre Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi ! Peut-être alors que cette information leur fera davantage plaisir : la base militaire française sera à Kasserine, dont les glorieux habitants se sont soulevés contre la présence « coloniale » de l’Etat tunisien en janvier 2011. Que ce soit Ghannouchi, Béji, Chebbi, Hamma Hammami ou même Brahim Kassas, le président règnera et l’Amérique gouvernera, comme les Beys à l’époque du protectorat.Tunisie-Secret.com

http://www.tunisie-secret.com/Tunisie-immense-base-militaire-americaine-a-Remada_a579.html


Citation :
Bouteflika confirme le projet d’une base militaire américaine en Tunisie


Citation :
Le président algérien vient de confirmer ce que nous vous avons révélé il y a moins d’une semaine. A savoir le projet d’une base militaire américaine dans la région de Rémada. A part deux sites d’informations courageux, les médias tunisiens ont traité notre information par l’omerta, ou en accusant Tunisie-Secret de désinformation ! Aujourd’hui, ils ont relayé la déclaration explosive du président Bouteflika, sans expliquer à leurs lecteurs les tenants et aboutissants de cette affaire. Voici notre réponse à nos « confrères » tunisiens, ainsi qu’à Monsieur l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, qui avait le jour même et sur notre propre site, démenti notre information.

Dans toutes les affaires que nous vous avons révélées depuis près de deux ans (l’interview de Ben Ali, les assassinats politiques avant la liquidation de Tarek Mekki et Chokri Belaïd, le rôle du Qatar dans la déstabilisation de la Tunisie, le retour en Tunisie du terroriste benladien Tarek Maaroufi, la trahison du général Ammar, le projet islamo-fasciste d’Ennahda, l’expédition des djihadistes en Syrie, les affairistes véreux, la falsification des élections d’octobre 2011…), nous n’avons jamais cherché à vous désinformer ou à vous manipuler. Contrairement à la plupart des autres sites d’informations tunisiens, nous ne sommes tenus par aucun parti politique, par aucun affairiste, par aucune officine occulte, et par aucun pays. Nous sommes totalement libres et résolument indépendants.

La base militaire américaine à Rémada n’est ni un songe, ni une désinformation, ni une manipulation, ni une machination. C’est un fait avéré que nous avons relaté tel quel, car notre source est d’une fiabilité indiscutable. Nous n’avons publié aucune photo satellite et aucune image topographique. D’autres sites, qui ont repris notre article, ont fait ce genre de montages. Il ne reste pas moins vrai que cette base existe. L’ambassade des Etats-Unis en Tunisie a beau démentir (voir capture d’écran ci-dessous), l’agent de Freedom House, Noureddine Bhiri, a beau déclarer que « Ces rumeurs visent à compromettre la stabilité de l’Etat » (agence TAP du 4 septembre 2013), cette base est une réalité.

Question de bon sens pour esprits sensés : si cette information était fausse, pourquoi donc l’ambassade des Etats-Unis a-t-elle pris la peine de la démentir le jour même et sur la page facebook de Tunisie-Secret ? Pourquoi Noureddine Bhiri, alias monsieur « Démenti », qui a corrompu la Justice en se sucrant sur le dos des familles des prisonniers politiques, a-t-il tenu une conférence lors de laquelle il s’est cru obligé d’infirmer la « rumeur » ? Tunisie : immense base militaire américaine à Remada

Déjà en août 2012, lors de son tout premier contact avec la presse tunisienne, le Proconsul Jacob Walles a déclaré que « Les Etats-Unis ne disposent d’aucune base militaire en Tunisie et n’ont pas de projets dans ce sens », en ajoutant toutefois que son pays est disposé à aider la Tunisie pour « protéger ses frontières, qui font face au danger du terrorisme ». L’aider par « l’appui à la formation et à la logistique dans les institutions militaires et sécuritaires » !!!

Voici maintenant ce qu’on pouvait lire sur le site politiquement très correct, Leaders, du 28 mars 2013 : « «Il n’a jamais été question d’installer une base militaire américaine en Tunisie. Il s’agit de « rumeurs infondées », a précisé le colonel-major Mokhtar Ben Nasr, porte-parole du ministère de la Défense nationale, s’inscrivant en faux contre les informations relayées par certains médias et réseaux sociaux. Le porte-parole a indiqué à TAP  que la rencontre, mardi, entre le Général Carter Ham, commandant de l'US Africa Command (Africom), et le général Rachid Ammar, Chef d'état-major des armées, était une « une visite de courtoisie et d'adieu » à l'occasion du prochain départ à la retraite du général américain(…)Les Etats-Unis ont appelé au renforcement de la coordination régionale en matière de sécurité entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie pour mieux faire face aux menaces qui s’exercent sur la région. Réservant à l’Afrique du Nord sa dernière visite sur le continent africain avant son départ à la retraite, le général Carter Ham, commandant des forces américaines en Afrique (Africom), a eu à ce sujet une série d’entretiens mardi à Tunis avec le chef du gouvernement, Ali Larayedh, le nouveau ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou et le chef d’état-major interarmées, le général Rachid Ammar. « Nous nous sommes concentrés, a-t-il déclaré à la presse, sur les défis sécuritaires en évoquant la nature de l’assistance qui pourrait être fournie, surtout face aux menaces d’AQMI. S’il n’est pas le seul groupe connu pour sa violence et  son extrémisme sévissant dans la région, il en est parmi les plus puissants de par ses équipements et ses ressources financières. Il est clair que disposant d’une organisation dans nombre de pays, il cherche à s’implanter en Tunisie ». Et au journaliste de Leaders de conclure : « Le commandant d’Africom a indiqué que ses entretiens à Tunis ont permis d’explorer les voies de la coopération bilatérale et de réunir des officiels des deux pays afin d’élaborer une stratégie dans ce sens, en fonction des besoins de la Tunisie et des intérêts réciproques. Auprès du chef du gouvernement, il a particulièrement relevé «une attention très élevée» aux questions de sécurité qu’il place au premier plan de ses préoccupations ».

C’est le 5 septembre 2013 que la gifle a été infligée aux sceptiques, aux mercenaires du « libérateur » américain et aux courtisans d’Ennahda. Le président Abdelaziz Bouteflika a déclaré que « l’Algérie n’acceptera aucune base militaire aux frontières, fut-ce au nom de la lutte contre le terrorisme ». Toute la presse algérienne en a parlé et, selon Al-Jajr, « cette réplique de la présidence algérienne fait suite à la demande des USA aux Algériens d’établir une base militaire, après l’assentiment et la prédisposition des Tunsiens d’installer cette base ». On ne peut être plus clair.

Le président Bouteflika a, en effet, consacré sa réunion du 2 septembre 2013, en présence du chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, à la situation sécuritaire aux frontières Est de l’Algérie, partagé avec la Tunisie et la Libye. Lors de cette réunion, il a été question de la décision ghannouchienne et marzoukienne de déclarer zone militaire fermée, les frontières sud. A cette occasion le président algérien a renouvelé son refus d’une présence étrangère quelconque sur les frontières de son pays, en réponse directe à la demande américaine que le gouvernement fantoche et vendu de la Tunisie a déjà entériné.

Pour les manipulateurs, les journalistes véreux, les sceptiques ou les crédules, on rappellera que le projet de cette base militaire américaine remonte déjà à quelques années. En voici la preuve. Voici ce qu’écrivait le très sérieux magazine Jeune Afrique, le 12 janvier 2004, « À en croire une récente étude réalisée par James Carafano et Nile Gardine pour le compte de la Heritage Fundation, un think-tank proche du parti républicain (« L'assistance militaire américaine à l'Afrique : la meilleure solution »), les États-Unis s'apprêtent à reconsidérer leur dispositif militaire sur le continent. L'Afrique du Nord dépend actuellement du Central Command (Centcom), basé à Doha, au Qatar, et l'Afrique subsaharienne de l'European Command (Eucom). L'étude préconise la création de deux bases militaires américaines au Maroc et en Tunisie, où seraient prépositionnés des troupes et des équipements. Ce qui permettrait aux forces américaines d'intervenir rapidement, en cas de besoin, en n'importe quel point du continent ». http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN11014desbacoramu0/

C’est textuellement ce qu’écrivait Jeune Afrique, dans son confidentiel, il y a neuf ans. Voici la suite de cette affaire. Fin 2006, la base américaine au Maroc a été réalisée, ce qui expliquerait sans doute pourquoi l’oligarchie de sa majesté n’a pas été emportée par la boue du « printemps arabe » ! Comme nous l’avons déjà dit dans notre précédent article, à l’époque, Ben Ali, Mouammar Kaddafi, Abdelaziz Bouteflika et Hosni Moubarak ont dit non à George W.Bush.

Si les intentions américaines étaient réellement de combattre les islamo-terroristes au Maghreb, ils commenceraient par débarrasser la Tunisie de Rached Ghannouchi et de sa secte, qu’ils ont installés au pouvoir. Si telles étaient leurs intentions, ils « pourchasseraient jusqu’aux chiottes » (l’expression est de Poutine sur les terroristes Tchétchènes), le Libyens Abdelhakim Belhadj, ancien valet de Ben Ladin et mercenaire des services américains et britanniques. Si telles étaient leurs intentions, ils cesseraient de soutenir financièrement et logistiquement les barbares islamo-fascistes en Syrie. Si telles étaient leurs intentions, ils l’ordonneraient aux roitelets d’Arabie Saoudite et du Qatar, principaux pourvoyeurs en fonds et en idéologie des islamo-terroristes au Maghreb, en Orient, en Afrique et en Europe.

Mais depuis 2003 en Irak, la stratégie américaine est parfaitement claire : jouer aux marionnettistes avec la racaille d’Al-Qaïda, pour s’implanter partout dans le monde arabe, sous le prétexte fallacieux et qui ne trompe plus personne du combat contre le terrorisme qu’ils suscitent par ailleurs. Cette alliance objective et machiavélique permet aux Américains de limiter l’expansion de la Chine en terre arabe et de mettre dehors les Russes qui arrivent encore à se maintenir en Syrie et en Algérie.Tunisie-Secret.com

http://www.tunisie-secret.com/Bouteflika-confirme-le-projet-d-une-base-militaire-americaine-en-Tunisie_a588.html

c'est vraiment a prendre avec des pincettes car je ne vois pas pourquoi le président Algérien dévoilerait une telle information qui surtout ne le concerne pas:evil: 

lire cela :  Bouteflika refuse un projet tuniso-américain pour l’installation d’une base militaire américaine

:http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?temp=1&t=520&a=40580
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