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 actualitées Malienne(économies politiques militaire )

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MessageSujet: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Jeu 16 Fév - 10:24

Mali : violents combats à Tessalit entre le MNLA et l'armée malienne

Citation :


De violents combats ont opposé, lundi et mardi 14 février 2012, des rebelles du MNLA à des renforts de l’armée malienne qui se dirigeaient vers la ville de Tessalit, dans le nord-est du Mali. Dans les deux camps, on annonce un lourd bilan mais pour le moment, aucun chiffre n’est disponible de source indépendante.




Les accrochages ont duré deux jours ; ils ont été très violents et se sont déroulés à plusieurs kilomètres, à l’ouest de la ville. Une source officielle a affirmé à RFI, à la mi-journée, que le convoi de l’armée a pu finalement entrer à Tessalit et que les militaires du camp, situé à 6 km au nord de la ville, ont pu être ravitaillés. Les rebelles, eux, démentent et assurent encercler, toujours, le camp.

Du côté des bilans, les versions sont également contradictoires. Selon une source militaire à Bamako, il y aurait eu de gros dégâts en hommes et en matériel du côté des rebelles. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) reconnaît quant à lui, avoir plusieurs blessés dans ses rangs – des « blessés par tirs d'hélicoptères » qui, selon le mouvement, ont également touché les populations. Le MNLA assure aussi avoir fait plusieurs prisonniers.

Le camp de Tessalit toujours tenu par l’armée malienne

Il faut préciser que, contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres localités, le camp militaire de Tessalit n'est jamais tombé aux mains du MNLA. Cependant, depuis plusieurs semaines, les deux parties se regardent en chien de faïence - le MNLA affirmant ne rien tenter à cause de la présence, jusque-là, d'instructeurs algériens dans le camp.

En tout état de cause, depuis les premiers accrochages, au mois de janvier, la ville de Tessalit s'est vidée de ses habitants. La plupart seraient aujourd'hui déplacés à 25 kilomètres de Tessalit, dans la localité d'Abanko, en attendant de pouvoir rentrer chez eux. Selon plusieurs témoignages, ces réfugiés se retrouvent régulièrement pris dans les combats. C’est ce qu’affirme, à RFI, un élu de Tessalit.

La ville de Tessalit fait partie des premières villes qui ont été attaquées par la rébellion touaregue les 17 et 18 janvier. Des affrontements entre le MNLA et l’armée malienne ont également eu lieu à Ménaka e Aguelhok, également dans le nord du Mali – région convoitée par le MNLA qui revendique l’indépendance.












Des camps de réfugiés maliens plus éloignés des frontières

Alors que les réfugiés maliens continuent d’affluer en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés vient d’annoncer que les camps actuels seront déplacés vers des zones plus éloignées des frontières. Le HCR travaille en ce moment avec les autorités de ces trois pays pour transférer des milliers de maliens qui ont fuit les combats dans le nord du Mali.

Pour Fatoumata-Lejeune Kabah, porte-parole du HCR pour l’Afrique, contactée par RFI, il est important que ces réfugiés soient dans des endroits plus sécurisés, dans des sites éloignés de la frontière.

Elle souligne que les camps actuels se trouvent dans des zones arides où il n’y a pas d’eau potable et où toutes ces personnes vivent dans des abris de fortune, exposées à des températures extrêmes de chaleur, le jour, et de froid, la nuit.

Fatoumata-Lejeune Kabah évoque également les problèmes de santé et souligne les cas de paludisme, d’infections oculaires, de diarrhée et de problèmes respiratoires. L’absence d’eau potable fait qu’il y a aussi des risques d’épidémie.

Actuellement, et selon les autorités du Burkina Faso, 8 000 personnes dont beaucoup de femmes et d’enfants venues du Mali sont déjà entrées dans le pays. En Mauritanie, ce sont plus de 13 000 personnes qui sont arrivées au cours des deux dernières semaines. Le Niger a, quant à lui, déjà reçu 10 000 réfugiés maliens

http://www.rfi.fr/afrique/20120215-mali-violents-combats-tessalit






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Ven 2 Mar - 13:57

11 000 maliens fuient vers l' Algérie

Des coups de feu. Puis, quelques secondes plus tard, un petit bruit de métal. Le silence est tel que l’on entend même les douilles tomber au sol. Il est 21h30 et la nuit est tombée depuis longtemps à In Khalil. Je suis passée au Mali. A exactement 18 km de Bordj Badji Mokhtar.



Citation :
Ce n’est pas une ville. Ni un village. Juste un «non-endroit», un carrefour de transit sur la route de la contrebande, où une centaine de cases font office de garage. Ici, on ne vit pas en famille. On s’y retrouve pour acheter et vendre tout ce qui arrive à passer par cette frontière imaginaire : du sel, de l’essence, du shit, des pièces détachées, de l’eau minérale, du café, de l’alcool frelaté, des Bimo algériens, des cigarettes… et parfois même des prostituées d’Afrique de l’Ouest. On m’explique que les coups de feu sont tirés chaque soir pour effrayer les bandits qui rôdent autour d'In Khalil ou les rebelles qui essaieraient de déstabiliser l’ordre établi.

A l’abri dans une Toyota déglinguée, malgré la mlahfa dans laquelle je me suis enroulée, j’essaie de me protéger des morsures du froid et du vent. Depuis le début des combats, à la mi-janvier, In Khalil est aussi devenu un point de rendez-vous pour les familles maliennes qui fuient les combats entre les rebelles et l’armée. Des centaines de réfugiés et leur bétail rentrent chaque jour par cette cour des miracles. Selon le dernier rapport de l’ONU, il y aurait déjà plus de 126 400 réfugiés en Mauritanie, au Niger, au Tchad, au Burkina-Faso et en Algérie, où ils dépasseraient les 6000. Et ce nombre grandit tous les jours. «J’attends mon beau-frère et ses enfants qui sont encore coincés à Aguelhok (un village dans la région de Kidal où une centaine de soldats maliens ont récemment été exécutés, ndlr) avant de reprendre la route pour Bordj Badji Mokhtar puis Tamanrasset», raconte Oumar Ag Assai.

Pour protéger sa famille, cet employé de l’administration a préféré fuir vers l’Algérie en s’assurant de mettre tous ses proches en sécurité au Niger d’abord, plus facile d’accès et mieux desservi par les ONG. Nous attendons avec lui, voilà plus de cinq heures. Oumar se montre de plus en plus agité. «Je viens de recevoir un appel d’un ami qui m’apprend que mon beau-frère a fait une chute dans le désert, ça ralentit les autres, alors ils vont le confier à une autre famille qui se déplace en voiture. Ses enfants arriveront demain. L’essentiel est qu’ils arrivent sains et saufs.» Les lumières de Bordj Badji Mokhtar sont visibles d'In Khalil. Oumar se hâte pour prendre le dernier taxi vers Bordj. «A partir d’une certaine heure, les militaires algériens nous interdisent l’accès à la ville.»

«Tout le monde est au courant de cette restriction, il faut faire vite. Même ceux qui viennent de Tamanrasset vers Bordj ont interdiction d’approcher à plus de 100 km sous peine de se voir mitraillés. Moi, je ne passe jamais la nuit à In Khalil à cause des tirs qui n’arrêtent pas, ou rarement, pendant la nuit !» Le taxi embarque ses trois derniers clients et Oumar en direction de Bordj. Le Touareg s’éloigne sans se retourner. Il sait qu’il a peu de temps pour arriver à destination.


Quatre murs


Quelques jours auparavant, j’étais à Bordj, dernière grande ville du Sud algérien avant le Mali. Là, la solidarité s’organise pour les réfugiés. Certaines familles leur confient un couffin modestement garni en guise de dîner. «Je cuisine ce que je peux, avec ce dont on dispose au marché : des tomates, quelques poivrons, des carottes et des oignons. Les réfugiés sont nos familles ou nos amis, on est tous liés», confie Shadya, la cinquantaine. Ces derniers temps, elle ne sort presque plus de sa cuisine. «Nos chefs de famille nous rapportent tout ce qu’ils peuvent pour nourrir plus de cent personnes par jour. Alors, je prépare une grande sauce que je mélange avec du riz. Le plat principal pour tout le monde !» Aminata – elle ne connaît pas son âge – est très fatiguée par le voyage. Elle est arrivée de Kidal, avec Saia et Yossef, ses deux enfants et son mari Bassri, ferrailleur. «Nous avons quitté Kidal le lendemain de la fête du Mawlid, sans rien prendre avec nous, c’est une chance d’avoir été conduits jusqu’à Bordj Badji Mokhtar en voiture.

La plupart d’entre nous ont dû faire ce pénible voyage à pied. Nous allons rester là jusqu’à ce que la situation s’améliore, même si ça me semble improbable. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par une famille de Bordj que connaissait mon mari. Nous étions trois familles de réfugiés sous le même toit. Quelques semaines plus tard, mon mari nous a trouvé une pièce à louer pour 5000 DA par mois. Mais il n’y a ni eau, ni charbon, ni électricité, juste quatre murs en briques de terre pour s’abriter.» En regardant ses enfants jouer dans la cour, pieds nus, sous le soleil de midi qui n’épargne personne, elle poursuit : «Ce qui me fait mal, au-delà du fait d’avoir laissé ma maison que nous avons passé toute notre vie à construire, c’est de penser que mes enfants n’iront plus à l’école, alors que c’était de bons élèves, leur avenir est sérieusement compromis.»

Comme Aminata, Nasser Ag Beyli est désemparé par sa situation et son nouveau statut de réfugié. «Il y a des jours où j’ai du mal à situer la zone dans laquelle je me trouve tant les choses vont vite quand le danger se rapproche. Je ne voulais pas fuir ma maison ni laisser derrière moi ma vie et mes amis. Mon père m’a supplié de le suivre. On l’informait tous les jours, de Bamako, de la situation entre l’armée malienne et les rebelles du MNLA. Je suis arrivée à Bordj Baji Mokhtar dans la nuit du 21 février.»


Tomate en conserve


Les autorités algériennes les ont ensuite invités à rejoindre le camp de Timiaouine, afin qu’ils soient regroupés tous dans un même endroit. «Les Algériens craignent que la situation au Nord-Mali dégénère et que les choses deviennent incontrôlables.» A Timiaouine, à 160 km de BBM, la vie commence à s’organiser dans le camp. Le seul camp ouvert par les Algériens où ont été installées une centaine de tentes identifiées Croissant-Rouge. Dans chaque tente, six à dix réfugiés s’entassent. Des denrées alimentaires, principalement du riz, de la tomate en conserve et du thé, ont été acheminées la semaine dernière. Que ce soit à Bordj, Timiaouine ou In Khalil, rares sont les réfugiés qui ont assisté aux affrontements entre les rebelles et l’armée. Ils étaient en fait prévenus par des milices – commerçants, cadres, etc., armés, mais indépendants qui protègent leur bétail ou leur famille – de l’approche des rebelles et/ou de l’armée malienne.


2000 DA, un salaire


«J’ai donné tout mon argent à un transporteur pour qu’il emmène ma femme et mes enfants en Algérie. Je savais que les combats allaient s’intensifier et que la sécurité des civils était compromise», raconte Assine, qui a fui Kidal. Je l’ai rencontré à Bordj où il venait de rejoindre sa famille. Un véritable business s’est mis en place ces dernières semaines : des particuliers propriétaires de 4x4 se sont ainsi improvisés transporteurs jusque dans un pays voisin. Le prix de la course – 12 500 francs CFA, soit 2000 DA minimum – est évidemment très élevé pour les populations locales. Au Mali, 2000 DA, c’est un salaire. Et plus le chargement est important – enfants, linge, affaires… – plus le prix est élevé. Les yeux d’Assine laissent entrevoir une profonde angoisse. «Ma fille n’arrive plus à parler depuis quelques jours, s’inquiète le taleb qui a fait des études à Tombouctou.

On a tout essayé pour l’aider, mais elle pleure souvent. Je sais qu’elle est traumatisée par les tirs et le bourdonnement des engins de guerre. Ce bruit vous paralyse, c’est le bruit que fait la mort.» Naffisatou, la cinquantaine, est venu de Gao avec son plus jeune fils. Hébergée par une famille d’Algériens, elle ne dort plus depuis des semaines. Son fils et son mari n’ont plus donné signe de vie, alors qu’ils devaient récupérer une tante à Aguelhok. «La ville est totalement ravagée, les habitations détruites et les voitures brûlées, je suis si inquiète pour mon fils et son père. Je me sens coupable d’être à l’abri alors qu’eux errent dans la brousse», se désespère la jeune femme.


Grand sacrifice


Piégée par le feu des combats entre militaires et rebelles, la ville d’Aguelhok a déjà beaucoup souffert. Seul le maire et quelques partisans sont restés sur place pour aider la population et tenter de trouver un moyen d’accéder aux frontières. A Bordj, je rencontre justement toute la famille du maire. «Mon père nous a envoyés à Bordj Badji Mokhtar pour notre sécurité. A notre arrivée, il n’y avait personne pour nous prendre en charge, affirme l’une de ses filles. Je suis lycéenne comme mes autres frères et sœurs. Nous avons pris le minimum, un peu de linge et des couvertures, pour ne pas alourdir la voiture. Notre ville est méconnaissable, j’ai vu des photos qui m’ont bouleversée, car j’ai reconnu des maisons et des commerces dans lesquels on se rendait. Je ne comprends pas pourquoi, au nom de la guerre, on détruit les maisons des gens et leurs biens.» Ne plus revoir son père ? Elle préfère ne pas y penser. Sa mère, Baketa, la cinquantaine, assure que son mari donne de ses nouvelles dès qu’il le peut. «Les communications passent très mal dans notre village. Les hommes ont fait un grand sacrifice pour nous tous.»

En l’espace d’une semaine, la famille du maire d’Aguelhok a construit une petite pièce en parpaings. Il y a beaucoup d’humidité car le ciment est encore frais. «Nous attendons de retourner dans nos foyers, du moins ce qu’il en reste, nous dit Baketa, un peu perdue, assise, accrochée à son sac à main. Nous reconstruirons le village petit à petit, qu’importe les années que ça prendra.» Toutes ces histoires ont poussé Ihssan à multiplier les allers-retours vers le Mali pour aider gratuitement les réfugiés qui se trouvent dans le désert, hors pistes, dans des campements installés dans la brousse. Les sortir à la fois des combats, des balles perdues et des bandits, et les amener sur le sol algérien. Ihssan a 60 ans, mais il en paraît 20 de moins. Ancien diplomate, puis enseignant, il a sillonné l’Europe et une bonne partie du continent africain pour finalement revenir à Kidal, sa ville natale. «J’ai tellement vu de choses dans ma longue vie que plus rien ne me fait peur ! Je suis médiateur indépendant entre les réfugiés et les ONG. J’essaie de récupérer des dons de particuliers, surtout des médicaments. Je suis sur le terrain, j’observe et je connais tout le monde. Mon smartphone me sert à communiquer avec le monde et organiser les secours pour mes frères qui ont tout perdu en une seule nuit…»

Où qu’ils soient, les réfugiés cherchent aussi des soins. Les plus nantis prennent un taxi de Bordj vers Tamanrasset, pour 2500 DA la place. Ihssan doit accompagner un petit garçon de 3 ans à la polyclinique la plus proche. «Le petit Nab souffre de maux de ventre depuis son arrivée, témoigne-t-il. Un infirmier de Bordj m’a conseillé d’aller voir son cousin à Tamanrasset, on se débrouille comme on peut !» Je prends place avec eux dans le pick-up qui s’enfonce dans le désert de Silet, vers Tamanrasset. Au total, nous nous retrouvons à dix personnes à bord. De quoi rendre l’atmosphère encore plus insupportable. Le chauffeur a permis à Nab de rester avec Ihssan sur le siège passager. Malgré les risques qu’ils encourent sur… 700 km !


Pilule pour mal de tête


Le risque de croiser des militaires algériens, susceptibles de leur demander des papiers et de les refouler à Timiaouine. Ou de tomber en panne, de perdre du temps et de rendre Nab plus malade encore. «Le désert de Silet est très dangereux, il ne faut pas s’y aventurer pour le plaisir. La route est impraticable et les mauvaises surprises sont nombreuses», promet le chauffeur. Un tel voyage, c’est la garantie de manger du sable et de sortir courbaturé par les secousses qui vous obligent à vous tenir au siège et vous projettent presque dans le ciel brûlant. Un convoi passe à toute allure près de nous. Le chauffeur fait un signe de la main pour avertir que tout est normal sur la route. Le sentier tantôt escarpé, tantôt ensablé rend le voyage très pénible. Encore deux bonnes heures de route avant la pause. Une courte délivrance. Sous une dune, le chauffeur installe son matériel désuet pour préparer du thé. Ihssan s’impatiente.

Heureusement, une source se trouve à proximité, pour rafraîchir Nab. «Cette source alimente la mine d’or qui se trouve près d’ici, explique Ihssan qui connaît les lieux par cœur. Je serai rassuré dès que nous nous rapprocherons de Iglen, Abalessa et Outoul. J’ai des amis qui peuvent prendre Nab à Tamanrasset, je sens qu’il est encore plus malade qu’hier.» Si Ihssan a quitté Bordj pour Tamanrasset, c’est, dit-il, «parce que je n’ai vu aucun bénévole du Croissant-Rouge algérien à Timiaouine. Les réfugiés n’ont reçu ni vaccins, ni soins. J’ai demandé autour de moi et personne n’a, ne serait-ce, qu’une pilule pour un mal de tête.»


Cas de typhoïde


Je réussis à rentrer dans le camp malgré la surveillance. Les tentes sont serrées les unes aux autres. Les sanitaires préfabriqués ne suffisent plus. Les réfugiés sont obligés de s’éloigner du camp pour faire leurs besoins. Je croise une femme chargée d’un fardeau de six bouteilles d’eau. A l’aide d’un réchaud alimenté au charbon, elle réchauffe tant bien que mal l’eau pour laver son bébé. «Le Croissant-Rouge algérien a tardé pour apporter les aides dont ont besoin les réfugiés qui, dans leur fuite, ont tout laissé, affirme une bénévole dans une ONG internationale, jointe par téléphone. Nos informateurs sur place nous ont confirmé avoir vu des camions de denrées et de bâches, dont ils n’ont pas bénéficié. Ils accusent même des élus algériens de détourner ce que l’Etat algérien a prévu pour les réfugiés. Nous ne pouvons rien faire sans les autorisations de l’Algérie qui, pour l’instant, refuse que des ONG se déplacent et organisent avec elle la situation sanitaire.»

Hadessa Ag Sanbou, élu malien nouvellement réfugié, a, lui aussi, conduit quelques familles au camp de Timiaouine. «Les familles reçoivent cinq kilos de riz par semaine et disposent d’une tente. Les réfugiés ne sont pas tous des nomades, mais la plupart se sont déplacés avec leur bétail (dromadaires, chèvres et moutons, ndlr) pour le vendre et subvenir aux besoins de leur famille.» Le froid des nuits et les courants d’air provoquent des rhumes. Mais c’est loin d’être le plus grave. Infections urinaires, rougeole, infection de blessures mal soignées s’ajoutent au drame de la fuite. Des cas de typhoïde auraient même déjà été relevés. En plus de la situation sanitaire critique, que l’arrivée incessante de nouveaux Maliens aggrave, l’Etat algérien devra aussi faire face à… l’évaporation des réfugiés dans la nature. Car comme le souligne Hadessa Ag Sanbou, «la plupart d’entre eux ne supportent pas l’enfermement. Ils quittent donc Timiaouine pour rejoindre Bordj Badji Mokhtar ou Tin Zaouatine…»

Les chiffres :


La version officielle

Le 27 février, selon le président du Croissant-Rouge algérien, Hadj Hamou Benzeguire, «l’Algérie a accueilli 126 familles dont chacune est composée en moyenne de
3 personnes. Ce qui donne l’équivalent d’environ 500 à 600 personnes». Il a également précisé que cette situation «n’est absolument pas inquiétante et très gérable». Pour devancer les événements, le CRA a décidé de mettre en réserve 150 tonnes de produits alimentaires de base à BBM.



Notre version

D’après les dernières estimations (mercredi) d’une ONG internationale, 11 000 personnes tenteraient d’entrer en Algérie. A Kidal, 10 000 Maliens sont partis, dont la moitié a fui à Gao, l’autre moitié en Algérie. Sur place, les Algériens de Bordj Badji Mokhtar et de Timiaouine, qui aident les réfugiés à passer la frontière, les orientent vers un lieu d’hébergement et les recensent, estiment aussi que le nombre de Maliens dépassera les 10 000 dans la semaine à venir

L’actu :


Des combats «très violents» ont opposé mercredi, vers la localité de Tessalit, dans le nord-est du Mali, des militaires maliens et des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a appris l’AFP de sources militaires et rebelles. Ces informations ont ensuite été confirmées par des sources au sein de la rébellion et proches de l’armée malienne. «C’est le contrôle de la ville qui est en jeu.

De part et d’autre, de très nombreux moyens militaires ont été mobilisés», a ajouté la source militaire étrangère. Aucune des sources interrogées n’a fourni de bilan. Les renforts de l’armée malienne comptent quelque 300 personnes armées. Des blindés sont également présents sur place. Les rebelles, de leur côté, ont mobilisé plusieurs unités et un armement qualifié de «sophistiqué» par une source sécuritaire indépendante.


Comprendre :


Le Mali est confronté depuis le 17 janvier à des attaques de membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et d’autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar El Gueddafi.

Les combats ont fait de nombreuses victimes - morts et blessés - des deux côtés, sans qu’il soit possible d’établir, de sources indépendantes, un bilan précis des pertes. Ils ont également poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir ces zones pour des campements de déplacés en territoire malien et dans des pays voisins, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Algérie.


L’Algérie envoie de l’aide aujourd’hui :


L’Algérie a donné son accord pour permettre à ses aéronefs de transporter, à partir d’aujourd’hui, des aides humanitaires en direction de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger qui ont accueilli la population malienne ayant fui le conflit armé au nord du Mali, a annoncé, lundi, le président du Croissant-Rouge algérien, Hadj Hamou Benzeguire. «Cette aide est composée de produits alimentaires de base, à savoir du riz, des pâtes, de l’huile, du concentré de tomates, ainsi que du thé et du sucre.

Il y aura aussi des bâches et des médicaments», a-t-il fait remarquer. «Comme vous le savez, ces pays souffrent déjà de la sécheresse et d’un déficit alimentaire, d’où l’appel à venir en aide à ces populations touareg qui ont fui les zones de combats», a-t-il indiqué. D’après nos sources sur place, l’armée algérienne aurait envoyé mercredi, suite aux combats à Tessalit, 800 militaires pour renforcer la frontière algéro-malienne.

http://www.elwatan.com/actualite/11-000-maliens-fuient-vers-l-algerie-02-03-2012-161224_109.php






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MessageSujet: La guerre fait rage au nord du Mali   Dim 4 Mar - 19:29

COMBATS ENTRE L'ARMÉE MALIENNE ET LES TOUAREG

La guerre fait rage au nord du Mali

Citation :
Des centaines de milliers de réfugiés fuient les zones de combat vers le territoire algérien.

De violents combats ont opposé ces derniers jours les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla) à l'armée malienne forte de près de 200 véhicules et surtout dirigée par le commandant de zone de Gao, Didier Dacko et les colonels Ag Gamou et Ould Meydou, selon des sources proches du gouvernement.
De violents accrochages ont eu lieu ce mercredi dans la périphérie de la localité de Tessalit, en plein désert, au nord-est du Mali.
L'armée malienne et les rebelles touareg ont chacun mobilisé de grands moyens: des hélicoptères, blindés, troupes de soldats au sol. Tandis que du côté du mouvement indépendantiste, plusieurs regroupements d'unités avec du matériel de guerre sophistiqué ont été signalés. Jusqu'ici, aucun bilan précis n'a été communiqué par les deux parties en conflit. Pourtant, morts et blessés sont signalés. Il est même, croit-on savoir, impossible de savoir qui a pris le dessus d'autant que les combats ne sont pas terminés. Ils ont ainsi repris jeudi dernier. L'enjeu, c'est le camp militaire d'Amachache, situé à 15 km de Tessalit. Ce camp est présentement occupé par des soldats gouvernementaux et l'objectif de l'armée malienne est de renforcer cette position pour qu'elle ne tombe pas aux mains des rebelles touareg, qui menacent de l'occuper. Les combats ont également poussé des dizaines de milliers d'habitants à fuir ces zones, dans des campements de déplacés en territoire malien et dans des pays voisins, notamment le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et l'Algérie. Ainsi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué vendredi que la Mauritanie et le Burkina Faso continuaient de recevoir de nombreux réfugiés maliens ayant fui le conflit armé au nord du Mali. Selon Andrej Mahecic, porte-parole du HCR, il est signalé que plus de 31.000 réfugiés maliens ont fui vers la Mauritanie depuis plus d'un mois, précisant qu'environ 1500 personnes y arrivent chaque jour.
Au Burkina Faso où 18.326 réfugiés ont déjà été enregistrés par les autorités, quelque 500 Maliens en moyenne traversent la frontière chaque jour. Parallèlement, le nombre des personnes qui fuient au Niger a diminué la semaine dernière, selon lui. Le nombre total des personnes ayant traversé la frontière depuis le Mali vers ces trois pays voisins s'élève désormais à près de 80.000. En outre, le nombre des déplacés internes au Mali a été révisé à la hausse pour atteindre 81.000 personnes, a encore précisé M.Mahecic, citant les autorités maliennes et les organisations humanitaires qui travaillent dans le nord du Mali.«Les réfugiés s'installent le long de la frontière dans les régions arides du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Niger où une grave sécheresse a causé des pénuries alimentaires et en eau ces dernières années», a-t-il fait savoir. Et de poursuivre: «Nous travaillons avec les autorités et nos partenaires humanitaires pour répondre à la fois aux besoins des réfugiés qui arrivent et de la population locale dans les trois pays», a ajouté le même responsable. Par ailleurs, le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), a déclaré que 3 militaires, otages de rebelles dans le nord du Mali, ont été libérés, précisant avoir été «intermédiaire dans ce dossier». Agissant en qualité d'intermédiaire neutre, le Cicr a facilité «le transfert de trois militaires libérés, qu'il a remis jeudi aux autorités maliennes à Tombouctou (nord-ouest du Mali)», a affirmé l'organisation humanitaire dans un communiqué rendu public. En outre, le Cicr a également révélé que cette libération est intervenue au lendemain d'une visite aux huit otages près de Léré (nord-ouest), visite au cours de laquelle «les détenus ont rédigé des messages qui seront transmis à leurs familles».
Il y a trois semaines, le Cicr avait indiqué avoir rendu visite le 5 février à 13 militaires otages dans le nord, dans une zone non précisée. Soulignons par ailleurs, que le Cicr et la Croix-Rouge malienne sont présents sur le terrain où ils assistent des déplacés
http://www.lexpressiondz.com/actualite/149393-la-guerre-fait-rage-au-nord-du-mali.html






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MessageSujet: L'aviation américaine entre en action(mali)   Lun 5 Mar - 12:21

LA SITUATION S'AGGRAVE AU NORD DU MALI




Les forces spéciales américaines ne sont pas dépaysées dans cette région où elles forment, depuis des années, les troupes maliennes

Citation :
«A notre demande, les Américains ont largué des vivres sur la piste d'atterrissage de Tessalit», a avoué un officier de l'armée malienne.

Un avion de l'armée américaine a largué des vivres aux militaires maliens qui tiennent le camp de Tessalit, dans le nord-est du pays, où depuis quelques jours, les forces gouvernementales maliennes et rebelles touareg s'affrontent. «Oui, à notre demande, les Américains ont largué des vivres sur la piste d'atterrissage de Tessalit, en face du camp militaire», a affirmé un responsable du commandement régional de l'état-major malien basé à Gao. Cette information a été, également, confirmée par un élu local, qui a précisé que des centaines de milliers de civils fuient les zones de combat autour de cette localité stratégique, située près de la frontière algérienne. Les forces spéciales américaines ne sont pas dépaysées dans cette région où elles forment, depuis des années, les troupes maliennes dans la lutte contre le terrorisme et le banditisme. La bande sahélo-saharienne est devenue le théâtre de violences d'origines diverses liées notamment à Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi). A Tessalit, des militaires maliens ont été pris au piège par les rebelles qui sont largement déployés et mobilisés dans les régions du Nord-Malien.
Le camp de l'armée malienne est totalement isolé et coupé de Bamako. Elle est cependant, positionnée aux alentours du camp de Tessalit, située à plusieurs kilomètres à la ronde. L'armée malienne n'arrive pas encore à pénétrer à Tessalit. Ainsi, de violentes affrontements continuent d'opposer les rebelles touareg à l'armée malienne. Ces combats sont signalés à la périphérie de Tessalit, localité stratégique dans le nord-est du pays, près de la frontière algérienne. Par ailleurs, les rebelles visent plusieurs localités et positions de l'armée dans le nord du Mali.
«Les combats ont repris depuis ce dimanche matin entre l'armée malienne et les rebelles touareg vers Tessalit. Ça tire à l'arme lourde», a déclaré un élu de la localité de Kidal, chef-lieu de la région. Ces combats se poursuivent, pour rappel, par intermittence depuis le 17 janvier. Selon une source concordante, il est signalé que l'objectif de l'armée malienne est de contrôler les alentours du camp à plusieurs kilomètres à la ronde, avant de pénétrer dans le camp où se trouvent déjà des militaires maliens. L'armée malienne et les rebelles touareg ont mobilisé chacun de leur côté des moyens très importants, selon des observateurs.
«A Tessalit, nous luttons depuis quelques semaines maintenant contre les rebelles touareg, des trafiquants de drogue et Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi)», a déclaré un responsable de l'armée malienne. Cette déclaration a été aussitôt démentie par une source rebelle qui accuse Bamako de «traiter avec les groupes terroristes et les réseaux de contrebandiers». Par ailleurs, des centaines de milliers d'habitants fuient les zones de crise en direction des campements de déplacés en territoire malien, et dans des pays voisins, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Algérie. Nombreux sont ceux qui traversent les frontières algériennes pour y trouver refuge. A ce sujet, l'Algérie a déclaré qu'elle ne peut pas renvoyer des réfugiés maliens qui sollicitent son aide.
S'exprimant hier en marge de la cérémonie d'ouverture de la session de printemps de l'Assemblée populaire nationale (APN), le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a précisé: «Tant que la situation au Mali est celle que nous connaissons aujourd'hui, nous ne pouvons pas exclure les réfugiés maliens qui viennent en Algérie comme ils viennent d'ailleurs, des autres pays de voisinage.» Abordant le conflit opposant les rebelles toureg aux autorités de Bamako, M.Medelci avait réitéré, encore une fois, la disponibilité de l'Algérie pour une médiation dans le conflit au nord du Mali.
«Nous mettons à la disposition de nos frères maliens notre capacité de médiation et nous souhaitons voir les différentes parties (en conflit) au Mali s'asseoir autour d'une même table pour régler leurs problèmes dans le respect de l'unité territoriale du pays», a-t-il fait savoir avant de souligner que l'Algérie avait ouvert ses portes de Timiaouine, Bordj Badji Mokhtar ainsi que de Tinzaouatine à pas moins de 120 familles maliennes ayant fui le conflit au Mali.
http://www.lexpressiondz.com/actualite/149478-l-aviation-americaine-entre-en-action.html






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MessageSujet: le Mali sur un volcan   Ven 23 Mar - 18:26

le Mali sur un volcan

Le Mali est-il au bord de l’explosion ? C’est désormais une crainte réelle de voir ce pays du Sahel basculer dans le chaos, alors même que sa région nord, peuplée de Touareg, s’est pratiquement détachée de Bamako.



Citation :
Hier, la tension est montée d’un cran puisque des militaires, excédés par le laxisme du président Amadou Toumani Touré (ATT), ont tiré des coups de feu à Bamako et investi l’Office de la radio télévision malienne (ORTM), selon l’AFP.
C’est là une évolution extrêmement dangereuse dans ce pays instable qui fait face à une rébellion touareg au Nord et à une présence affirmée des éléments d’Al Qaîda. Et c’est précisément pour protester contre l’immobilité du président malien et son clan face à ce qui se passe au Nord que ces militaires on fait parler leurs armes hier dans la capitale malienne. «Nous en avons marre de la situation dans le Nord», a affirmé à l’AFP l’un de ces militaires, qui étaient plusieurs dizaines dans les rues, tirant des coups de feu en l’air et semant la panique parmi la population. Signe de cette colère, les militaires, qui ont investi l’ORTM qu’ils occupaient à 16h30 GMT, sont des jeunes agissant à visage découvert, d’après la même source.

Ils ont tiré en l’air dans les bâtiments du siège, situé au centre de Bamako, et fait sortir tout le personnel.
D’autres militaires tiraient quelques heures plus tôt, en l’air dans un camp militaire de Kati, ville-garnison, à quinze kilomètres de Bamako pour réclamer eux aussi un armement adapté pour combattre dans le nord. «Nous voulons des munitions pour aller combattre les rebelles touareg, trop, c’est trop», a déclaré un caporal du camp, sous le couvert de l’anonymat. «Le ministre de la Défense est venu ce matin à Kati, mais il ne nous a pas convaincus», a-t-il ajouté.

La coupe est pleine pour les militaires

Pour autant, ce caporal aurait précisé que les soldats ne voulaient pas «le départ du président de la République», Amadou Toumani Touré. «C’est notre président, mais il faut qu’il règle les choses», aurait-il dit d’après l’AFP. Mais faut-il prendre pour argent comptant cette précision, alors que ces miliaires déchaînés ont fait irruption dans les locaux de la radio et la télévision ?
Si cette incursion n’est pas une tentative de coup d’Etat, elle y ressemble en tout cas. En effet, si ces militaires ont eu recours à cette démonstration de force, c’est qu’ils sont convaincus que leur «président» ne veut point leur donner des armes et partant régler le conflit au nord du pays avec les touareg.

Ceci d’autant plus que ce n’est pas la première fois que l’attitude troublante du président malien est dénoncée. Il y a un mois, des femmes et proches de soldats avaient manifesté dans plusieurs villes maliennes, dont Bamako, pour dénoncer le «silence» sur la situation de ces soldats et la «mollesse du pouvoir» face aux rebelles touareg. ATT n’a pas pour autant bronché malgré le risque de guerre civile et l’émergence d’un émirat d’Al Qaîda sur le pays censé être sous son autorité.

Les calculs inavouables d’ATT

Mais le président malien a peut-être une raison que les militaires frondeurs ne saisissent pas encore. Ayant épuisé ses deux mandats, Amadou Toumani Touré multiplie les manipulations et souffle sur les braises communautaires pour reporter sine die l’élection présidentielle et pourquoi pas triturer la Constitution pour s’offrir un troisième mandat.
L’enjeu pour lui est de se présenter comme le garant de la stabilité et de «l’unité» du Mali, en y jouant justement sur la menace de scission. Le fait est que les militaires maliens sont envoyés depuis le 17 janvier guerroyer les mains nues avec les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui eux le sont lourdement grâce aux arsenaux récupérés de chez El Gueddafi.

Un autre mouvement islamiste armé touareg, Ançar Dine (défenseurs de l’islam), qui veut imposer la charia (loi islamique) au Mali par la lutte armée, a affirmé contrôler trois villes dans le nord-est du pays, près de la frontière algérienne, à savoir Tinzawaten, Tessalit et Aguelhok. Pendant ce temps, ATT, retranché dans sa forteresse à Bamako, suit tranquillement le spectacle comme s’il s’agissait d’un autre pays.

Ce sont plutôt ses voisins, notamment l’Algérie, qui tentent d’éteindre le feu en envoyant des aides humanitaires et même des armes pour stopper la sédition du Nord et faire échec à une volonté de créer un Etat «croupion» avec toutes les conséquences néfastes que cela puisse avoir sur la sécurité dans toute la sous-région du Sahel et du Sahara. Mais ATT et ses soutiens internes et externes ont manifestement d’autres calculs qui ne sont pas avouables.
http://www.elwatan.com/international/le-mali-sur-un-volcan-22-03-2012-163739_112.php






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MessageSujet: Une intervention étrangère au Mali   Mar 3 Avr - 14:48

Une intervention étrangère au Mali ?

Citation :
A ce stade, on n'en est qu'aux hypothèses, mais au rythme où vont les choses au Mali, l'idée d'une intervention extérieure pourrait prendre corps dans les prochaines 48 heures, lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU aura examiné la question, notamment sous son aspect financier, juridique et logistique.

On verra le rôle éventuel des Nations unies, qui disposent de casques bleus en Côte d'Ivoire et au Liberia, deux pays d'où des forces peuvent facilement être distraites pour une période donnée. Cela s'est déjà produit lorsque des membres de la mission au Liberia sont venus renforcer leurs homologues en Côte d'Ivoire, pendant la crise électorale de fin 2010 à début 2011.

Toutefois, à ce stade, l'impulsion pour une intervention au Mali ne vient pas des Nations unies, mais de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
La Cédéao avait initialement envisagé d'intervenir au Mali en usant de cette menace pour chasser les putschistes qui se sont emparés du pouvoir dans la nuit du 21 au 22 mars.

Force d'interposition

Seulement, étant donné la cadence à laquelle l'armée malienne s'effondre depuis le coup d'Etat, et l'avancée des rebelles, l'idée d'une intervention demeure. Mais elle est en voie de requalification express et commence à ressembler à une force d'interposition déployée pour briser la percée des forces du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et d'Ansar Dine en direction de Bamako.

Les rebelles, certes, se trouvent encore à 800 kilomètres de la la capitale malienne où un embargo "total" de la région a été mis en place dès lundi soir pour tenter de pousser dehors le capitaine Sanogo et ses pairs, et rendre le pouvoir aux civils.

Mais dire que le temps compte est une évidence : les rebelles sont en route, ils vont vite, personne ne sait s'ils ont l'intention de s'arrêter à Mopti, où une partie de la garnison loyaliste (grosse base de l'arme de l'air à Sévaré) est déjà en fuite.
S'il devait y avoir des troupes pour briser cette avancée, elles ne devraient pas être françaises ; le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, l'a assuré.

Mais Paris propose déjà d'apporter une aide logistique à une éventuelle opération de la Cédéao. Jusqu'à la mi-mars, la rébellion progressait par à coups, et semblait éprouver des difficultés prévisibles. Les rebelles manquaient d'essence, avaient des soucis de munitions, bref, semblaient enfermés dans les habituelles contraintes de régions difficiles.

Dégradation de la situation

Tout ceci semblait assez loin, vu de Bamako, sauf lors de deux événements-traumatismes : la prise de la ville d'Aguelhoc suivie de la diffusion d'images de soldats mutilés (l'origine de ces images fait débat mais le mal est fait) puis la chute de Tessalit, importante base de l'extrême Nord, avec une piste aérienne stratégique qui intéresse beaucoup les Etats-Unis.

Mais la réaction à ce début de désastre, ce fut le coup d'Etat, qui n'a fait qu'amplifier la dégradation de la situation et achever dans le désordre les derniers signes de résistance de l'armée malienne.

A Dakar, lundi, les participants au sommet régional (auxquels s'étaient joints des représentants de la France, de l'Algérie et de la Mauritanie entre autres) ont pu prendre la mesure de la détermination de la Côte d'Ivoire et des pays qui la soutiennent (Liberia, Bénin, Niger). L'annonce exacte semble encore bien vague, puisqu'il est question de la "mise en place immédiate" d'une force militaire "d'attente" de la Cédéao, comme l'a expliqué le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Les douze chefs d'Etat présents ont aussi "demandé au comité des chefs d'état-major de se réunir dès cette semaine à Abidjan pour voir les modalités d'activation de cette force", a-t-il ajouté. Ces mêmes chefs d'état-major étaient déjà venus tâter le terrain en fin de semaine passée, alors qu'une force militaire de 2 000 hommes était mise en alerte, ce qui ne signifie pas grand-chose.

Même si on ignore encore la composition éventuelle de la force à ce stade, tout pourrait aller très vite. Le Nigeria envisage de se porter volontaire, comme contributeur de troupes (le pays a une longue expérience des forces de la Cédéao, nommées Ecomog, pour Ecowas monitoring Group, du nom de leur première version, déployée au Liberia où les troupes nigérianes s'étaient du reste terriblement mal comportées).

Bloquer l'avancée rebelle

Une force de la Cédéao, avec un éventuel mandat des Nations unies, pourrait se déployer aux environs de Mopti, pour bloquer l'avancée rebelle. Mais au rythme où avancent les forces du MNLA, Mopti pourrait être atteinte dans les heures qui viennent. Trop tard pour agir ? Derrière, il y a Ségou, puis plus grand-chose avant Bamako... Un dispositif plus ambitieux est aussi à l'étude, qui projetterait des forces dans le Nord, selon des modes opératoires qui sont au stade des discussions.

Rien n'est encore clair, mais le sentiment de l'urgence domine, compte tenu de l'effondrement de l'armée malienne, qui n'est pas dû seulement, on peut le constater, à des problèmes de matériel, comme l'ont affirmé les putschistes.

Depuis plusieurs années, des militaires brillants ont été mis à l'écart sous le régime d'Amadou Toumani Touré, parce qu'ils faisaient potentiellement de l'ombre aux responsables proches du président. Le népotisme et le clientélisme se sont installés dans de nombreux rouages de l'armée. Promotions, nominations, et jusqu'au recrutement, ont été dévoyés par la corruption.

C'est un ancien officier supérieur désormais occupé par des fonctions dans le civil qui le raconte en détail. Ses nombreuses anecdotes illustrent le principe général : des membres de sa propre famille ont été contraints de recourir à des "appuis" pour progresser dans leur carrière. Cet état de corruption a miné l'armée de l'intérieur. A présent, il est devenu évident qu'elle ne sera plus en mesure de reprendre le contrôle du Nord, et risque même d'ouvrir le Sud aux rebelles. Raison pour laquelle les chefs d'Etat de la région veulent mettre sur pied une forme de force d'interposition, très vite
http://afrique.blog.lemonde.fr/2012/04/03/une-intervention-etrangere-au-mali/






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 3 Avr - 18:23

si il y a intervention çà craint Evil or Very Mad pour la suite et la stabilité du pays Evil or Very Mad






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 1 Mai - 16:34

Les rebelles du Nord perpètrent des crimes de guerre

Les groupes armés commettent des viols et utilisent des enfants soldats

Citation :
Les rebelles touaregs séparatistes, les groupes islamistes armés et les milices arabes qui ont pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012 ont commis de nombreux crimes de guerre, notamment le viol, l’utilisation d’enfants soldats et le pillage d’hôpitaux, d’écoles, d’organismes d’aide et d’édifices gouvernementaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un groupe armé islamiste a exécuté sommairement deux hommes, amputé la main d’au moins un autre, effectué des flagellations publiques, et menacé des femmes et des chrétiens.
lire la suite ici
http://www.hrw.org/fr/news/2012/04/30/mali-les-rebelles-du-nord-perp-trent-des-crimes-de-guerre






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MessageSujet: La communauté internationale doit-elle intervenir au Mali ?   Lun 14 Mai - 12:18

La communauté internationale doit-elle intervenir au Mali ?

Il faut une action africaine et internationale

Citation :
L'idéal serait que le problème soit réglé par les Maliens eux-mêmes. Or l'armée, qui a fait le putsch le plus idiot du monde, et qui s'est affaiblie elle-même par cette aventure, est maladivement obsédée par le contrôle du pouvoir à Bamako, quitte à ce que tout le reste du pays tombe en lambeaux.

La classe politique brille par son impuissance à influer sur les événements et par son reflexe de survie immédiate. Le processus de concertation au sein de la Cedeao est très lourd et très lent, et ne pourra aboutir, s'il aboutit, que sur une action tardive, incohérente et très peu efficace.

Entretemps, les effets du contrôle du Nord-Mali par les sécessionnistes, les intégristes et les terroristes, vont s'accumuler à toute vitesse, et créer des traumatismes difficilement réversibles. Le premier de ces effets, le plus grave, c'est le nettoyage ethnique indirect. La majorité de la population est en train de quitter la région. Un grand nombre s'est trouvé au Niger voisin.

Les ethnies non-touarègues, très majoritaires dans le nord

Ce que les médias internationaux omettent de dire, et c'est très grave, c'est que les Touaregs répresentent une minorité, non seulement au sein de la population malienne, mais y compris dans ce nord, que les sécessionnistes prétendent transformer en Azawad.

Les ethnies non-touarègues sont largement majoritaires dans le Nord : Songhaï (ethnie d'origine du musicien Ali Farka Touré), Peulhs, Maures (arabes), Toucouleurs. Et au sein de cette «minorité dans la minorité» qu'est la population touarègue, les sécessionnistes ne représentent qu'une partie dont l'importance réelle est difficile à estimer. Les Touaregs sédentaires, les Bella, dits «Touaregs noirs», sont en totalité contre la sacession.

Nettoyage ethnique de fait

L'exode de toutes ces populations, qui sont largement majoritaires et qui ne soutiennent pas la sécession au nom de l'Azawad, exode déjà massif et qui va aller s'aggravant du fait de l'insécurité physique et alimentaire, constitue un nettoyage ethnique de fait.

On sait que les mouvement des déplacés et des réfugiés sont toujours difficilement réversibles. Même après le retour au calme, il faudra de longues années pour que ces populations regagnent leurs terroirs d'origine. Sans compter que l'afflux de ces déplacés et réfugiés dans les autres régions du Mali et dans les pays voisins crée d'autres problèmes sociaux et économiques difficiles à gérer.
À mon avis, c'est cette question de déplacement massif des populations du nord qui devait être dès le départ au centre des préoccupations de tous les intervenants.

À cette saignée démographique du nord vont s'ajouter sûrement des règlements de compte entre les différents groupes armés : MNLA, FNLA, Ansar Dine, Aqmi et sans doute d'autres rejetons qui en seront issus.

Le harakiri de l'armée malienne, l'inefficacité de la Cedeao, l'incapacité de la classe politique, d'un côté, et l'urgence et la gravité des problèmes, humains surtout, d'un autre côté, imposent une réflexion rapide et sérieuse sur une intervention internationale.

L'intervention devrait pilotée par l'Union africaine

L'Onu dispose déjà d'un dispositif militaire important en Côte d'ivoire voisine. L'exemple de la Libye a montré que les grandes puissances peuvent monter une intervention militaire de grande envergure, non pas en quelques jours, mais... en quelques heures. J'entends déjà le lecteur ajouter «Oui, d'accord, mais c'est uniquement quand leurs intérêts sont en jeu».

Il est indéniable que les interventions de l'Onu, de l'Otan et autres «Coalition of the Willing», posent de sérieux problèmes. Elles obéissent à des calculs géostratégiques étroits, ne tiennent pas compte des impératifs sécuritaires et humains dans les pays directement ou indiretement concernés, et produisent des effets «collatéraux» ravageurs.

Pour résoudre cette équation de la nécessité et des inconvénients d'une intervation internationale,il faudrait que les choses soient prises en main par l'Union africaine, à travers, par exemple, une groupe d'initiative de certains membres «poids lourds». On pense évidemment tout de suite à l'Algérie, du fait de son voisinnage, de l'imbrication géostratégique, et de ses capacités militaires et financières Mais d'autres pays africains peuvent jouer un rôle.

Un tel projet piloté par l'Union africaine et des États membres, et dans lequel l'Onu, l'Otan, La France, les USA, La Chine, La Russie etc. auront un rôle essentiellement matériel et technique, permettra d'éviter les inconvénients d'une intervention internationale «pur sucre».

Le succès d'une telle intervention dépendra aussi de la capacité de la classe politique malienne à traiter le problème révélé par la résurgence des groupes armés au nord, au-delà de sa dimension purement militaire et sécuritaire.

Les crises dans ces régions sahariennes sont anciennes (la première révolte au Mali date 1963), transfrontalières (depuis le Darfour soudanais, jusqu'en Mauritanie, en passant par le Tchad, le sud libyen, le Niger et l'Algérie), et multidimensionnelles (économiques, politiques, ethniques, environnementales, culturelles, etc.).
http://www.newsring.fr/monde/608-la-communaute-internationale-doit-elle-intervenir-au-mali/11170-une-armee-affaiblie-par-le-putsch-une-cdeao-trop-lourde-il-faut-une-action-africaine-et-internat






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Sam 23 Juin - 22:53

Intense activité diplomatique autour de la crise malienne à Alger

Soumise à de fortes pressions, l'Algérie s’oppose à l’option militaire

Citation :
Alistair Burt, ministre d'État britannique aux Affaires étrangères chargé des Affaires du Moyen‑Orient et de l'Afrique du Nord, est attendu demain dimanche 24 juin à Alger pour une visite de travail. « Les deux ministres examineront les principales questions de l’actualité politique régionale et internationale, notamment la situation qui prévaut au Sahel avec un focus particulier sur la crise au Mali, la situation en Syrie, le terrorisme international ainsi qu’un large éventail de dossiers bilatéraux portant sur le renforcement des échanges et des investissements afin de densifier les relations privilégiées de coopération et de consultation qu’entretiennent les deux pays », a déclaré Amar Belani, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères. En fait, le Mali devrait être le principal sujet de discussion entre le responsable britannique et ses interlocuteurs algériens.

À l’issue de sa visite, Alistair Burt animera une conférence de presse conjointe avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Le ministre algérien va détailler à cette occasion l’évaluation de la position algérienne sur la question malienne. Selon nos informations, la position de l’Algérie va se résumer en une phrase : donner une chance au dialogue politique et aux négociations avec les groupes rebelles à l'exclusion des groupes terroristes.



« Après son passage à Alger, le Premier ministre malien M. Diarra a accepté de donner toutes leurs chances au dialogue politique et aux négociations avec les groupes rebelles, à l'exclusion des groupes terroristes. C'est la position algérienne qui a prévalu et elle est partagée notamment par les Américains », explique à TSA une source algérienne informée qui a requis l’anonymat. Comprendre : malgré les pressions qui se font de plus en fortes, l’Algérie ne cautionnera pas une intervention militaire dans le nord du Mali.



Une position qu’Alger compte réitérer face au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, attendu à la mi‑juillet – probablement le 16 – à Alger pour une visite qui sera en grande partie consacrée à la crise malienne. Alger veut faire une distinction nette entre les groupes terroristes armés présents au Nord Mali et les rebelles touareg. Les premiers devront, selon l’Algérie, être fermement combattus dans le cadre de la lutte antiterroriste. Les seconds posent un problème qui doit être résolu à travers le dialogue
http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/soumise-a-de-fortes-pressions-l-algerie-s-oppose-a-l-option-militaire_21228.html






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Lun 2 Juil - 11:05

Intervention militaire étrangère au Mali L’Algérie franchira-t-elle le pas ?
D’aucuns ne peuvent encore affirmer ou infirmer quant à une éventuelle décision de notre pays d’intervenir militairement dans la région du Nord-Mali où les groupes terroristes pullulent, depuis plus d’une semaine.

Citation :
Ces groupes menacent même d’attaquer l’Algérie. Preuve en a été donnée, vendredi dernier, avec l’attentat kamikaze perpétré contre le commandement de la Gendarmerie nationale à Ouargla et qui a fait un officier mort et trois autres gendarmes blessés.



Dans une déclaration reprise par la presse, Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), met en garde contre une collaboration avec des forces étrangères dans cette partie du monde.

«Nous prévenons chacun devant la tentation de tirer profit de la situation actuelle dans le nord du Mali en collaborant avec les forces étrangères qui guettent la région, que nous ne resterons pas les bras croisés et que nous agirons en fonction de la situation avec fermeté et détermination», a-t-il été écrit dans un communiqué, attribué à Mokhtar Belmokthar, diffusé à Nouakchott par l’Agence Nouakchott Informations (ANI) citée par l’agence AFP.

L’Algérie, jusqu’à maintenant, prône avec ses partenaires, notamment américains, le dialogue pour une solution politique à cette situation, mais jusqu’à quand ?

Le ministre malien des Affaires étrangères, Sadio Lamine Sow, est arrivé hier à Alger, pour une visite de deux ou trois jours. Cette visite, qui n’est certainement pas fortuite, vient quelques jours après celle de Jibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, la semaine dernière. Il s’était prononcé, rappelons-le, tout comme Alger pour un «dialogue politique» au Mali. Toutefois, il n’avait pas exclu «l’option militaire».

Bien que les Américains aient récemment demandé aux pays de la Cédéao de ne pas engager une action militaire au Mali, il semblerait que les Occidentaux soient appelés à revoir leurs discours et positions concernant ce conflit.

Le scénario vécu au début des années 1990, avec l’avènement des talibans en Afghanistan se répète dans la région nord du Mali où les terroristes du groupe Ançar Eddine, s’en sont pris aux monuments historiques.

Ces mêmes monuments qui sont classés au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Il est clair qu’il n’y a de compromis à trouver avec ces groupes où figurent également Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), le Mouvement de l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ces trois groupes font la pluie et le beau temps dans cette région.

La concession, sommes-nous tentés de dire, ne figure pas dans leur dictionnaire. Comment donc, les pays menacés par ces groupes, envisagent-ils de dialoguer encore avec ces affidés d’Al Qaïda ? Les spécialistes en ce type d’affaires sont sceptiques et pessimistes sur ce sujet.

Certains avancent également l’hypothèse selon laquelle le retrait du Mouvement de l’Azawad des villes de Gao ou encore Tombouctou, est purement le fruit d’un choix stratégique, afin de permettre aux forces étrangères d’intervenir militairement et de cibler ces lieux directement.

En se démarquant, les touareg de l’Azawad ouvrent, en quelque sorte, le bal à l’action concertée des pays du champ pour oser une intervention militaire sur le sol malien dans l’objectif de mettre un terme à l’action nuisible de ces groupes terroristes dont la subsistance menace de plus en plus les pays de la région, dont l’Algérie.

Massinissa Benlakehal
http://www.presse-dz.com/info-algerie/23317-l-algerie-franchira-t-elle-le-pas.html






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mer 1 Aoû - 11:39

CEDEAO: Vers une aventure militaire dans le Nord

Citation :
Conflit-Gouvernance - Les dès sont jetés. Le président ivoirien, Alassane Ouattara a dévoilé la tactique de la Cédéao. «Une nouvelle demande de résolution auprès du Conseil de sécurité des Nations unies sera prochainement déposée au nom de la Cédéao», a déclaré Ouattara dans un entretien accordé à l'hebdomadaire français, Le Journal du Dimanche. Le Président ivoirien a clarifié les raisons de cette autre demande de la Cédéao quand il a précisé : «Le fait que la France assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité est une très bonne nouvelle».

Rappelons que la France à travers son président, François Hollande, n'a cessé de réitérer son soutien à une intervention militaire dans le nord du Mali, pilotée par la Cédéao.

Lorsque Hollande parle du soutien de son pays «à une éventuelle intervention africaine», il use d'un euphémisme qui cache mal la volonté de Paris :

une intervention militaire dans le nord du Mali que conduirait la Cédéao avec la participation d'autres forces des pays du champ dont l'Algérie.

Cette option est refusée par l'Algérie qui se réfère à l'Union africaine comme instance suprême de l'Afrique et à sa charte, pour agir après un mandat onusien chargeant l'UA de constituer une force pour intervenir le cas échéant dans le nord du Mali.

L'Algérie a toujours considéré que la situation dans la région du Sahel est du seul ressort des pays du champ et que toute intervention étrangère dans laquelle s'impliqueraient des forces extérieures au Sahel et surtout occidentales, constituerait un risque majeur de nature à compliquer la donne sécuritaire dans la région.

Mais la Cédéao semble faire fi de ces considérations tactiques et géopolitiques et tend l'oreille à Paris qui a son mot à dire dans la crise du Mali en raison de son passif colonial et de ses intérêts dans la région.

Ainsi, Ouattara estime que «si la situation n'évolue pas favorablement» une intervention militaire au Mali lui «paraît inévitable». «Je pense que nous pouvons parler en semaines et non en mois. Il y a urgence», explique-t-il.

«Des discussions sont en cours entre les présidents du Burkina Faso, du Nigeria et certains mouvements armés, mais le dialogue ne pourra durer éternellement». Cette semaine, le comité des chefs d'états-majors de la Cédéao, réuni à Abidjan, a proposé la constitution d'un contingent de près de 3 300 hommes, détaille M. Ouattara.

«Dans un premier temps, il s'agira de déployer des gendarmes et des policiers. Puis des militaires». «Nous demanderons un appui logistique notamment à la France et aux Etats-Unis. Je parle d'un appui logistique, matériel, je parle également de conseillers. Nous ne disposons pas non plus d'une aviation de combat et nous en aurons besoin. A l'inverse, je n'envisage pas la présence de troupes au sol qui ne soient pas africaines», poursuit-il.

Donc pour rassurer Alger, Ouattara refuse des troupes occidentales sur le sol africain, mais demande un soutien logistique expressément à la France et aux Etats-Unis, notamment des avions de reconnaissance et de combat.

Mais Ouattara n'a pas dit qui piloterait ces avions. A l'inverse d'Ouattara, le soutien logistique des puissances occidentales invoqué par Alger à maintes reprises, se limite au renseignement et à la couverture satellitaire pour pister les groupes terroristes.

Par ailleurs, l'Algérie insiste sur un élément fondamental : l'impérative distinction entre les groupes terroristes présents dans la région du Sahel et qui se seraient regroupés dans le nord du Mali et les populations Touarègues ainsi que les mouvements politiques comme le Mnla qui expriment des revendications identitaires, politiques et socio-économiques claires.

Tout en reconnaissant la légitimité des revendications des droits politiques et sociaux économiques des Touareg de l'Azawed, l'Algérie ne reconnaîet pas la sécession proclamée par le Mnla et défend mordicus l'intégrité territoriale et politique du Mali.

Cette distinction entre les différentes forces armées, actives dans le nord du Mali n'est pas explicite dans le discours des dirigeants de la Cédéao d'où les réserves de l'Algérie et sa prudence.

Pour les autorités maliennes, avant et après le coup d'Etat, il s'agit de nettoyer le nord du pays de tous les groupes armés qu'ils soient d'Aqmi ou du Mnla. L'avènement d'Ansar Eddine et du Mujao a compliqué la donne d'autant plus que les Arabes de Tombouctou avec d'autres ethnies, ont créé des organisations armées pour libérer le nord du Mali des intégristes et des terroristes.

A ce titre, et connaissant la nature des groupes armés, terroristes, l'Algérie plaide pour la prudence et la sagesse dans le traitement de ce genre de situation, car désormais, les terroristes sont en milieu urbain parmi les populations civiles.

Ainsi, toute intervention militaire classique, même des pays du champ, qui ne prenne pas en compte ces données, risque de se transformer en carnage et en bourbier politico-sécuritaire.

La France en campagne dans la Sahel

Faisant fi de ces éléments déterminants, Paris continue à mener campagne auprès de certains pays sahelo-sahariens pour les convaincre de l'option d'une intervention militaire de la Cédéao dans le nord du Mali.

Dans cette perspective, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a fait une tournée qui l'a conduit au Niger, au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad.

«L'urgence aujourd'hui c'est de stabiliser les institutions, stabiliser Bamako» alors qu'«on est dans un processus très fragile», souligne un diplomate sous couvert d'anonymat.

«On commence par regarder vers le Sud, après on regardera vers le Nord», renchérit un autre diplomate, en allusion à un éventuel recours à la force contre ces groupes qui compteraient, selon Paris, non pas «des effectifs considérables», mais «quelques centaines» d'hommes.

Les pays où Laurent Fabius s'était rendu, «sont des pays exposés, qui se sentent vulnérables» à la crise au Sahel, a indiqué un diplomate.

Mardi dernier, devant des députés, Fabius avait expliqué vouloir «une coopération accrue avec (le Niger) qui est à la fois très, très pauvre et en même temps, dont les dirigeants, que nous avons reçus à Paris, sont apparus vraiment comme des gens dignes de confiance». «Nous ferons tout ce que nous pourrons pour les aider», avait insisté le ministre.

Lors de sa rencontre avec Driss Deby, président tchadien. Fabius a eu les assurances du Tchad qui a fait part de sa disponibilité pour concourir à une solution de la crise au Mali, a-t-on expliqué de source diplomatique, en relevant que ce pays dispose d'une certaine «capacité militaire».

Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur français, Manuel Valls a visité, jeudi dernier, le Maroc et a abordé la situation dans le Sahel avec son homologue marocain. Le Maroc et la France sont «préoccupés» par la situation sécuritaire dans «l'ensemble du Sahel et du Sahara», a déclaré, jeudi dernier, le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls.

«Nous sommes préoccupés par cette situation», a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à Rabat avec son homologue marocain Mohand Laenser. M. Valls a souligné que concernant le Sahel la «coopération (bilatérale) policière et du renseignement se poursuit de la manière la plus intense et la plus forte», ajoutant que la lutte antiterroriste est une «priorité que toutes les démocraties partagent».

M. Laenser a de son côté réaffirmé la volonté du royaume de continuer à lutter contre les «clandestins et les trafics». «Nous faisons un travail très intéressant, nous avons une coopération très fructueuse avec l'Espagne et la France et nous continuerons à la développer», a-t-il dit.

Sur le Sahara occidental, M. Valls a réaffirmé que «la position de la France sur ce point ne change pas. Il faut de la stabilité». La France appuie le plan d'autonomie proposé par le Maroc au Sahara occidental
http://www.afriquejet.com/cedeao-vers-une-aventure-militaire-dans-le-nord-2012073142553.html






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mer 26 Sep - 11:00

Le Mali en appelle à l'ONU pour reconquérir le Nord

Citation :
Après des semaines d'atermoiements et nombre de signaux contradictoires, le Mali s'est finalement résolu, lundi 24 septembre, à demander l'aide de l'ONU pour pouvoir espérer reprendre un jour militairement le contrôle du nord du pays tombé depuis six mois entre les mains de groupes islamistes lourdement armés. Cette démarche importante, soutenue à bout de bras par Paris, n'annonce pas pour autant la fin prochaine d'une crise malienne menaçant chaque jour davantage la stabilité régionale.

La décision malienne ouvre la voie au déploiement de cinq bataillons (3 300 militaires) fournis par les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, l'organisation régionale). Elle se faisait attendre depuis des mois. Mais lundi à New York, en marge de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a enfin pu annoncer que le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a demandé au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, une résolution du Conseil de sécurité autorisant "l'intervention d'une force militaire internationale afin d'aider l'armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées". Selon le chef de la diplomatie française, le "Mali souhaite la présence immédiate de cette force".





"Pour la première fois, une espérance se lève", a soupiré M. Fabius. Il y a peu en effet, le Mali appelait à l'aide mais refusait de voir des troupes étrangères stationner à Bamako. Sous couvert de défendre sa souveraineté nationale alors que le pays est dans un état de décomposition avancé. Dimanche, le Mali a finalement cédé à la pression de la Cédéao qui, depuis des mois, soutient le principe d'une intervention militaire au nord du Mali pour limiter tout risque de contagion régionale.

CASSE-TÊTE OPÉRATIONNEL

L'accord, sorti aux forceps et dont plusieurs points restent à finaliser (définition de la chaîne de commandement et du concept opérationnel de l'intervention militaire), servira de base à la future résolution qui sera proposée au plus vite au vote des quinze membres du Conseil de sécurité.
Si elle est adoptée, le plus dur restera à faire. "La Cédéao a beaucoup de mal à réunir les 3 300 soldats promis, d'autant que les desiderata financiers des chefs d'Etat potentiellement contributeurs sont énormes et que pas mal de leurs armées sont en limite de rupture", indique une source proche du dossier.

Se posera ensuite un casse-tête opérationnel. Bamako veut que l'armée malienne soit en première ligne. Sauf qu'il faudra d'abord en reconstituer la base sur les ruines de sa débandade lors de l'offensive rebelle de la mi-janvier, et que des clans se déchirent sa dépouille depuis le coup d'Etat militaire du 22 mars. Et rien ne dit que ses forces, appuyées par le contingent de la Cédéao, seront capables de reconquérir le Nord aux mains de quelque "6 000 combattants islamistes", selon l'évaluation d'un haut responsable français. Conscients de leurs faiblesses, la Cédéao et le Mali attendent d'ailleurs un soutien matériel massif et multiforme (formation, renseignement, aviation de transports et de combats...) de la part de la France, principalement.

Or, si la France est très préoccupée par la situation au Mali – elle est à l'origine du sommet sur le Sahel convoqué en marge de l'Assemblée générale de l'ONU le 26 septembre –, elle ne souhaite pas non plus se mettre trop en avant. Pour trois raisons : échapper aux accusations de réflexes néocolonialistes, ne pas alourdir le dossier des quatre otages français détenus au nord du Mali par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et éviter d'apparaître va-t-en-guerre contre des groupes islamistes à l'heure de spasmes anti-occidentaux dans le monde musulman.

"LA CIBLE D'UN NOUVEAU 11-SEPTEMBRE POURRAIT ÊTRE LA FRANCE"

Dans le même temps, le risque terroriste contre des intérêts français dans le Sahel est jugé maximal. Un attentat contre l'ambassade de France à Nouakchott (Mauritanie) aurait déjà été déjoué récemment. Le Sahel est en train de devenir un sanctuaire de réseaux terroristes, et "demain, la cible d'un nouveau 11-Septembre pourrait être la France", s'inquiète un diplomate.

D'où l'effort de Paris pour se camper en "facilitateur" – "la France ne sera pas en première ligne", répète Laurent Fabius – et rallier des partenaires. Or, côté français, on explique avoir eu le plus grand mal à attirer l'attention de l'administration Obama sur cette zone. L'assassinat de l'ambassadeur américain en Libye, le 11 septembre, aurait contribué à mieux focaliser les esprits à Washington, "des éléments venus du Mali" ayant été associés à cette attaque, d'après un haut responsable français. Selon le centre de réflexion International Crisis Group (ICG), les Etats-Unis adoptent une attitude prudente, guidés par leur principe de non-collaboration avec des gouvernements issus de coups d'Etat, comme c'est le cas des actuelles institutions de transition au Mali.

La position américaine est pourtant "centrale", insiste-t-on de source française. Ne serait-ce que pour franchir l'étape du Conseil de sécurité. Il faut aussi convaincre les Russes, sur le thème de la lutte contre le terrorisme mondial, et leur assurer qu'il ne s'agit pas d'une opération de changement de régime, la hantise de Moscou depuis la guerre en Libye.

ATTITUDE AMBIGUË D'ALGER

Un jeu délicat semble être à l'œuvre entre Paris et Washington. Les Américains, tout en ayant déjà déployé des moyens de surveillance (drones) dans la région, souhaitaient ces derniers mois que la France "règle le problème" du Sahel, selon une source proche des milieux de défense français. A défaut, l'"Africa Command" américain entrerait en jeu à sa façon, jugée peu regardante sur les dégâts collatéraux. Quant aux Britanniques, ils ont récemment pris la mesure du risque de déstabilisation régionale, les yeux tournés vers leurs intérêts au Nigeria et en Sierra Leone, potentiellement menacés par la prolifération de groupes armés islamistes.

En revanche, l'attitude ambiguë d'Alger suscite un grand embarras à Paris. Mais l'Elysée veut éviter de polluer ses relations avec l'Algérie, opposée à une intervention armée au Mali. "L'Algérie, qui a tant souffert du terrorisme, adopte une politique pouvant être assimilée dans la région à de la bienveillance envers le terrorisme !", se désole un officiel français. Et de laisser entendre que, si l'Algérie se montrait constructive, le problème du Sahel pourrait être résolu rapidement et "sans engagement de moyens militaires non africains."

Natalie Nougayrède et Christophe Châtelot (avec Alexandra Geneste, à New York)

Le dispositif de la Cédéao prévu au Mali

Mandat Les troupes de la Micéma (Mission de la Cédéao au Mali) interviendront "sur le terrain du Nord (où) elles appuieront les troupes maliennes".

Les 3 300 soldats promis par la Cédéao, répartis en cinq bataillons, seront stationnés au sud, à Bamako ou dans sa plus proche périphérie, probablement la base de Koulikoro. Par ailleurs, une unité mixte police et gendarmerie d'une centaine d'hommes, assurera la sécurité de la représentation spéciale de la Cédéao et le QG de la Micéma à Bamako.

Pays contributeurs La Côte d'Ivoire, le Nigeria et le Burkina Faso sont pressentis pour fournir l'essentiel des troupes.

Aide étrangère La Cédéao et le Mali comptent sur une aide de la part de pays extérieurs à cette organisation. L'accord évoque notamment l'appui aérien demandé à la France. Paris a promis une aide logistique (transport, renseignements, formation...). Les Etats-Unis et les Britanniques seraient mis à contribution.


Un émissaire de l'ONU pour le Mali ?

Le président français, François Hollande, et le secrétaire général des Nations unies, BanKi-moon, ont évoqué, lundi 24 septembre à New York, la possibilité de nommer un émissaire de l'ONU pour le Mali.

La personnalité qui pourrait occuper cette fonction tout comme le moment que pourrait choisir Ban Ki-moon pour annoncer cette nomination n'ont toutefois pas été précisés lors de cette rencontre, selon l'entourage de M. Hollande qui devait prononcer, mardi, son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Paris espère que la conférence internationale sur le Sahel que réunira, mercredi, à New York, Ban Ki-moon, marquera un "tournant important" dans ce dossier
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/09/25/le-mali-en-appelle-a-l-onu-pour-reconquerir-le-nord_1765265_3212.html






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MessageSujet: les Etats Unis et l'Algérie ^du même avis pour une solution politiqueet diplomatique à la crise malienne   Lun 1 Oct - 15:36

szalut
Citation :
du même avis pour une solution politique en Afrique subsaharienne les Etats Unis et l'Algérie rejettent tout engagement armé










LE JOURNAL LE TEMPS D'ALG2RIE

























30-09-2012



Ils félicitent l'Algérie pour ses actions humanitaires en Afrique
Les Etats-Unis pour une solution «politique et diplomatique» à la crise malienne

Les Etats-Unis rejoignent la position algérienne pour ce qui est des modalités de règlement de la crise au nord du Mali. Les Etats-Unis sont pour une solution «politique et diplomatique» à la crise qui secoue le nord du Mali depuis plusieurs mois, a indiqué, en effet, hier, à Alger le général Carter F. Ham, commandant en chef de l'Africom (commandement des forces armées américaines en Afrique).
«La seule alternative qui ne pourrait pas exister, c'est la présence militaire américaine dans le nord du Mali», a ajouté le général Ham dans une conférence de presse qu'il a animée hier au siège de l'ambassade américaine à Alger.

Le général américain a ajouté que «l'un des aspects-clés dans la résolution de la crise malienne, c'est de faire la distinction entre les groupes armés dans cette région et définir ceux qui sont terroristes et ceux qui ne le sont pas». Le commandant en chef de l'Africom a, par la même occasion, salué la «présence très efficace» de l'Algérie, grâce notamment à l'aide humanitaire qu'elle ne cesse de fournir aux populations réfugiées dans la région.

La position américaine contredit celle de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de la France qui ont exprimé leur souhait d'une intervention militaire au nord du Mali «pour déloger» les groupes islamistes armés. L'Algérie a, depuis le début de la crise, exprimé son adhésion à une solution pacifique et politique pour régler le problème. Une position réitérée par le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, dans son intervention récente à l'ONU.

Par ailleurs, le président de la République Abdelaziz Bouteflika a reçu, hier à Alger, le général Carter Ham, commandant en chef de l'Africom. L'entretien s'est déroulé à la résidence Djenan El Mufti en présence du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia, du ministre délégué chargé des Affaire maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, et du général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP).

La visite du commandant en chef de l'Africom à Alger s'inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays et se tient à la veille de la session du dialogue stratégique Algérie-Etats-Unis qui aura lieu à Washington le 19 octobre prochain.

A. Mohamed



http://www.letempsdz.com/content/view/79352/1/
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Lun 1 Oct - 16:08

Citation :
les Etats Unis et l'Algérie rejettent tout engagement armé

oui mais bon si l'Algérie veut se débarasser des terroristes part la même occasion,
c'est le moment ou jamais,
la présence Militaire Américaine NON aprés pour les délogé "ouf" avec les USA c'est plutôt du provisoire difinitif,
Présence militaire Algérienne OUI L'Algérie reste correcte avec ces amis voisin Africain .
les chasseurs Algérien survole bien le territoire Maliens a la frontiére .
la video des chasseurs algérien






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MessageSujet: l'Allemagne et la France écartent l'envoi de militaires au Mali   Mar 2 Oct - 11:39

bonjour à tous

Citation :
Pas de militaires au Mali disent la France et l'Allemagne en ce qui les concernent

Paris et Berlin écartent l’envoi de troupes de combat au Mali
01/10/2012 12:09:00financier
Taille de la police:
La France et l’Allemagne ont écarté lundi l’envoi de troupes de combat au Mali tout en soulignant leur disposition à apporter «un soutien logistique» à une éventuelle mission africaine dans le nord de ce pays, occupé depuis plusieurs mois par des groupes armés. «Nous allons expertiser entre Français et Allemands, mais aussi au sein de l’Union européenne, la manière dont nous pourrions soutenir la logistique et la formation, l’accompagnement d’une initiative qui serait prise par les Africains au Mali», a dit le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Pour autant, «aucun d’entre nous ne songe à une intervention militaire de combat», a assuré de son côté, le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle lors d’un point de presse après une rencontre à quatre entre les ministres français et allemands de la Défense et des Affaires étrangères à Müllheim (sud-ouest de l’Allemagne). «Il faut que le commandement d’une telle opération soit assuré par les Africains, et que l’ONU donne son accord», a-t-il ajouté. L’enjeu est d’empêcher le nord du Mali, actuellement contrôlé par des groupes armés, de devenir un «refuge pour terroristes», selon M. Westerwelle. Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a appelé samedi les Occidentaux à intervenir militairement dans le nord du Mali en envoyant avions de combat et forces spéciales.
R.LF
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 2 Oct - 16:07

exacte pas de militaire occidentaux,
Hollande la précisé il faut que cela soit réglé par les pays africain,






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Dim 14 Oct - 11:29

[center]Nord du Mali : ce qui bloque une intervention extérieure
Citation :
Ce vendredi 12 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution qui constitue une étape importante (à défaut d’être décisive) pour l’avenir du nord du Mali.



Le règlement de la crise semble difficilement possible sans une intervention extérieure. Mais cette éventualité se heurte à l’intransigeance de l’Algérie, mais aussi à la prudence des Américains.



L’Algérie a affiché de la résistance à l’envoi d’une force étrangère pour la libération du nord du Mali. Les Algériens ne veulent pas être mis hors du jeu pour la résolution du conflit dans cette région.



Tous les accords de paix avec des rebellions touarègues au Mali ont été signées avec la médiation de l’Algérie, y compris le dernier qui date de 2006. Donc, pour les Algériens, il n’est pas question de faire autrement cette fois-ci. Et Alger ne voit pas d’un bon œil la médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), menée par les Burkinabè.



Au-delà des susceptibilités, Alger craint également qu’un trop plein d’agitation à proximité immédiate de ses frontières n’ait des répercussions à l’intérieur de son territoire. Il ne faut pas oublier que, même si l’Algérie n’affiche pas sa diversité, il existe dans ce pays des identités régionales et linguistiques diverses, notamment des Berbères et des Touaregs. Et puis, Alger s’est à peu près débarrassé de ses islamistes depuis une dizaine d’années, depuis qu’ils sont dans le Sahara. Alger n’a pas envie de les voir revenir à la faveur d’une agitation militaire au sud de sa frontière.



Autre élément à considérer : Alger considère que cette zone est son pré carré, et qu’il n’est pas question que les Occidentaux, et en particulier les Français, s’en mêlent.



Alger demeure incontournable



La plupart des experts estiment néanmoins que la libération du nord du Mali n’est pas possible sans la participation de l’Algérie, ne serait ce qu’à cause de la frontière entre les deux pays, longue de 1 400 km, et qui peut être fermée ou poreuse. La position algérienne a évolué ces derniers temps à ce sujet, notamment à cause de l’enlèvement à Gao de sept de ses diplomates en avril dernier, et encore plus depuis que le Mujao a annoncé avoir exécuté un diplomate algérien en septembre. Cela a probablement poussé Alger à ne plus être tenté par un statu quo du style : « ces agissements n’ont pas lieu chez moi, donc ce n’est pas mon problème ».




Alger a depuis longtemps des contacts avec Ansar Dine. Iyad ag Ghali est bien connu des services algériens, puisqu’il est le chef touareg incontournable depuis les années 1990. L’Algérie se sert de ces contacts pour faire comprendre à Bamako qu’elle est incontournable. Et ces derniers temps, il est notable que des contacts ont eu lieu à Alger entre Ansar Dine et des Maliens. Des contacts officieux mais bien réels.



De plus, le ministre nigérien de la Défense est allé à Alger, ainsi que le chef du Commandement unifié de l’armée américaine pour l’Afrique (Africom). Et mardi 10 octobre, le ministre algérien des Affaires africaines est venu à Paris pour y voir notamment Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. Cette semaine, le même ministre a effectué une tournée à Nouakchott, Bamako, Niamey. Donc, au moment où l’on parlait d’une résolution des Nations unies sur le Mali, la diplomatie algérienne s’emballait et mettait clairement sur la table son point de vue en faveur d’une solution négociée à sa façon.



La révolution ayant été finalement votée au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie va-t-elle s’y conformer, et par exemple, apporter son aide sous forme d’une fermeture de ses frontières ? Les experts et les diplomates estiment que « oui », Alger se conformera à la résolution. Les Algériens peuvent également être sensibles à des pressions de la Commission africaine, avec laquelle elle a de bonnes relations.



Enfin, Alger a de bonnes relations avec les Etats-Unis, du moins sur le dossier du terrorisme. La position prudente des Etats-Unis convient tout à fait à Alger. Les Américains pourraient par exemple amener Alger, en cas de nécessité, à laisser des avions survoler son territoire…



Les Américains dans l’attente d’un calendrier



Les Etats-Unis conditionnent pour leur part l’intervention militaire des Nations unies à la tenue d’élections. D’après sa doctrine de politique étrangère, Washington ne peut pas collaborer avec un gouvernement qui n’est pas démocratiquement élu, a fortiori avec un gouvernement issu d’un coup d’Etat, que cette collaboration consiste en une aide militaire ou une aide financière. L’aide américaine au Mali a d’ailleurs été suspendue au lendemain du coup d’Etat. Et les accords de coopération militaire aussi. Officiellement, Washington ne peut donc pas affirmer autre chose.



Reste que 350 000 Maliens sont réfugiés à l’étranger, et ne pourraient donc pas voter en cas d’élections. Dans ces conditions, un scrutin serait évidemment contesté. C’est ce que les Maliens et les Européens ont fait comprendre aux Américains. Les Américains avancent aussi comme argument que toute décision - et notamment tout accord de sortie de crise signé par un gouvernement non légitime - pourra à tout moment être contesté. Bamako est donc obligé d’entendre le message des Américains, et de ne pas négliger la stabilisation des institutions, la mise en place d’un calendrier de retour à l’ordre constitutionnel, et surtout le retour des militaires maliens dans leur caserne.



En ce qui concerne une intervention de l’ONU, au cas où le Mali serait dans l’incapacité d’organiser ces élections, les Etats-Unis n’utiliseraient certainement pas leur droit de veto. D’autant que le point de vue américain a évolué ces derniers mois sur la situation au Mali. Il y a quelques mois encore, Washington n’avait pas envie de se mouiller dans ce dossier. Les Américains avaient l’impression que le danger était assez relatif et surtout circonscrit. Mais il y a eu la pression des Européens, et surtout l’affaire de l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi. Les Américains ont alors pris la mesure du danger extrémiste dans la région.


Pour une solution diplomatique



Il demeure néanmoins très hautement improbable, et pour ainsi dire exclu, que les Américains envoient des hommes dans une opération de maintien de la paix au Mali. D’autant que, depuis la Somalie, les Américains ne participent à des opérations de maintien de la paix que sous commandement américain, et jamais sous commandement onusien. Il y a cependant d’autres formes possibles de participation : formation, aide logistique ou matériel, et surtout renseignement. La presse américaine fait d’ailleurs état d’un débat sur l’éventuelle utilisation de drones pour surveiller la zone, voire pour des attaques ciblées.



Lors de sa récente visite en Algérie, le général Carter Ham, haut commandant de l’Africom, a pour sa part déclaré vouloir privilégier une solution diplomatique. Il a dit très exactement : « la situation au Nord-Mali ne peut être réglée que de manière diplomatique ou politique. Il y a une composante militaire qui fera partie d’un tout et jouera un rôle bien précis dans la résolution du conflit ». Autrement dit, le volet diplomatique n’exclut pas le volet militaire et réciproquement

http://maliactu.net/nord-du-mali-ce-qui-bloque-une-intervention-exterieure/
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Sam 22 Déc - 11:05

Le Conseil de sécurité veut un retour à l'ordre à Bamako : Feu vert pour une intervention militaire au Mali

Citation :
Le Conseil de sécurité a adopté, jeudi, une résolution autorisant une intervention militaire au nord du Mali pour le débarrasser des groupes terroristes. Mais cette autorisation s'accompagne d'exigences politiques portant notamment sur la tenue d'élections présidentielles au Mali avant avril 2013, et l'ouverture d'un cadre pour des «négociations crédibles» avec les groupes touaregs qui doivent se dissocier clairement d'Aqmi et du Mujao.

Le Conseil de sécurité a adopté, à l'unanimité, une résolution autorisant «pour une période initiale d'un an» le déploiement d'une force internationale au Mali tout en exerçant une forte pression pour un retour à l'ordre constitutionnel par la tenue d'élections présidentielles avant avril 2003 et l'ouverture de négociations crédibles avec les Touaregs. Il n'y a aucun calendrier précis pour le début de l'intervention militaire dans la résolution du Conseil. Elle fixe, par contre, une échéance très précise pour une remise en ordre à Bamako qui doit lancer un «dialogue politique pour rétablir pleinement l'ordre constitutionnel», notamment en organisant des élections présidentielles et législatives avant avril 2013. Elle invite aussi les autorités maliennes de transition à engager des négociations «crédibles» avec les groupes présents dans le nord du pays, essentiellement les Touaregs, qui se dissocieront des «organisations terroristes» contrôlant cette région, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique et le Mujao. Sans que cela soit des conditions, il y a clairement dans l'agenda fixé par le Conseil de sécurité une insistance sur des préalables politiques avant l'intervention militaire. L'insistance des pays de la Cédéao sur une intervention «immédiate» n'est pas avalisée par le Conseil de sécurité qui semble plutôt suivre les recommandations de Romano Prodi indiquant, sur la base d'une évaluation d'experts, qu'une intervention militaire ne pouvait avoir lieu avant l'automne 2013.

RETOUR AU «PREALABLE DE BAMAKO»

Le Conseil de sécurité a par contre clairement rétabli ce qu'on a appelé de «préalable de Bamako», à savoir un retour clair à l'ordre constitutionnel et la fin de la mainmise des putschistes, qui ne sont pas des «ex», sur la partie du sud du Mali. Le Conseil de sécurité n'a d'ailleurs pas manqué de dénoncer les circonstances du dégommage du Premier ministre et de la dissolution du gouvernement malien, le 11 décembre, et a exigé, «à nouveau, qu'aucun membre des forces armées maliennes ne s'immisce dans les activités des autorités de transition et se déclare disposé à étudier, le cas échéant, les mesures qu'il pourrait convenir de prendre à l'encontre de ceux dont les agissements compromettent la paix, la stabilité et la sécurité, y compris ceux qui empêchent l'instauration de l'ordre constitutionnel au Mali». Dans l'atmosphère qui règne à Bamako sous l'emprise de la faction armée de Sanogo, la forte insistance sur la tenue d'un retour à l'ordre constitutionnel renvoie la balle aux responsables politiques maliens. Dans le même temps, les autorités de transitions maliennes sont invitées à mettre en place rapidement «un cadre de référence crédible pour les négociations avec toutes les parties se trouvant dans le nord du pays qui ont rompu tout lien avec une organisation terroriste, tout particulièrement avec Aqmi et avec les groupes y affiliés, dont le Mujao, et qui acceptent sans conditions l'unité et l'intégrité territoriale de l'Etat malien».

«CHERCHER LA PAIX AVANT DE COMMENCER L'ACTION MILITAIRE»

En parallèle à ces objectifs politiques, il faudra reconstruire l'armée malienne et entraîner les troupes de la Cédéao appelée à faire partie de la «Mission internationale de soutien au Mali (Misma). L'intervention de ces forces qui n'aura pas lieu en tout cas avant l'automne 2013 reste conditionnée au fait que le Conseil de sécurité doit s'estimer «satisfait» de l'état des préparatifs (entraînement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain), avant qu'elle ne puisse se déployer au Nord. Le Conseil insiste aussi sur l'impératif de réduire l'impact de l'opération militaire sur la population civile. Des précisions et des quasi-conditions conformes au discours de Romano Prodi indiquant que la préparation d'une action armée doit être «crédible» et il faut identifier «tous les moyens pour chercher la paix avant de commencer l'action militaire». L'opération devrait coûter dans les 200 millions de dollars. Sur le fond, le Conseil de sécurité a avalisé l'option d'une intervention militaire mais il a mis une forte pression pour une remise en ordre à Bamako.
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5177089






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 1 Jan - 13:56

le MUJAO s’approche de l’Algérie … en vue d’une attaque ?

Citation :
Selon la presse algérienne, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) étend sa présence dans la zone du Sahel.

Il s’approcherait même chaque jour un peu plus de la frontière algérienne en s’installant dans la région d’El-Khalil, à une vingtaine de kilomètres de la localité algérienne de Bordj Badji Mokhtar et à 400 km de Kidal (Nord-Est du Mali). C’est la première fois que les éléments de cette organisation terroriste se déplacent vers la région de Kidal … et se trouvent ainsi aussi près de l’Algérie.

Selon RFI, le mouvement islamiste vient même de prendre le contrôle de la localité d’Inhallil, ville située près de Kidal. « Profitant de l’occasion » pour renforcer ses rangs et son armement : le mouvement islamiste étant ainsi parvenu à s’emparer d’une vingtaine de véhicules ainsi que d’armes lourdes appartenant à des bandes organisées. Ainsi que de la drogue … le Sahel étant devenu une région de transit d’une énorme quantité de cocaïne et de cannabis, trafic « facilité » par les nombreuses connexions entre les groupes salafistes armés d’Aqmi et les trafiquants de drogue.

A l’heure actuelle, on ignore encore la quantité de drogue prise mercredi par les salafistes du Mujao ainsi que sa provenance.

Plus inquiétant encore : l’un des chefs du MUJAO, Abou Walid Sahraoui présenté comme son porte-parole, a annoncé son souhait d’installer dans la région des « bastions jihadistes » dont l’objectif clairement affiché serait d’ « attaquer l’Algérie voisine ».

Toujours selon la presse algérienne, de l’autre côté de la frontière malienne, l’Algérie compte bien ne pas se laisser faire. Le quotidien El Khabar rapporte ainsi dans son édition du 23 décembre que l’armée de terre algérienne, les forces aériennes, la gendarmerie nationale et les forces d’opérations spéciales s’entraînent depuis un mois pour conduire des opérations à grande échelle contre les groupes armés s’ils venaient à attaquer l’Algérie. Selon des sources sécuritaires, ces manœuvres devraient se poursuivre pendant toute une année.

Précisons également que depuis le début du mois de décembre, le ministère algérien de la Défense a mobilisé des forces terrestres dans les zones du Sud. Toujours selon la presse algérienne, des véhicules militaires et du matériel lourd ont été envoyés dans les régions frontalières de l’Adrar, de Tamanrasset et d’Illizi.

L’Algérie envisage de mettre en œuvre un plan de protection le long de sa frontière Sud avec les pays du Sahel.

Les services de renseignement algériens luttent également actuellement contre les tentatives terroristes d’entrée sur le territoire national et les projets de recrutement parmi les djihadistes algériens.

Sources : presse algérienne, RFI
http://www.leblogfinance.com/2012/12/mali-le-mujao-sapproche-de-lalgerie-en-vue-dune-attaque.html






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Sam 5 Jan - 13:43

CRISE AU MALI: LE RETRAIT D'ANSAR EDDINE

L'Incitation à la guerre
Citation :
Quel impact aura ce retrait sur le déploiement d'une force armée internationale prévu au Mali, adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU le 20 décembre dernier?

Sous prétexte de la «mauvaise foi manifeste des autorités maliennes», l'organisation armée, Ansar Eddine, dirigée par Lyad Ag Ghali qui occupe une partie du nord du Mali, renonce à la cessation des hostilités. Dans un communiqué rendu public jeudi dernier, selon une agence de presse mauritanienne, cette organisation annonce le retrait de son «offre de cessation des hostilités conclue aux termes des négociations menées à Ouagadougou autour du président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur pour l'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne».
Pourtant, cette formation de tendance islamiste s'est dite prête, le 21 décembre dernier, à Alger, à mettre un terme aux hostilités avec les autorités maliennes, en signant un accord commun avec le Mouvement national pour la libération de l'Azawad, afin de permettre le développement du processus des négociations pour une sortie de crise sans le recours à la force et notamment pour préserver l'intégrité territoriale du Mali menacé d'une partition.
Dans ce même communiqué, le leader d'Ansar Eddine incrimine le gouvernement malien, «de mépriser cette offre à laquelle il n'a jamais répondu positivement». Il ira encore plus loin dans ses accusations en soulignant que «Bamako, mène une campagne sans précédent en recrutant des mercenaires pour écraser les populations du nord du Mali». Cette sortie fortuite d'une organisation aussi armée que le Mujao et Al Qaîda au Maghreb islamique, incite à des interrogations, notamment en raison du fait qu'elle intervient au lendemain de la remise d'une plate-forme politique au président burkinabé, Blaise Compaoré. Quel impact aura le retrait d'Ansar Eddine sur le déploiement d'une force armée internationale prévu au Mali, adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU le 20 décembre dernier? Quelles conséquences sur les négociations? Cette organisation sera-t-elle assez audacieuse pour renouer ses liens avec les deux organisations terroristes contre lesquelles est prévue une intervention armée? Selon des stratèges bien avertis, le but est justement d'impliquer Ansar Eddine en tant qu'organisation terroriste qu'il faut combattre conjointement avec Al Qaîda au Maghreb islamique et le Mujao.
Le faux pas d'Ansar Eddine va certainement accélérer le processus de l'intervention militaire revendiquée par la Cédéao et que soutient la France. En accusant le pouvoir central malien de manquer de sérieux et de jouer les va-t-en guerre! N'est-il pas un facteur déterminant pour enclencher au plus vite le déploiement des forces étrangères au Mali. Néanmoins, Ansar Eddine prévient sur sa disponibilité de participer à toute relance sérieuse relative au processus des pourparlers, tout en appelant les «Maliens du Sud à se débarrasser du joug de l'État infidèle», Ansar Eddine faisant allusion à la France.
Dans son communiqué, le chef d'Ansar Eddine ne manquera pas de soutenir les arguments critiques suivants: «Alors que les négociations étaient menées à Ouagadougou afin d'essayer de rassembler les enfants du pays par le dialogue, le gouvernement malien essayait de rentrer dans une guerre dévastatrice à travers des coups médiatiques en faisant l'étalage de ses armes et en se liant à des combattants, notamment d'anciens mercenaires impliqués dans des conflits au Libéria, en Sierra Leone et en Côte-d'Ivoire, en plus d'exploiter la haine ethnique des milliers de miliciens pour mener le pays vers une guerre civile».
En outre, il accusera ainsi les autorités maliennes. «Les efforts diplomatiques du gouvernement malien étaient inégalés dans le but de convaincre la communauté internationale d'intervenir par la force pour détruire la population dans les Azawad». Le retrait d'Ansar Eddine impose en tout cas un retour au point zéro! Et tout indique que les ingrédients d'un déploiement militaire étranger interviendra hâtivement!

http://www.lexpressiondz.com/internationale/166686-l-incitation-a-la-guerre.html
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Sam 12 Jan - 16:17

Intervention militaire au Mali : un pilote français tué lors d'un raid aérien
L'intervention militaire de la France au Mali a coûté la vie à l'un de nos soldats. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a révélé ce samedi qu'un pilote d'hélicoptère français, Damien Boiteux, a été tué lors du raid aérien mené vendredi par l'armée tricolore à Konna, cette ville du centre du pays (à 700 km de Bamako) que des insurgés islamistes avaient pris d'assaut la l'information du New York Times selon laquelle un hélicoptère français a été abattu.
Les clés de l'intervention française au Mali

Lancée vers 16 heures aux côtés de l'armée malienne pour l'aider à repousser l'avancée des jihadistes, en réponse à l'appel au secours de Bamako, cette opération avait pour cible «une colonne de terroristes se dirigeant vers les villes de Sévaré et Mopti après avoir pris Konna», a expliqué le ministre. Elle a permis la destruction de plusieurs unités «terroristes» et «stoppé leur progression», a-t-il assuré.

Tué par une arme légère

Le pilote, qui appartenait au 4e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau, a été mortellement «blessé par une arme légère d'infanterie» alors qu'il se trouvait à bord d'un engin de type Gazelle, a précisé Jean-Yves Le Drian. Il n'est pas mort sur le coup et a d'abord été évacué vers la structure médicale la plus proche «avant de succomber à ses blessures».

Le président de la République François Hollande n'a pas tardé à lui rendre hommage. Dans un communiqué publié samedi, il a fait part de «sa vive émotion» et adressé à sa famille et à ses proches «ses sincères condoléances»: «Son action a contribué à arrêter l'avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires», a-t-il rajouté, avant de saluer «le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes». Même «grande émotion» chez le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a également insisté sur «le courage sans faille de nos militaires engagés aux côtés des forces armées maliennes».







http://www.leparisien.fr/international/intervention-militaire-au-mali-un-soldat-francais-tue-dans-un-raid-aerien-12-01-2013-2475343.php






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mer 23 Jan - 11:05

La France cible Aqmi à Tombouctou
Citation :
L'aviation française a visé un «centre de commandement» d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à Tombouctou, ville du nord-ouest de Mali, pays vers lequel les Etats-Unis ont annoncé mardi avoir commencé à transporter troupes et équipements français. La France s'est attaquée directement à Aqmi, le plus important des trois groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali, en visant notamment «un centre de commandement des terroristes» près de Tombouctou, selon des sources concordantes françaises. Aqmi a été délibérément visé lors de cette attaque, selon une source proche du gouvernement français. Lundi, le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées françaises, s'était borné à confirmer des frappes aériennes françaises «à la périphérie» de Tombouctou. La France a dans le même temps bénéficié d'un soutien de taille de la part des Etats-Unis: «A la demande du gouvernement français, nous avons commencé à affréter par les airs de l'équipement et du personnel de la France vers le Mali», a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée américaine, sans autre précision. Washington, qui fournit déjà une aide en matière de renseignements à l'intervention française, avait annoncé la semaine dernière qu'elle mettrait prochainement à la disposition de la France des avions de transports, excluant toutefois l'envoi de troupes.Plus de 2.150 soldats français sont déjà déployés au Mali pour combattre les groupes islamistes armés, un chiffre qui va augmenter dans les prochains jours.Onze jours après le début de l'intervention militaire française qui a donné un coup d'arrêt à la progression des islamistes vers le Sud, le chef d'état-major de l'armée malienne a estimé que la «libération» de deux des principales villes dans le nord du Mali, pourrait «ne pas prendre plus d'un mois».»Notre objectif est la libération totale des régions du nord du Mali. Si les appuis sont conséquents, cela ne dépassera pas plus d'un mois pour Gao et Tombouctou», a déclaré le général Ibrahima Dahirou Dembélé, interrogé par Radio France Internationale (RFI). Gao (1.200 km de Bamako) et Tombouctou (900 km de la capitale) sont contrôlées depuis plus de neuf mois par des groupes islamistes armés, qui y ont multiplié les exactions. Mardi matin, des soldats maliens parcouraient les rues de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, comme ils l'avaient fait la nuit précédente, a constaté un journaliste de l'AFP. Comme annoncé, les soldats français, qui avaient aidé lundi les Maliens à reprendre Diabali tombée aux mains des islamistes le 14 janvier, se sont retirés de la localité dans la soirée. L'armée française semble réticente à stationner dans les villes: une fois reprises aux islamistes, elle préfère en laisser le contrôle à l'armée malienne.

«PAS UNE AGRESSION CONTRE L'ISLAM»

C'est aussi le cas à Douentza, (800 km de Bamako), contrôlée depuis septembre par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), également reprise lundi par une colonne franco-malienne. Elle se trouve sur une route stratégique d'où peuvent être menées des opérations vers les grandes villes du Nord, Tombouctou, Gao et Kidal, prises fin mars 2012 par les groupes jihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ont mis en déroute l'armée malienne.

Plusieurs sources ont fait état d'un repli des islamistes vers Kidal (extrême nord-est), à 1.500 km de Bamako, près de la frontière algérienne. Et de nouveaux autres pays ont répondu aux demandes d'aide logistique et financière de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour le déploiement d'une force au Mali qui, à terme, sera composée de quelque 6.000 soldats africains. Pour sa part, l'Union européenne a proposé d'organiser une réunion internationale sur le Mali le 5 février à Bruxelles, avec la participation de l'Union africaine, de la Cédéao et de l'ONU.Et elle a annoncé mardi le déblocage de 20 millions d'euros supplémentaires d'aide pour le Mali, destinée aux personnes victimes de malnutrition dans le pays et aux réfugiés dans des pays voisins. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a récemment estimé à 150.000 le nombre de réfugiés chassés du Mali, et à 230.000 celui des déplacés. Rompant avec la quasi-unanimité de la communauté internationale, le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, s'est prononcé lundi contre l'intervention au Mali, «de nature à alimenter le conflit dans la région». Mais Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), principale organisation islamique d'un pays à 90% musulman, a estimé que l'intervention de la France n'était «pas une agression contre l'islam».
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5178338






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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 5 Fév - 22:30

Opération Serval
AML90



BMP1



des AK47 à la M4






Citation :
Mali : 1.880 Tchadiens à Kidal, la rébellion touareg dit collaborer avec Paris

Publié le mardi 5 fevrier 2013 | AFP

A Kidal, ancien fief des groupes islamistes dans le nord du Mali, dans le massif montagneux des Ifoghas, 1.800 éléments de l`armée tchadienne, le plus gros contingent africain dans le pays, sécurisent la ville, avec la volonté affichée d`affronter enfin les islamistes.

Dirigés par le fils du président tchadien Idriss Déby lui-même -le général Mahamat Idriss Déby- les Tchadiens "ont parcouru plusieurs milliers de
kilomètres sans tirer une seule cartouche, ils souhaitent affronter les islamistes retranchés dans les montagnes", explique une source militaire
tchadienne.

L`armée tchadienne "n`est pas étrangère à ce genre de chaînes de montagnes qui ressemblent à celles du Tibesti" (nord du Tchad), souligne cette source.

C`est en effet dans le Tibesti que, rompue à l`exercice, l`armée tchadienne avait, en 2004, mis en déroute le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) du célèbre Abderazak "el Para", dont le mouvement avait infiltré le Tchad.

Dans cette même région, les soldats tchadiens ont également traqué dix années durant, entre 1993 et 2003, la rébellion du Mouvement pour la
démocratie et la justice au Tchad (MDJT).

C`est aussi dans le Darfour soudanais que se sont illustrés les Tchadiens contre plusieurs rébellions, en se positionnant petit à petit comme l`une des meilleures armées de la région.

En décembre, juste avant de s`engager au Mali, l`armée tchadienne s`est également positionnée en "force d`interposition" en Centrafrique voisine, pour stopper la progression de la coalition rebelle du Séléka, qui s`était emparée de la majeure partie du pays avant de se retrouver aux portes de Bangui.

Une force reconnue dans la région

"On a fait appel au Tchad du fait de leur expertise, de leur combativité, de la valeur reconnue de leurs soldats", a pour sa part souligné le ministre
malien des Affaires étrangères Tiéman Coulibaly, lors d`un hommage appuyé au président tchadien Idriss Déby.

"D`un point de vue géographique, les soldats tchadiens et les soldats nigériens avaient un couloir de progression qui, dans notre stratégie, était
important", a précisé le ministre.

Forts d`une réputation qui n`est plus à faire dans la région, les éléments tchadiens, composés notamment de forces spéciales antiterroristes formées par l`armée américaine en 2004, "ont pour la plupart participé aux différentes opérations militaires au Tchad", précise la source miltaire tchadienne.

"Ce sont des troupes extrêmement aguerries au combat dans le désert, contrairement aux armées de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest" (Cédéao), relève Philippe Hugon, directeur de recherche à l`Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) en charge de l`Afrique.

"Ils supportent bien la chaleur extrême, ils savent que l`adversaire est très mobile, car c`est une guerre de pick-up, où les djihadistes se déplacent
tout le temps", ajoute le chercheur, soulignant que l`engagement tchadien au Mali "est une manière d`anticiper la lutte contre les djihadistes sur leur propre territoire".

Au total, c`est environ 2.000 soldats que le gouvernement tchadien a promis. Ils ne font pas partie de la Mission internationale de soutien au Mali
(Misma), mais agissent en coordination avec elle.

Kidal, à 1.500 km de Bamako, a longtemps été le bastion d`Ansar Dine. Mais, avant même l`arrivée dans la nuit du 29 au 30 janvier de soldats français qui ont pris le contrôle de l`aéroport, elle était passée sous le contrôle duMouvement islamique de l`Azawad (MIA, groupe dissident d`Ansar Dine) et du Mouvement national pour la libération de l`Azawad (MNLA, rébellion touareg).

Selon Paris, c`est dans cette région que seraient détenus les sept otagesfrançais au Sahel.

http://news.abamako.com/h/13363.html
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mer 6 Fév - 18:02

Mali: 1.800 Tchadiens à Kidal, des centaines d'islamistes tués selon Paris
GAO (Mali) (AFP)




Citation :
Quelque 1.800 soldats tchadiens sont arrivés en renfort des militaires français dans la région de Kidal (extrême nord-est malien), dernier fief des groupes islamistes armés, qui ont perdu des "centaines" de combattants depuis le début de l'intervention française, selon Paris.
Pour la première fois, les autorités françaises ont donné mardi soir un bilan des frappes aériennes et des combats qui opposent soldats français et maliens aux islamistes au Mali: "plusieurs centaines" de combattants islamistes ont été tués en plus de trois semaines d'intervention militaire.
Ils ont péri "lors des frappes aériennes" françaises sur des pick-up transportant des hommes ou du matériel de guerre et durant "des combats directs, frontaux à Konna (centre) et Gao (nord)", a précisé le ministère de la Défense.
Côté français, un officier français, pilote d'hélicoptères, a été tué le 11 janvier, premier jour de l'opération française. Bamako avait fait état mi-janvier de onze militaires maliens morts à Konna, mais n'a pas donné d'autre bilan depuis.



Sur le terrain, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont affirmé mardi qu'ils se "coordonnaient" dans le nord du Mali avec les forces françaises contre les "terroristes" islamistes en fuite.
Un porte-parole, qui a défendu le "réel engagement" du MNLA "dans la lutte contre le terrorisme", n'a pas donné de détails sur la façon dont le groupe coopérait avec les soldats français à Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, près de la frontière algérienne.
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a reconnu que les soldats français avaient, à Kidal "des relations fonctionnelles avec le MNLA".
"A partir du moment où le MNLA déclarera - il semble qu'il le fasse - qu'il n'est ni terroriste, ni scissionniste, et qu'il veut rentrer dans le dialogue interne au Mali qu'il faut engager, il sera à la table" des discussions, a-t-il ajouté.
Les soldats français contrôlent l'aéroport et la ville de Kidal elle-même est "sécurisée" par quelque 1.800 Tchadiens, selon Paris.
Kidal était un bastion du groupe islamiste armé Ansar Dine, mais elle est passée sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, dissidence d'Ansar Dine s'affirmant "modérée") et des rebelles touareg du MNLA juste avant l'arrivée de soldats français dans la nuit du 29 au 30 janvier.
Ces deux groupes ont apporté leur soutien à l'entrée en ville de soldats français, mais ont refusé la présence de militaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont ne fait pas partie le Tchad, par crainte d'exactions contre les Arabes et Touareg, souvent assimilés aux groupes islamistes.
Le MNLA a aussi fait mardi son entrée dans la ville de Ménaka, à 80 km de la frontière nigérienne, abandonnée par les soldats nigériens qui avaient repris le contrôle de cette ville occupée par les islamistes.



Les soldats français poursuivent dans le même temps leur traque des chefs et combattants islamistes qui se seraient réfugiés dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal, près de la frontière algérienne.
"Gagner la paix"
Des frappes aériennes massives ont été menées ces derniers jours dans la région de Tessalit et d'Aguelhok, au nord de Kidal, visant "principalement des dépôts logistiques et des centres d'entraînement", et elles se poursuivront mardi soir, selon le ministre français de la Défense.
C'est aussi dans cette région de grottes et de montagnes que se trouveraient les sept otages français enlevés au Niger et au Mali en 2011 et 2012 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et un autre groupe islamiste armé, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).
Selon des sources de sécurité et un député malien touareg, une délégation des Touareg des Ifoghas a récemment rencontré les ravisseurs des otages français, assurant que certains se sont montrés dans "de bonnes dispositions".
Parmi les chefs islamistes probablement réfugiés dans les Ifoghas figurent l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d'Aqmi, et Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine, ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal, qui connaît parfaitement la région.
A Bruxelles, une quarantaine de responsables des pays d'Afrique de l'ouest, d'Europe et des grandes organisations comme l'ONU, l'Union Africaine, la Cédéao ou la Banque Mondiale ont participé mardi à une réunion du Groupe de soutien au Mali.
"L'objectif est maintenant de gagner la paix", a résumé à l'issue de la réunion le ministre français chargé du Développement, Pascal Canfin, pour qui "il n'y aura pas de sécurité durable du Mali sans développement".
Sans prendre de décisions, ils ont débattu des conditions matérielles et financières du déploiement de la force africaine chargée de prendre le relais des quelque 4.000 soldats français présents au Mali.
Cette force doit à terme comprendre environ 6.000 soldats, dont 2.000 seulement sont déjà au Mali. Un contingent distinct de 2.000 Tchadiens est lui déjà presque entièrement déployé.
Le Groupe de soutien au Mali a aussi étudié la reprise de l'aide publique au Mali. A elle seule, l'UE pourrait débloquer 250 millions d'euros d'aide gelée depuis le coup d'Etat militaire du 22 mars 2012 qui avait précipité la chute du Nord aux mains des islamistes armés.
http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=453562&source=afp&status=3






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