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 Que sont vraiment les services secrets ?

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MessageSujet: Que sont vraiment les services secrets ?   Lun 25 Juil - 21:05

Citation :

Nous connaissons tous James Bond , ses missions, ses gadgets, ses péripéties, il fait partie du monde imaginaire de Hollywood et nous a tous fait rêver un jour ou l'autre. Aujourd'hui un pays en tant que tel ne peut survivre sans posséder au minimum deux types de services spécialisés couramment appelés " services secrets ", pour la simple et bonne raison qu'un état sans services secrets ne pourrait politiquement et internationalement survivre.


Un service de renseignement fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept « c'est un rouage permanent, une machine de veille. Un service ne ferme jamais, n'ouvre jamais, il est toujours actif. » nous affirmait pour un reportage télévisé Daniel Martin , commissaire divisionnaire de la DSTet aujourd'hui patron du Cybercriminstitut. En effet, un service "tourne" non-stop, comme une agence de presse , comme un gouvernement .

Dans un service ou une agence de renseignement , véritables ruches, se croisent officiers de renseignement, militaires, civils, analystes, scientifiques, chercheurs, tous fonctionnaires ou contractuels de l'état qui les emploie. Pourtant, un service se présente sous la forme de divisions et de cellules toutes aussi compartimentées et étanches les unes des autres, par mesure de sécurité et parce que, souvent, une opération nécessite le plus de discrétion possible « l'information doit être malléable, palpable, visible, il faut pouvoir la contrôler, car si elle vous échappe, les résultats peuvent être catastrophiques en termes de vies humaines et en termes diplomatiques » appuie une source anonyme.

C'est pourtant ce qui arriva à plusieurs reprises au sein même de la CIA pendant la guerre Froide, l'agence déplora plusieurs pertes d'agents et officiers de terrain entraînant alors un réseau entier d'informateurs et par delà, une perte considérable de temps, d'argent et d'années de travail acharné. La faute : les services n'étaient pas assez étanches entre eux, voire même trop ! Ainsi les uns marchaient sur les pieds des autres, comme ce fut le cas non confirmé, d'un officier de la CIA tentant de recruter un militaire russe qui avait déjà été recruté par un autre officier de la CIA ! le premier recruteur de la CIA -pensant qu'un officier du contre espionnage du KGB se faisait passer pour le (deuxième) recruteur de la CIA- avait demandé à son protégé de jouer le jeu et de paraître propre. « C'est tout le problème de la compartimentation de l'information, il faut trouver un juste milieu, pour éviter de se retrouver dans ce genre de situations et risquer un "short-cut" (court-circuit) aux conséquences parfois très dangereuses » rajoute notre source.

C'est donc cet équilibre, aujourd'hui retrouvé pour les grandes agencesDeux services est le minimum que doit posséder un pays digne de ce nom, donc, un schéma basique à la base de tout état qui se respecte : Un service chargé de veiller à la sécurité intérieure (le contre-espionnage) et un autre chargé de la sécurité extérieure (l'espionnage chez les autres). L'un se charge de veiller à ce que des espions d'un pays étranger ne puissent agir sur le territoire national alors que l'autre envoie à l'étranger ses propres espions pour récupérer de l'information. Un patron des services français me confirmera lors d'une conversation que la DGSE (les services secrets français, nos espions) s'autorise à l'étranger ce que la DST (le contre-espionnage français) interdit aux services d'espionnage étrangers.

Pour bien comprendre le fonctionnement des services secrets, il faut avant tout définir ses missions et le pourquoi du comment, ainsi nous allons briser ensemble les schémas cinématographiques pour comprendre comment de simples citoyens comme vous et moi risquent parfois leurs vies pour protéger l'état, la nation, ses acquis, sa politique, sa constitution, ses technologies, son patrimoine et ses personnages importants alors que d'autres sont engagées dans des missions hors de nos frontières qui aideront la France et ses décideurs politiques à prendre les bonnes décisions, faire face au terrorisme et surtout, protéger ses citoyens à l'étranger.

La DST et le contre-espionnage

Les missions primaires d'un service de renseignement sont à l'opposé d'un service de contre-espionnage, c'est l'anti-matière de la matière. « Nous ne sommes pas opposés à nos collègues, nous sommes complémentaires, nous échangeons des informations, c'est vital, il arrive même parfois que nous fassions des exercices en commun, pour évaluer nos techniques et nos performances sur le terrain » affirme un officier de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) interviewé dans le cadre de cet ouvrage. Mais en France il faut dire que c'est un exploit.

La DST est un service policier dépendant du Ministère de l'Intérieur, son histoire est tourmentée. Le 1er mai 1899, le contre-espionnage est retiré aux militaires pour être confié au Ministère de l'Intérieur. Cette décision est la conséquence directe de l' Affaire Dreyfus qui a débuté en 1894. Le décret du 20 août 1899 crée un « contrôle général des services de la Surveillance du Territoire ». Ce service, sans moyens autonomes, disparaît en 1907. Il renaît au début des années 30, avec la recrudescence des ingérences allemandes en France et l'arrivée au pouvoir d' Hitler .Les décrets des 28 avril et 13 juin 1934 font renaître le « contrôle général des services de la surveillance du territoire ». A partir de 1937, la Surveillance du Territoire (ST) se voit doter de réels moyens.

Malgré la défaite de 1940, la ST survit en zone libre et poursuit sa mission de contre-espionnage , en arrêtant par centaines des agents allemands . Après l'invasion de la zone libre en novembre 1942, la ST est dissoute par les autorités allemandes. A Londres, le commandant Dewavrin (alias Passy) crée le Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA) dont la section de contre-espionnage est confiée au lieutenant Roger Warin dit Wybot . A la libération, l'ordonnance du 16 novembre 1944, signée du Général de Gaulle, donne naissance à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Les policiers de ce jeune service viennent majoritairement de la ST d'avant guerre, de la Résistance et du BCRA , son premier directeur sera Roger Wybot .

Comme vous l'aurez compris, il existe une vielle rancoeur entre la Ministère de la Défense et celui de l'Intérieur. Pour les militaires de la DGSE (service d'espionnage français) l'état d'esprit à -dans la grande majorité- différé des positions du Ministère de la Défense qui a perdu à tout jamais son service de contre espionnage . Même si la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) possède, tout comme la DST quelques points communs avec des hommes forts de la république, elle aussi possède sa partie d'histoire commune et de naissance dans la douleur. La DGSE et l'espionnage.

En novembre 1943, à Alger, afin d'unifier l'ensemble des services français et d'en améliorer la coordination, ceux-ci sont regroupés en une seule organisation : la Direction Générale des services spéciaux (DGSS). Le 6 novembre 1944, l'ensemble des réseaux de la Résistance ayant participé à des activités de renseignement sont intégrés à la DGSS , qui prend alors la dénomination de Direction Générale des Études et Recherches (DGER).

Cette fusion, qui regroupe aussi - bien que dans une mesure limitée- les réseaux communistes. C'est en 1946 que le gouvernement de la IVème République décide la création du Service de Documentation Extérieur et de Contre-Espionnage (SDECE), le véritable ancêtre de la DGSE.Celui-ci est subordonné au Président du conseil (Premier ministre). Avec l'avènement de la Vème République , et jusqu'en 1962, le SDECE est utilisé comme un service de renseignement stratégique par le Premier ministre Michel Debré et se montre particulièrement efficace dans la lutte contre la rébellion en Algérie. En 1962, à la suite de l'affaire Ben Barka , le général De Gaulle décide de subordonner le SDECE au ministre de la défense .

Le SDECE et ses cadres se militarisent lentement. L'arrivée du Président François Mitterrand , en mai 1981, est observée avec attention. Le « programme commun » établi par les socialistes et les communistes en 1972 prévoyait - à la demande des communistes- la dissolution pure et simple du SDECE. Cette mesure n'était pas soutenue par l'ensemble du camp socialiste alors que les intentions du Président Mitterrand n'étaient pas connues. En fait, l'arrivée des socialistes au pouvoir marque la tentative de "civiliser" le SDECE.

En juin 1981, Pierre Marion , un civil, ancien président-directeur général des Aéroports de Paris, est nommé à la tête du SDECE. Perçu par les uns comme « l'homme des socialistes », par d'autres comme un civil au milieu des militaires, Pierre Marion se heurte alors à une opposition interne.Le 2 avril 1982, le SDECE est remplacé par la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE). Fort de son expérience de chef d'entreprise, Pierre Marion consolide la structure et la cohésion du Service par la création d'une Direction Générale, qui supervise les directions suivantes : Recherche, Contre-espionnage, Personnel et la mystérieuse Division Action. Il stimule l'informatisation coordonnée de l'ensemble du Service. Par ailleurs, la DGSE n'est plus habilitée à opérer sur le territoire français. Commence alors la « civilisation » du service secret français, en effet, depuis le début des années 80, la DGSE a vu ses cadres supérieurs militaires se faire progressivement remplacer par des civils.

La proportion de civils est passé de 45% en 89 à 60% en 1993.La DGSE participe à de très nombreuses missions ou opérations spéciales, que ce soit dans le cadre d'opérations militaires classiques, parfois même aux limites de la légalité, dans le seul but de protéger les intérêts vitaux de la Nation. En terme de légalité ou pas, pour obtenir du renseignement il faut parfois savoir se mouiller et dépasser la ligne rouge, comme aime à le rappeler un de ces personnages de l'ombre : « Il ne faut pas être dupes, ces gens font le sale boulot de la république ». Tout n'est pas rose comme dans les films. Ayez à l'esprit que la DGSE agit pour le compte de l'état français quand la diplomatie ne peut plus rien, là où l'état français ne peut pas s'impliquer au grand jour, là où une simple opération militaire sous uniforme français pourrait avoir des conséquences catastrophiques.Dans mon métier de journaliste spécialisé dans les questions de terrorisme et de défense, il m'est arrivé parfois dans une simple conversation de refaire ce petit cours de renseignement moderne parce qu'un de mes interlocuteurs se sentait suivi, écouté voire persécuté par la DGSE.

Impossible dans la logique du service, la DGSE n'a aucune compétence sur le territoire français elle a déjà beaucoup à faire à l'extérieur du territoire, sa seule juridiction possible !Que ce soit dans le dossier corse, la sécurité (déplorable) des cartes bancaires ou les questions de terrorisme, la DST a donc sa compétence pour -si un juge le décide- placer sur écoute un citoyen français, qu'il soit journaliste ou avocat ne le protège pas, bien au contraire.Le rôle de la DST est donc plus étendu que celui de la DGSE, il arrive parfois que des policiers de la DST soient envoyés en mission à l'étranger, mais c'est très rare. Le plus souvent, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, il arrive que la DST fasse alors appel à la DGSE pour débusquer tel ou tel renseignement à l'étranger. La DST se doit de protéger le territoire national, donc les ambassades françaises à l'étranger, il peut y avoir jusqu'à une demie dizaine de policiers de la DST dans les grandes ambassades comme celle de Moscou, Washington et Tel-Aviv. L'Afrique et le Maghreb étant des territoires prioritaires pour la France, la DGSE et la DST y ont développé de formidables réseaux de correspondants à la fois très efficaces dans la lutte contre le terrorisme et pour la protection des expatriés, surtout en Afrique.

L'auteur remercie les professionnels du renseignement suivants : Daniel Martin, Yves Bonnet, Jacques Baud, Eric Denécé, Dominique Fonvielle et Patrick Rougelet
http://www.intelink.info/actualites/renseignement/que_sont_vraiment_les_services_secrets






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