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 Guerre du Kippour

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MessageSujet: Guerre du Kippour    Dim 3 Avr - 22:33

Guerre du Kippour

La guerre du Kippour (en hébreu : מלחמת יום הכיפורים), aussi appelée guerre du Ramadan dans le monde arabe ou encore guerre d'octobre (en arabe حرب تشرين) ou guerre israélo-arabe de 1973 opposa, du 6 octobre au 24 octobre 1973, Israël à une coalition menée par l'Égypte et la Syrie.

Le jour du jeûne de Yom Kippour, férié en Israël, qui coïncidait avec la période du Ramadan, les Égyptiens et les Syriens attaquèrent par surprise simultanément dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan, territoires respectivement égyptien et syrien occupés par Israël depuis la guerre des Six Jours. Profitant d'une supériorité numérique écrasante, les armées égyptiennes et syriennes avancèrent durant 24 à 48 heures, le temps qu'Israël achemine des renforts. Même si les attaquants bénéficiaient toujours d'une large supériorité numérique, l'armée israélienne put alors les arrêter. En une semaine, Israël retrouva son potentiel militaire et lança des contre-offensives qui lui permirent de pénétrer profondément en Syrie et de traverser le canal de Suez pour progresser au sud et à l'ouest en Egypte lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies en coopération avec les deux superpuissances par l'intermédiaire du Royaume-Uni demanda un cessez-le-feu pour laisser place aux négociations. Alors que les armées israélienne et égyptienne se regroupaient, les combats reprirent sur les fronts syriens et égyptiens après l'heure du cessez-le-feu sans que l'on puisse déterminer qui en étaient le ou les responsables1. Sans en référer à l'état-major, les officiers de terrain qui étaient frustrés de n'avoir pas pu accomplir les quelques centaines de mètres de progression nécessaires pour achever l'encerclement de l'armée égyptienne se servirent de cette rupture du cessez-le-feu pour terminer la manœuvre.

L'incapacité des services secrets israéliens à prévenir correctement de l'attaque imminente eut pour conséquence un séisme politique et notamment la démission du premier ministre Golda Meir.

La réussite militaire initiale égyptienne, la destruction de la ligne Bar-Lev et l'effondrement de la théorie de sécurité Israélienne permirent l'ouverture des négociations de paix qui aboutirent à la normalisation des relations entre Israël et l'Égypte. Celles-ci aboutirent aux accords de Camp David en 1978. Contre l'engagement de ne plus attaquer Israël (engagement tenu jusqu'à aujourd'hui), l'Égypte récupéra la péninsule du Sinaï, occupée après la guerre des Six jours de 1967. La frontière entre l'Égypte et Israël fut réouverte et les populations des deux pays peuvent maintenant voyager chez leur ancien ennemi.

La principale conséquence de cette guerre pour le monde fut le choc pétrolier de 1973, quand l'OPEP décida de l'augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production.

Contexte

Situation des belligérants avant la guerre

Plusieurs guerres avaient déjà eu lieu entre Israël et les pays arabes du Moyen-Orient depuis le plan de partage de la Palestine et la Déclaration d'Indépendance de l'État hébreu par David Ben Gourion en 1948. À l'issue de la guerre de 1967, Israël avait conquis des territoires importants à ses voisins et construit des fortifications sur le Golan et dans le Sinaï afin de se protéger militairement des attaques ponctuelles qui survenaient sur les nouvelles frontières. Notamment, 500 millions de dollars avaient été dépensés en 1971 dans la construction de la ligne Bar-Lev le long de la rive orientale du canal de Suez.

Cependant, après la mort du président égyptien Gamal Abdel Nasser en septembre 1970, son successeur Anouar el-Sadate, bien que plus modéré, décida de restaurer la souveraineté de l'Égypte sur l'ensemble de son territoire. Suite à la proposition de l'intermédiaire onusien Gunnar Jarring, Sadate se déclara « prêt à négocier un traité de paix avec Israël » contre un engagement israélien à appliquer la résolution 242 (1967) des Nations unies. Mais les dirigeants israéliens, méfiants, firent prévaloir la sécurité militaire que leur assurait le contrôle du Sinaï. Aussi, certains analystes expliquèrent qu'après 3 ans de pouvoir, la situation économique désastreuse de l'Égypte obligeait Sadate à prendre des mesures impopulaires et qu'une opération militaire victorieuse contre Israël, même mineure, s'imposait donc comme une bonne option pour lui rendre une certaine popularité auprès de son peuple miné par l'humiliation de 1967.

De son côté, Hafez el-Assad avait renforcé prioritairement son armée en vue de rendre à la Syrie son rang de puissance militaire au sein des pays arabes. Il se préparait à reprendre le Golan par la force puis obtenir de plus grandes concessions israéliennes plus tard en appuyant les nouvelles revendications palestiniennes formulées par la jeune OLP.

Par ailleurs, le roi Hussein de Jordanie craignait d'entrer dans un éventuel nouveau conflit et surtout de nouvelles pertes pour son royaume (la Cisjordanie avait été perdue en 1967), d'autant que la crise du Septembre noir de 1970 et la tentative de coup d'État de l'OLP de Yasser Arafat en Jordanie avait créé un froid entre Hussein et les positions syriennes et palestiniennes. L'Irak refusa également de combattre au côté de la Syrie avec laquelle les relations étaient tendues. Les armées libanaises quant à elles étaient trop faibles pour prendre part aux combats.

Au cours des mois précédant le déclenchement de la guerre, Sadate tenta une offensive diplomatique pour obtenir le soutien des pays de la Ligue arabe, du Mouvement des non-alignés et de l'Organisation de l'unité africaine. Il obtint également les aides britannique et française au Conseil de sécurité de l'ONU ainsi que l'approvisionnement en matériel par la RFA avant la guerre.

L'escalade vers la guerre

À partir de 1972, Sadate annonce ouvertement que son pays est prêt à partir en guerre contre Israël, quitte à « sacrifier un million de soldats »2. Son armée est renforcée par l'apport soviétique de Mig-23, missiles sol-air SA-6, roquettes antichars RPG-7 et de missiles guidés anti-tanks AT-3 Sagger. Sur le plan stratégique, les généraux vaincus lors de la déroute de 1967 sont remplacés. Les leçons de la précédente guerre sur le plan de l'armement amenèrent Sadate à menacer l'URSS de se tourner vers les américains si l'Égypte ne reçoit pas d'armes à la pointe de la technologie. Les Soviétiques sont donc contraints d'équiper l'Égypte pour la rendre capable de concurrencer Israël, elle-même équipée par l'industrie militaire américaine.

L'Union soviétique cherche pourtant à éviter une nouvelle confrontation israélo-arabe pour ne pas se trouver en conflit ouvert avec les États-Unis, alors que la Détente est enclenchée et qu'ils ont peu d'intérêt à voir une déstabilisation du Proche-Orient. Les deux super-puissances se rencontrent à Oslo et s'accordent à rechercher un statu quo. En apprenant cette information, les Égyptiens, qui se préparent à passer le Canal de Suez, décident d'expulser les Russes. En juillet 1972, 20 000 conseillers militaires soviétiques sont renvoyés d'Égypte et la politique extérieure égyptienne devient plus favorable aux Américains. Les Soviétiques estiment que les chances d'une victoire égyptienne sont faibles et qu'un assaut contre les fortifications de Suez pourrait être coûteux en pertes humaines. À plusieurs reprises, le président Brejnev tente d'éviter l'affrontement en recommandant à Israël de revenir aux frontières d'avant-1967.

Mais l'Égypte continue à menacer Israël et Sadate se dit prêt, le 24 octobre 1972, à entrer en guerre même sans le soutien de l'URSS. Des exercices militaires à grande échelle y compris chez ses voisins arabes maintiennent le niveau d'alerte maximum en Israël. Les commandements des armées arabes ont secrètement coordonné leur plan d'attaque. Le nom de code de l'opération conjointe entre la Syrie et l'Égypte fut baptisée Opération Badr, qui signifie Pleine Lune en arabe (en référence à la bataille de Badr, l'une des premières victoires militaires de Mahomet contre les habitants de La Mecque pourtant supérieurs en nombre).

Attaque surprise

Les services secrets israéliens, dans leur évaluation des risques d'une attaque, s'appuyaient sur plusieurs hypothèses de départ " La Conception":

La Syrie n'aurait pas pu entrer en guerre sans l'Égypte.

Un informateur égyptien, connu sous le nom de « La Source » (des rumeurs se portent sur le gendre de Nasser, Achraf Marwan), précisa que l'Égypte souhaitait reconquérir l'ensemble du Sinaï mais que l'armée égyptienne attendait l'apport soviétique de chasseurs-bombardiers pour neutraliser les forces aériennes israéliennes et de missiles Scud dirigés vers les villes israéliennes pour dissuader d'éventuelles attaques contre les infrastructures égyptiennes.

Les chasseurs-bombardiers devaient arriver à la fin du mois d'août et nécessiter 4 mois de formation des militaires égyptiens. De plus, les observateurs signalaient que l'expulsion des conseillers soviétiques par les Égyptiens devait affaiblir l'armée égyptienne.

Ce sont ces hypothèses qui ont prévalu contre toutes les alertes signalées aux services israéliens. Les Égyptiens ont continuellement noyé les observateurs militaires de fausses informations sur des problèmes imaginaires de maintenance ou de manque de personnel formé sur les équipements avancés. En mai et août 1973, les exercices militaires effectués par les troupes égyptiennes à la frontière avaient mobilisé l'armée israélienne avec un coût de 10 millions de dollars par deux fois.

Tout au long de la semaine précédant le Yom Kippour, les exercices égyptiens se multipliaient près du canal de Suez et des mouvements étaient observés à la frontière syrienne mais l'Intelligence israélienne ne jugea pas plausible une attaque sans l'armement soviétique.

Malgré le refus du roi Hussein de Jordanie de se joindre aux troupes syriennes et égyptiennes, il avait très probablement (d'après Rabinovich) été informé de l'attaque à venir en des termes imprécis lors de la préparation entre les dirigeants arabes. Dans la nuit du 25 septembre, le roi Hussein prit secrètement l'avion pour prévenir le Premier ministre israélien Golda Meir à Tel Aviv de l'imminence d'une attaque syrienne.

De façon assez surprenante, l'avertissement ne fut pas pris en compte. D'après les rapports israéliens, malgré des dizaines de signes alertants, le Mossad continuait à estimer improbable l'option d'une guerre déclenchée par les pays arabes. Ce fut la rencontre du chef du Mossad, Zvi Zamir, avec « Babel » en Europe qui finit par faire réagir le haut commandement de Forces de défense d'Israël à quelques heures de l'attaque. Des réservistes furent partiellement mobilisés. La mobilisation fut ironiquement facilitée par le fait que les troupes étaient généralement à la synagogue ou chez eux pour le jour du Yom Kippour.

Contrairement aux guerres précédentes, le facteur surprise a cette fois-ci été utilisé contre les Israéliens.

Absence d'attaque préventive israélienne

La stratégie israélienne était de prévoir une attaque préventive si la guerre était imminente. Il était prévu que les services secrets donnent un préavis de 48 heures.

Pourtant, Golda Meir, Moshe Dayan et le général David Elazar s'étaient rencontrés le matin du Yom Kippour, 6 heures avant l'attaque. Dayan doutait toujours de l'imminence de la guerre tandis qu'Elazar pensait à une attaque planifiée en Syrie contre ses forces aériennes, puis ses missiles et ses forces au sol.

Mais l'argument qui joua fut le risque qu'Israël puisse avoir besoin d'aide par la suite. Or une aide européenne allait être bloquée par des menaces arabes d'embargo sur le pétrole comme cela s'était déjà produit concernant des munitions. Israël ne pouvait donc compter que sur l'aide américaine qui était conditionnée par la première attaque. Si Israël avait attaqué en premier (même de façon préventive), aucune aide ne serait venue des États-Unis. Cela fut confirmé par Henry Kissinger plus tard.

Déroulement de la guerre

Dans le Sinaï

Contrairement à 1967, les unités égyptiennes choisirent de ne pas avancer au-delà de la couverture qu'assuraient leurs batteries de missiles SAM qu'ils avaient installées pour protéger les lignes de cessez-le-feu de 1967. Les forces aériennes sur lesquelles Israël avait misé l'essentiel de ses investissements militaires ne pouvaient ainsi rien tenter contre elles.

Les Égyptiens entamèrent des vastes bombardements aériens contre des radars, des batteries et trois aéroports israéliens. Durant ces bombardements, les Égyptiens perdirent onze avions dont celui piloté par le frère du président égyptien, Atif Sadate. Durant leur traversée du canal de Suez, les Égyptiens perdirent 2804 soldats sur les 8 000 qui constituaient la première vague.

Anticipant une rapide contre-attaque de l'armée israélienne, les égyptiens répliquèrent avec des armes capables de détruire des tanks et avec les missiles antichar Sagger. Un soldat égyptien sur trois était armé contre les blindés. Les positions égyptiennes sur le canal de Suez avaient été surélevées de façon à obtenir un avantage certain pour tirer sur les tanks israéliens.

L'armée égyptienne surprit par son aisance à créer une brèche dans les défenses israéliennes et par sa capacité à traverser le canal malgré les forts Bar-Lev. Avec méthode, les forces égyptiennes pénétrèrent sur 15 kilomètres dans le désert du Sinaï grâce aux efforts combinés de deux brigades. L'avantage des positions défensives des Israéliens, construites sur des replats sablonneux, fut réduit par d'ingénieuses attaques égyptiennes au canon à eau qui facilitèrent les frappes contre ces postes exposés.

Face au nombre, les forts de la ligne Bar-Lev cédèrent tous sauf un (le plus au nord) aux égyptiens qui consolidèrent leurs positions initiales. Le 8 octobre, Shmuel Gonen (en) (qui avait remplacé Ariel Sharon en tant que commandant du front sud seulement trois mois auparavant) ordonna une contre-attaque à Hizayon alors que les tanks israéliens y étaient particulièrement exposés aux tirs de Saggers. Le désastre et la contre-attaque nocturne des Égyptiens qui s'ensuivirent ne furent stoppés que par la division d'Ariel Sharon qui imposa une accalmie relative. Les deux armées se postèrent alors dans une position défensive. Des remaniements dans le commandement des troupes israéliennes se firent alors : Gonen, remplacé à la tête par Elazar et Bar-Lev, de retour de sa retraite. Le 9 octobre, Golda Meir lance un appel « sauvez Israël » et les États-Unis répondent à cet appel en envoyant des armes à Israël.

Après plusieurs jours d'attente, Sadate ordonna à nouveau l'offensive afin de faciliter les pressions syriennes au nord d'Israël. Ces nouvelles attaques furent lancées le 14 octobre et furent un échec. En effet, les attaques de front successives buttèrent sur les troupes israéliennes repliées. Les pertes quotidiennes s'élevaient entre 150 et 250 chars par jour d'après une source israélienne.

À partir du 15 octobre, les Israéliens changèrent de tactique et attaquèrent grâce à leur infanterie qui s'infiltra à pied jusqu'aux batteries de missiles sol-air et antichars.

Une division commandée par le major général Ariel Sharon attaqua la ligne égyptienne à son point le plus faible, à la limite entre les positions défendues par la Deuxième Armée égyptienne au nord et la Troisième Armée au Sud. Elle ouvrit une faille dans la ligne égyptienne et atteignit le canal de Suez. Une plus petite troupe passa le canal et constitua un pont pour rallier d'autres troupes grâce à des canots pneumatiques sur le canal. Une fois les missiles anti-aériens et anti-tanks neutralisés grâce à l'infiltration d'unités d'infanterie et l'utilisation de missiles de fabrication américaine M72, l'infanterie put à nouveau compter sur le support de ces corps de l'armée. La division de Avraham « Bren » Adan put mettre en place un pont flottant dans la nuit du 16 au 17 octobre et le traverser vers le sud afin de couper la route à la Troisième Armée égyptienne qui tentait de se replier à l'ouest. En même temps, les batteries de missiles SAM à l'est furent détruites.

Le ravitaillement des armées par les soviétiques et les USA fut intense durant cette période.

Avant que la guerre ne s'arrête, une division israélienne était arrivée à 101 kilomètres de la capitale égyptienne Le Caire.

Sur le plateau du Golan

Sur le plateau du Golan en altitude, les Syriens attaquèrent les Israéliens. Ils envoyèrent cinq divisions et 188 batteries d'artillerie contre les deux brigades et les onze batteries de défense des Israéliens. Au moment de l'assaut, seulement 180 chars d'assaut firent face aux quelques 1 400 tanks syriens équipés pour les combats nocturnes. Des commandos syriens parachutés par hélicoptère prirent immédiatement le plus important bastion de surveillance israélien sur le mont Hermon.

Les affrontements sur le plateau du Golan devinrent très vite la priorité des Forces de défense d'Israël qui y envoyèrent le plus rapidement possible des réservistes mobilisés car la chute du Golan aurait permis aux Syriens de s'infiltrer facilement plus en avant dans le territoire israélien. Les réservistes furent envoyés directement dans des chars sur le front sans attendre même le calibrage des canons.

Comme les Égyptiens dans le Sinaï, les Syriens utilisèrent les armes antichars fournies par les Soviétiques et restèrent sous la protection de leurs batteries de missiles SAM. Toutefois, les tirs contre les chars furent moins efficaces sur ce terrain que dans le désert.

Contrairement aux prévisions syriennes qui avaient estimé que les réservistes israéliens n'arriveraient sur le front qu'au bout d'une journée, Israël parvient à mobiliser ses unités et à les envoyer au front après seulement 15 heures de combats.

À l'issue du premier jour, les Syriens, pourtant beaucoup moins armés que leurs vis-à-vis israéliens, obtinrent une victoire. Ils furent sur le point de contrôler l'importante jonction de Nafekh (qui était aussi le quartier général israélien du plateau). Puis, pendant quatre jours, la septième brigade israélienne commandée par Yanush Ben Gal résista pour conserver le flanc Nord du quartier général de Nafekh. Au Sud, la brigade « Barak », non protégée par des obstacles naturels, essuya de lourdes pertes. Le Commandant Colonel Shoham mourut dans les premiers jours de combats alors que les Syriens tentaient désespérément d'avancer pour atteindre le lac de Tibériade.

Le vent tourna à partir du 8 octobre, à l'arrivée des nouveaux réservistes israéliens et de nouvelles armes américaines qui parvinrent à bloquer l'offensive syrienne puis, le 10 octobre, à la repousser au-delà de la Purple Line, la frontière d'avant la guerre.

Rabinovich raconte que le débat fut alors intense sur la question de continuer la contre-attaque à l'intérieur des frontières syriennes. La défaite de Shmuel Gonen dans le Sinaï s'était passée deux jours plus tôt et marquait encore les esprits. Certains considéraient sage de rester sur la défensive sur le plateau du Golan plutôt que de s'engager sur les plaines syriennes mais, quatre jours auraient été nécessaires pour envoyer les troupes du Golan dans le Sinaï et le bilan global israélien était alors négatif : perte de terrain dans le Sinaï et statu quo dans le nord. La décision fut donc prise de passer la Purple Line dès le 11 octobre.

Du 11 au 14 octobre, la poussée israélienne les amena à 40 km des banlieues de Damas qui étaient à la portée de l'artillerie. Le roi Hussein de Jordanie décida alors que la situation exigeait l'intervention de son armée. Certaines sources rapportent ainsi qu'il fit le nécessaire pour envoyer des troupes jordaniennes en soutien aux Syriens tout en évitant d'être attaqué par les Israéliens à ses propres frontières. Ces derniers ne souhaitaient pas non plus ouvrir un troisième front. Par ailleurs, l'Irak expédia quelque 30 000 hommes, 500 chars d'assaut et 700 APC. Les efforts combinés des armées arabes empêchèrent Israël d'avancer davantage.

Le 22 octobre, les brigades israéliennes récupérèrent la position du mont Hermon malgré de lourdes pertes dues aux franc-tireurs syriens. Les pertes des attaques contre cette position furent lourdes mais le sommet du mont fut occupé par une brigade parachutiste israélienne suite à une brèche percée par un bulldozer D9 de l'infanterie.

En mer

La bataille navale de Latakia entre Syriens et Israéliens s'est déroulée le 7 octobre, second jour du conflit. Ce fut une victoire israélienne retentissante qui démontra notamment l'efficacité des navires militaires équipés des moyens d'auto-défense ECM. La marine israélienne devait acquérir définitivement la supériorité navale en Méditerranée avec une seconde victoire, remportée le 9 octobre à Damiette sur la marine égyptienne.

Par ailleurs, tant la marine israélienne que son homologue égyptienne montèrent plusieurs attaques et opérations commando (menées par des nageurs de combat) contre les bases navales adverses.

À l'issue du conflit, le bilan de la guerre navale fut très favorable à Israël qui s'imposa très nettement face à ses adversaires, leur coulant ou endommageant gravement quinze bâtiments pour la perte de deux patrouilleurs légers (en mer Rouge, face aux Égyptiens).

Contribution d'autres pays

Les apports des autres pays du front anti-israélien sont peu précis.

L'Arabie saoudite et le Koweït ont surtout fourni une aide financière et, de façon symbolique, quelques militaires sur le front. Le Maroc a envoyé des troupes de son armée royale. Le Pakistan a envoyé seize pilotes et des troupes palestiniennes se joignirent aussi aux armées arabes.

De 1971 à 1973, la Libye envoya des Mirages et 1 milliard de dollars pour aider l'effort d'armement égyptien. Elle a également envoyé des chasseurs, des bombardiers et des chars[réf. nécessaire]. Selon la France, la Libye n' a pas prêté les mirages à l'Égypte. Mais, selon les Israéliens, la Libye aurait prêté ses avions à L'Égypte 5

L'Algérie fut la deuxième puissance militaire sur le front égyptien et sa force était composée d'un escadron de bombardiers tactiques Su-7 escorté par un escadron de chasse MiG-21. Un troisième escadron équipé de MiG-17 fut envoyé pour des missions de soutien. Les pilotes algériens étaient cette fois plus préparés et plus aguerris grâce à la guerre d'usure. Elle fut la seule force aérienne arabe à ne pas avoir perdu d'appareils au combat, seul un MiG-17 fut touché par un Phantom israélien. Malgré la gravité du coup, le pilote algérien réussit à faire écraser le MiG près de sa base d'attache tout en s'éjectant et en évitant de se faire capturer. Les avions algériens avaient accompli toutes leurs missions qui consistaient à attaquer les israéliens dans le Sinaï et à protéger le Caire de toute contre-offensive israélienne.

La Tunisie a envoyé un contingent de 1 000 soldats auprès des forces égyptiennes dans le delta du Nil. Le Soudan a envoyé 3 500 soldats. Des pilotes de la Corée du Nord et de l'Allemagne de l'Est ont participé également au conflit6 et la radio ougandaise a fait également mention de combattants ougandais.

Cessez-le-feu et lendemain de guerre

Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte le 22 octobre 1973 la Résolution 338 (1973), négociée par les États-Unis et l'Union soviétique, qui réaffirme la validité de la résolution 242 (1967), adoptée pendant la guerre des Six Jours et appelle toutes les parties au conflit (l'Égypte, la Syrie, Israël, la Jordanie) à un cessez-le-feu immédiat et à des négociations en vue « d'instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient ». Le cessez-le-feu devient effectif douze heures plus tard à 19 heures sur le terrain, à la tombée de la nuit.

Situation de la troisième armée égyptienne encerclée

À cet instant, les forces israéliennes étaient à quelques centaines de mètres de la route du Caire. Elazar et Dayan s'accordèrent pour prendre la route qui part vers le sud et encerclèrent ainsi la Troisième Armée égyptienne à l'ouest du canal de Suez. Au matin, les vols de reconnaissance soviétiques observèrent l'avancée que l'armée israélienne avait effectué pendant la nuit et l'URSS accusa Israël de non respect du cessez-le-feu. Surtout, cette situation offrit aux États-Unis une opportunité stratégique : obtenir de l'Égypte qu'elle sorte définitivement de l'influence soviétique en échange de la Troisième Armée qui était encerclée sans ravitaillement par les troupes israéliennes cependant beaucoup moins nombreuses. L'issue de cette bataille était donc incertaine.

Menace nucléaire soviético-américaine

Brejnev envoya une lettre à Nixon dans la nuit du 23 au 24 octobre afin qu'Américains et Soviétiques assurassent le respect du cessez-le-feu sur le terrain. Il menaça même les États-Unis d'intervenir aux côtés de l'Égypte s'ils n'agissaient pas dans ce sens. Nixon, affaibli par le scandale du Watergate ne fut pas consulté par ses conseillers qui prirent des mesures d'apaisement pour mettre un terme à la crise avec l'URSS. Nikolai Podgorny confia plus tard qu'il avait été surpris par la peur des Américains. Les Soviétiques n'auraient probablement pas déclenché la Troisième Guerre mondiale à cause de cette guerre au Proche-Orient. La réponse des États-Unis fut de baisser le niveau d'alerte du DEFCON et de suggérer à Sadate d'abandonner sa demande d'assistance aux Soviétiques, ce qu'il accepta le lendemain matin.

Accalmie sur le front nord

Sur le front Nord, les Syriens avaient planifié une contre-attaque massive pour le 23 octobre. Les cinq bataillons syriens furent aidés par deux bataillons irakiens et quelques troupes des autres pays arabes dont la Jordanie. Les Soviétiques avaient remplacé tous les tanks perdus par les syriens dans les premières semaines de combat.

Toutefois, la veille de l'attaque prévue, les Nations unies imposèrent le cessez-le-feu qui avait déjà été accepté par l'Égypte et Israël sur le front sud. Hafez el-Assad décida d'abandonner l'offensive et accepta le cessez-le-feu le 23 octobre. L'Irak rappela ses troupes.

Rabinovich raconte que la Syrie aurait pu continuer le combat sans l'Égypte et que certains généraux syriens y étaient favorables mais cela aurait pu signifier la destruction de la Troisième Armée égyptienne et la Syrie n'aurait plus pu compter sur une éventuelle aide égyptienne si Israël avait fini par menacer Damas.

Négociations d'après-guerre

Les combats organisés prirent fin sur tous les fronts aux alentours du 26 octobre. Cela n'empêcha pas des tirs sporadiques ni ne dissipa les tensions militaires liées à la Troisième Armée égyptienne toujours prisonnière et isolée sans ravitaillement.

Israël reçut la menace de Kissinger de soutenir un retrait auprès de l'ONU, mais une proposition de Sadate auprès des États-Unis de négocier directement avec Israël le ravitaillement du contingent encerclé aboutit plus vite au cessez-le-feu définitif.

Les discussions eurent lieu le 28 octobre entre les majors généraux Aharon Yariv (israélien) et Muhammad al-Ghani al-Gamasy (égyptien). Ils s'accordèrent sur l'échange des prisonniers de guerre et les checkpoints israéliens ; un accord de paix fut trouvé au sommet qui suivit à Genève. Le 18 janvier, Israël signa un accord de retrait de la partie ouest du canal de Suez et retira ses troupes le 5 mars.

Un va-et-vient diplomatique de Henry Kissinger aboutit à un accord de désengagement le 31 mai 1974, basé sur l'échange de prisonniers, le retrait israélien jusqu'à la Purple Line et l'établissement d'une zone tampon contrôlée par l'ONU. Une troupe d'observateurs des Nations unies fut aussi établie dans le Golan pour garantir la paix.

Bilan de la guerre

Bilan humain

Côté israélien :
3 020 morts
8 135 blessés

Côté coalition arabe
9 500 morts
19 850 blessé ( Wikipédia)
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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Dim 3 Avr - 22:55



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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Dim 3 Avr - 23:20

Le 6 octobre 1973, les éléments de la 8e BB Algeriennes soit plus de 3 000 militaires se sont rendus, par voie terrestre, en Égypte. L’Algérie, en plus de ces soldats, tous grades confondus, a également envoyé du matériel militaire à la hauteur du conflit : 128 chars et engins blindés, 12 canons d’artillerie, 16 canons antiaériens. À cela s’ajoutent 4 escadrons d’avions de combat, soit au total 50 appareils.

Les forces algériennes engagées dans ce combat ne rentreront au pays qu’en juin 1975.

les soldats algeriens ont capture 80 soldats israeliens,et aucun algerien n'a ete fait prisonnier.ces otages ont ete echange contre 800 otages egyptiens.

nos avions ont effectue 500 interceptions aux appareils israeliens,on a perdu un seul avion,et le pilote est sorti indemne.

sharon s'est heurte a la resistance des troupes algeriennes au port d'elzaitia ou il y a eu une grande bataille ,solde par la perte de centaine de soldats juifs,les obligeant a se retirer.sharon a ete blesse au combat,et fut evacue.


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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Lun 4 Avr - 0:45

, le mensuel El Djeïch lève le voile sur la participation de l’Algérie dans la guerre arabo-israélienne d’octobre 1973.

Le 6 octobre 1973, les armées égyptienne et syrienne lançaient une offensive surprise contre des positions israéliennes afin de reconquérir les territoires occupés par Israël depuis la guerre dite des Six Jours, qui s’est déroulée en 1967.

Le but attendu de la guerre du Kippour est la libération de la péninsule du Sinaï, de la bande de Gaza, la Cisjordanie et le plateau du Golan. Si cet épisode du conflit arabo-israélien est à présent bien connu, la participation de l’Algérie restait jusque-là entourée du secret d’État. Trente-trois années après les évènements, la revue El Djeïch revient, dans son dernier numéro, sur les détails de la participation de l’Armée nationale populaire dans cet affrontement armé entre pays arabes et Israël et les motifs qui ont présidé à l’envoi sur le front de ses unités opérationnelles.

Et c’est la 8e Brigade blindée, la fameuse 8e BB qui venait juste d’être créée, qui fut dépêchée afin de concrétiser “le devoir de solidarité agissante envers les causes justes et plus particulièrement vis-à-vis de la cause arabe”, écrit El Djeïch dans son édition d’octobre.

C’est ainsi que l’on saura, en lisant cet hommage rendu aux soldats algériens de cette époque, que plus de 3 000 militaires se sont rendus, par voie terrestre, en Égypte. L’Algérie, en plus de ces soldats, tous grades confondus, a également envoyé du matériel militaire à la hauteur du conflit : 128 chars et engins blindés, 12 canons d’artillerie, 16 canons antiaériens. À cela s’ajoutent 4 escadrons d’avions de combat, soit au total 50 appareils.

Le choix de prendre part activement à la libération des terres arabes a été pris, poursuit El Djeïch, par le Conseil de la révolution et le Conseil des ministres réunis dès le 7 octobre, c’est-à-dire le lendemain de l’ouverture des hostilités entres les armées syrienne et égyptienne, d’un côté, et les troupes ennemies alors commandées par Ariel Sharon, de l’autre. Le communiqué insiste sur la solidarité de l’Algérie dont l’objectif final est “la libération totale des territoires occupés avec tous les moyens en notre possession”.

La 8e BB, alors stationnée à Téleghma, reçoit l’ordre de faire mouvement, et après treize jours de parcours rejoint la banlieue du Caire.

De la capitale égyptienne, les soldats algériens arrivent à la ligne de front dans la nuit du 6 au 7 novembre. “L’arrivée de la 8e BB sur le front a constitué un grand soulagement pour le commandement égyptien en ce sens qu’elle a permis de stabiliser le front, empêchant ainsi les forces israélienne de gagner davantage de terrain, mais aussi de permettre la relève des troupes égyptiennes (...)”, peut-on lire dans El Djeïch qui publie un fac-similé de la lettre de remerciements du commandant de la division blindée égyptienne aux éléments de la 8e BB. Subissant quelques pertes humaines et matérielles, les forces algériennes engagées dans ce combat ne rentreront au pays qu’en juin 1975.

La présence des forces armées algériennes, deux années durant, a permis à nos soldats, comme le souligne le mensuel de l’ANP, de s’aguerrir aux techniques de combat moderne, notamment les pilotes qui se trouvaient et pour la première fois engagés dans des opérations réelles. “Nos pilotes ont pu ainsi (...) s’affirmer et affiner leurs aptitudes à travers des combats aériens et de vol à basse altitude (moins de 50 mètres).”

En 1978, l’Égypte signait les accords de Camp David qui lui ont permis de récupérer le Sinaï, et le Golan syrien est toujours sous occupation israélienne. Mais ce conflit, pour la très jeune Algérie indépendante, aura par ailleurs permis de jauger les capacités de nos forces armées sur le terrain de la guerre.
SAMIR BENMALEK
26 octobre 2006. Liberté
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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Lun 4 Avr - 1:22

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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Lun 4 Avr - 1:32










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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Lun 4 Avr - 13:44


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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Mar 5 Avr - 6:22





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MessageSujet: Le contexte   Mar 5 Avr - 11:02

Le contexte

Le 6 octobre 1973, il a vingt-cinq ans, le monde est frappé de stupeur : une nouvelle guerre israélo-arabe vient d’éclater au Proche-Orient. En ce jour de Grand Pardon (Yom Kippour) des israélites, en plein Ramadan musulman, les armées égyptiennes et syriennes viennent de lancer par surprise une offensive concertée contre les forces israéliennes stationnées le long du canal de Suez et sur les hauteurs du Golan. Ce conflit charnière aux rebondissements multiples, comme en témoigne le déclenchement de la crise pétrolière, modifiera durablement la situation géostratégique dans cette région clé du Globe. Personne n’imagine alors que ce nouvel affrontement sera à l’origine directe du processus de négociations entre l’Egypte et Israël qui aboutira, six ans plus tard, à la signature d'un traité de paix entre ces deux Etats.

Ce nouvel épisode du conflit israélo-arabe trouve en fait sa genèse dans l’éclatante victoire remportée six ans plus tôt par l’Etat d’Israël sur ses voisins arabes, lors de la guerre des six jours de juin 1967. A cette occasion, les forces de défense israéliennes s’étaient emparées de la péninsule du Sinaï, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et des hauteurs du Golan, infligeant une cuisante défaite aux armées arabes. Trop sûres d’elles-mêmes, les autorités israéliennes avaient par-là même suscité un sentiment de revanche exacerbé dans le monde arabe, d’autant que la situation paraissait bloquée. Les Arabes, de leur côté, refusaient toujours de reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël et la résistance palestinienne multipliait les actions terroristes à travers le monde. Toutes les missions de bons offices et les ébauches de règlement diplomatique avaient en effet échoué les unes après les autres, se heurtant à l’intransigeance des belligérants.

Le Proche-Orient à la veille de la guerre d'octobre 1973

Le contexte (suite)

Peu de temps après son arrivée au pouvoir, à l'automne 1970, le président égyptien Anouar el-Sadate éprouve le besoin urgent de faire évoluer cette situation figée catastrophique pour lui, tant pour sa survie politique que pour la ruine économique menaçant son pays. Ce déblocage ne semble pouvoir s’opérer que par le biais d’une nouvelle guerre. En accord avec le président syrien Hafez el-Assad, il prend donc l’initiative de déclencher celle-ci. Il ne s’agit pas là d’un coup de théâtre de dernière heure, mais d’une décision mûrement réfléchie arrêtée par le président égyptien en mai 1972, après le sommet de Moscou au cours duquel les deux grandes puissances ont entériné le principe du maintien du statu quo au Proche-Orient. Sadate ressent dès lors la présence soviétique comme une réelle contrainte entravant sa marge de manoeuvre. Il décide donc de recouvrer sa liberté d’action en expulsant en juillet 1972 la plupart des conseillers soviétiques présents sur son territoire. Parallèlement, il multiplie les pressions sur Moscou pour obtenir les armes modernes tant attendues. Lors d’une réunion du conseil suprême des forces armées, le 28 octobre 1972, il nomme au poste de ministre de la guerre l'un des militaires en qui il a le plus confiance, le général Ahmed Ismaïl Ali, le chargeant de superviser les plans de bataille arabes. Le général Ismaïl et le général Shazli, chef populaire de l’état-major général, entament donc avec leurs homologues syriens la planification rigoureuse d’une offensive limitée ne visant qu’à récupérer le plateau du Golan et le secteur du canal de Suez.

La question des buts de guerre arabes a suscité a posteriori bien des débats. Bien que certains chefs d’Etat arabes, rejoints par certains dirigeants palestiniens, prêchaient ouvertement la destruction de l’Etat hébreu, aucun chef d’Etat voisin d’Israël n’envisageait sérieusement une telle hypothèse, pas même Hafez el-Assad. Outre l’incertitude que faisait planer sur l’équilibre régional l’existence virtuelle d’un arsenal nucléaire militaire israélien, certains pays comme l’Egypte, la Jordanie ou le Liban avaient déjà tacitement admis le principe de l’existence d’Israël sur la carte du Proche-Orient. Seule l’étendue de son territoire posait problème. Le président Sadate a déclaré à ce propos que si l'Egypte ne devait reconquérir ne fut-ce qu'une tête de pont sur la rive orientale du Canal, cela serait déjà pour lui une victoire.

La décision des présidents Sadate et Assad de recourir à la guerre n’est rendue possible que par la réduction de l’écart qualitatif entre les armées arabes et israéliennes. A la veille de la guerre du Kippour, les armées arabes se trouvent dans une situation indéniablement meilleure que celle qui était la leur à l’issue de la guerre des six jours. Elles ont non seulement reconstitué leurs arsenaux, mais elles les ont encore renforcés, se préparant soigneusement à une offensive de grande envergure.

En 1973, les armées arabes paraissent galvanisées par un esprit de revanche visant à reconquérir les territoires perdus en juin 1967 afin de restaurer l’honneur de leurs armes ; de ce fait, elles sont prêtes aux plus grands sacrifices. Ce résultat est le fruit de plusieurs années d’entraînement et d’efforts ininterrompus, imputables en grande partie au général Saad el-Shazli, chef de l’état-major général égyptien.

L’armée israélienne parait quant à elle paradoxalement plus puissante et mieux équipée que par le passé. Elle vient de recevoir du matériel américain extrêmement performant, lui assurant a priori une supériorité incontestable. Elle développe néanmoins à l’encontre de ses adversaires arabes un formidable complexe de supériorité anesthésiant son sens des réalités. L’armée israélienne subit en outre un insidieux phénomène de dégradation qui se répercute tant sur sa doctrine d’emploi des forces, que sur l’institution elle-même. Sa stratégie privilégie désormais la défensive, comme en témoigne l’édification de la coûteuse Ligne Bar-Lev le long du canal de Suez. Ce phénomène ne fait que reproduire celui affectant une société israélienne en pleine mutation, à la croisée des chemins. La plus frappante manifestation en est l'échec des services de renseignements qui, handicapés par des dysfonctionnements et des rivalités internes, sont leurrés par le remarquable plan de déception soigneusement élaboré par le Moukhabarat égyptien
Le milieu
Le front Sud

Ce théâtre d'opération, qui est centré sur la zone du canal de Suez contenant la Ligne Bar-Lev, englobe la partie occidentale de la péninsule du Sinaï. Il forme un rectangle d’un peu plus de 200 kilomètres de hauteur et de 80 kilomètres de largeur.

La zone du canal de Suez relie la Méditerranée à la Mer Rouge. Elle est bordée au nord par l'étendue marécageuse de la lagune Manzala, qui rejoint le delta du Nil, et au sud par les contreforts du grand erg oriental et du djebel Ataqua qui culmine à 871 mètres d'altitude. Ce dernier constitue un observatoire de choix. La rive occidentale du Canal est doublée par un canal d'eau douce, entre Kantara et Suez, qui irrigue une étroite bande agricole le long de cette rive. L'ensemble de cette zone est principalement constituée d'une plaine sablonneuse et rocailleuse, d'où émergent quelques collines dont l'altitude excède rarement 200 mètres. De nombreuses pistes maillent cette partie du front, facilitant le mouvement des forces. La zone est faiblement peuplée, depuis que les villes bordant le Canal ont été évacuées pendant la guerre d'usure. Seuls subsistent de très nombreux camps militaires.

La ligne Bar-Lev se compose d'une trentaine de fortins israéliens adossés au rempart de sable bordant la rive orientale du Canal. Chaque poste, espacé d'environ cinq kilomètres, est équipé pour l'observation visuelle et électronique. Des orifices de tir sont aménagés dans toutes les directions, couvrant ainsi l'ensemble des secteurs d'où pourrait provenir une attaque ennemie. Ces fortins peuvent accueillir quelques pièces d'artillerie, ainsi que trois ou quatre chars. Chacun d’entre eux a été conçu pour résister à l'impact direct d'un obus de 155 millimètres ou d'une bombe de 500 kilogrammes. Une seconde ligne de défense est située à quatre cents mètres en retrait. Des murets, des champs de mines et des tranchées complètent enfin le dispositif, défendant les accès aux routes principales. Les différents ouvrages de la Ligne sont reliés entre eux par un important réseau routier dont trois rocades parallèles : la première, dénommée Route Lexique, borde immédiatement la voie d’eau et permet d’accéder aux fortins ; la seconde, à une dizaine de kilomètres plus à l’est, juste derrière la première ligne de crête, est identifiée sous l’appellation de Route de l’Artillerie – elle permet en effet à l’artillerie israélienne de se déployer sur ses positions de tir ; la troisième, enfin, connue sous le nom de Route Latérale, est située à une trentaine de kilomètres à l’est du Canal et permet le basculement des forces d’un secteur à l’autre du front.

La péninsule du Sinaï relie l'Afrique à l'Asie. Elle forme un triangle désertique dont la moitié méridionale est constituée par un massif montagneux chaotique, qui culmine à 2 642 mètres d'altitude au niveau du djebel Katherina, près du monastère Sainte-Catherine. L'extrémité nord-ouest de la péninsule, près de Port-Fouad, est occupé par la lagune Mallaha, véritable marécage qui constitue un obstacle naturel pour les unités mécanisées. Un réseau de dunes s'élève progressivement à l'est de la voie d’eau, facilitant la défense de la rive orientale du Canal. La côte occidentale de la péninsule du Sinaï est parsemée d'exploitations pétrolifères qui constituent un réel enjeu stratégique. Les principaux axes de communication sont orientés est-ouest. Deux routes côtières se rejoignent néanmoins à Sharm el-Sheikh
Le milieu (suite)



Le front Nord

Ce théâtre d'opération est centré autour du plateau du Golan, qui relie Israël et la Syrie. Celui-ci forme un trapèze qui s'étend sur une hauteur d'une soixantaine de kilomètres et sur une largeur d'une vingtaine de kilomètres. Son altitude moyenne est de l'ordre de 800 mètres. Le plateau présente un relief accidenté et des sols d'une grande diversité, alliant les zones fertiles aux zones arides et caillouteuses, parsemées de roches basaltiques. Une ligne de tertres volcaniques partiellement boisés partage le plateau en deux. Cette ligne forme un ensemble défensif pour qui la contrôle. Elle n'est cependant pas continue. Trois couloirs de pénétration la traversent : il s'agit des trouées de Buqata/El-Rom, de Kunéïtra et de Rafid. A l'ouest, le plateau surplombe le lac de Tibériade. Plus au nord, les hauteurs du Golan viennent mourir en pente douce le long des rives du Jourdain

Ce soldat israélien sur les hauteurs du Golan domine les positions syriennes

La chaîne montagneuse du Hermon, partagée entre le Liban, la Syrie et Israël, domine au nord le plateau du Golan. Elle culmine à 2 370 mètres du côté israélien et à 2 814 mètres du côté syrien. Ses versants abrupts entravent considérablement toute progression. De son sommet, on peut observer l'ensemble du plateau. Les gorges encaissées du Yarmouk et du Ruqqad le délimitent au sud. Le vaste amoncellement basaltique du Leja, qui voisine le désert de Syrie, en marque la limite orientale. La plaine de Damas en constitue le prolongement naturel au nord-est. Le relief y est moins accidenté et la circulation plus facile. Les seuls obstacles sur cette plaine ondulée sont constitués par quelques tertres qui dominent les alentours d'une centaine de mètres et par les concrétions basaltiques qui s'étendent de part et d'autre de Sassa, constituant par là même une zone difficilement franchissable pour les unités mécanisées.

Cinq routes traversent le Golan. L’une d’entre-elles, connue sous le nom de Route du pétrole, suit le tracé du Trans-Arabian-Pipeline (TAP). L’ensemble du plateau est inhabité à l'exception des garnisons militaires qui y sont installées, de quelques colonies créés par les Israéliens et de la bourgade druze de Majdal-Shams. La plupart des villages syriens ont été évacués après la guerre des six jours. La ville de Kunéïtra, jadis capitale du Golan, est déserte.



Les implications du milieu sur le combat

Les dimensions des deux théâtres d'opérations sont restreintes. Le terrain difficilement praticable en dehors des routes tend à canaliser le mouvement des forces et à compartimenter le champ de bataille. L'absence de végétation rend difficile la dissimulation des unités. Les conditions météorologiques exceptionnelles favorisent l'emploi intensif de l'aviation et facilitent le repérage des unités. Les déplacements de colonnes blindées, qui soulèvent d'importants nuages de poussière ou de sable, sont visibles de très loin. Le champ de vision généralement dégagé autorise des tirs à longue distance. Les rares promontoires et carrefours deviennent des objectifs prioritaires. Le réseau routier revêt une valeur stratégique cardinale et son bon entretien garantit la rapidité d'acheminement des renforts et de la logistique. De ce fait, les chars sont astreints à se déplacer en bordure des routes, afin de ne pas les défoncer. Le rythme de progression s'en trouve ainsi ralenti. Les conditions climatiques difficiles régnant sur le théâtre d’opération Sud rendent enfin primordiales le maintien d’une chaîne d’approvisionnement logistique qui permette de ravitailler les unités en vivres et en eau potable






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MessageSujet: suite   Mar 5 Avr - 11:10

Les forces en présence



Le rapport de forces global entre les belligérants
Egyptiens
Syriens
Contingents arabes
alliés
Forces
arabes
Forces
israeliennes

Effectif global
1.000.000
345.000
55.000
1.400.000
350.000

Nombre de brigades / divisions
75 brigades
10 divisions
(5 d’infanterie, 3 mécanisées
et 2 blindées)
35 brigades
5 divisions
(3 d’infanterie
et 2 blindées)
20 brigades
2 divisions
blindées
(irakiennes)
130 brigades
17 divisions
39 brigades
7 divisions
(5 blindées et 2 mécanisées)

Chars
2.200
1.650
950
4.800
1.850

Autres véhicules blindés
3.000
1.750
1.150
5.900
4.000

Pièces d'artillerie lourde
1.650
1.030
280
2.960
980

Avions de combat
605
355
155
1.115
385

Hélicoptères
166
54
-
220
72

Navires de combat
125
27
-
152
70

Le dispositif militaire israélien


Les forces en présence (suite)



Le dispositif militaire égyptien


Le dispositif militaire syrien


Les forces en présence (fin)



La participation des contingents arabes alliés
Contingents
Unités terrestres
Effectif et armements majeurs

Irakien
2 divisions blindées,
2 brigades indépendantes
27.500 hommes - 480 chars
81.avions de combat

Jordanien
2 brigades blindées
7.000 hommes - 180 chars

Marocain
2 brigades d'infanterie
5.500 hommes - 30 chars

Palestinien
2 brigades d'infanterie (OLP)
2 brigades commandos (ALP)
3.000 hommes - 30 chars
2.000 hommes

Algérien
1 brigade blindée
2.500 hommes - 120 chars - 42 avions

Libyen
1 brigade blindée
2.000 hommes - 100 chars - 32 avions

Saoudien
1 brigade d'infanterie
2.000 hommes

Soudanais
1 brigade d'infanterie motorisée
1.800 hommes - 10 chars

Koweïtien
2 bataillons d'infanterie
1.000 hommes

Tunisien
1 bataillon d'infanterie
500 hommes

Pakistanais
2 antennes médicales
200 hommes


Le rapport des forces réellement engagées dans la bataille

 
Egyptiens
Syriens
Arabes alliés
Forces arabes
Forces israéliennes
Rapport de forces approximatif

Forces terrestres
260.000
110.000
30.000
400.000
300.000
1,5 contre 1

Nombre de brigades
57
28
10
95
34
3 contre 1

Chars
de bataille
1.600
1.350
450
3.400
1.850
2 contre 1

Avions
de combat
400
225
155
780
385
2 contre 1

Vedettes
51
15
-
66
22
3 contre 1

Les opérations



Le 6 octobre 1973

Le matin :

A 4 heures du matin, les autorités israéliennes apprennent avec certitude l'imminence de l'offensive arabe. Entre 8 heures et 9 heures 30, elles décident de mobiliser partiellement les réservistes et d'évacuer les colons du Golan. Une heure plus tard, elles décrètent la mobilisation générale. En fin de matinée, elles renoncent, pour des raisons politiques, au déclenchement d'une offensive aérienne préventive contre les armées arabes.

L'après-midi :

Sur le front Sud : A 14 heures, l’armée égyptienne lance son offensive. Précédées d’un intense tir de barrage et d’une vaste offensive aérienne, les 2ème et 3ème armées égyptiennes entament la traversée du canal de Suez. Cinq divisions d’infanterie établissent des têtes de pont de l’autre côté de la voie d’eau, isolant progressivement les principaux ouvrages de la Ligne Bar-Lev. Les réactions israéliennes sont désordonnées. L’état-major israélien, en pleine confusion, sacrifie inutilement un nombre important de chars et d’avions dans de vaines contre-attaques. Conjointement, l’armée égyptienne effectue à l’intérieur de la péninsule du Sinaï des actions en profondeur destinées à désorganiser les arrières ennemis.

Sur le front Nord : A 14 heures, l'armée syrienne passe elle aussi à l'offensive. Après une intense préparation d'artillerie appuyée par l’aviation, trois divisions d'infanterie et deux divisions blindées franchissent la Ligne Pourpre. Des parachutistes syriens s'emparent du Mont Hermon. Dans la soirée, les blindés syriens effectuent une percée dans le secteur sud du Golan, bousculant les maigres défenses adverses. La 188ème brigade blindée israélienne succombe progressivement sous le nombre, au sud de Kunéïtra. La 7ème brigade blindée israélienne parvient quant à elle à contenir la poussée syrienne, au nord de Kunéitra. L'aviation israélienne subit de lourdes pertes en tentant de freiner la progression des blindés syriens. Durant la nuit, la marine israélienne enregistre quant à elle son premier succès en coulant une flottille syrienne au large de Lattaquié.

Sur la scène diplomatique : A New-York, Kissinger s'efforce tout l'après-midi de contacter les diplomates arabes, israéliens et soviétiques, afin de clarifier une situation des plus confuses. Le gouvernement américain ordonne à la VIème flotte, jusque là éparpillée en Méditerranée, de se regrouper progressivement au large de la Crête, à proximité de la zone des combats.



Le 7 octobre 1973

Sur le front Sud : L’armée égyptienne renforce son dispositif, affermit ses positions et élargit ses têtes de pont sur la rive orientale du Canal. Dans le même temps, elle entame la réduction de la Ligne Bar-Lev. La présence égyptienne s’étend désormais sur une profondeur d’une dizaine de kilomètres à l’intérieur du Sinaï. Dix ponts ont été mis en place par le génie égyptien. Les trois brigades blindées israéliennes stationnées à proximité du Canal sont engagées dans la bataille et subissent de lourdes pertes. Les premiers renforts israéliens parviennent sur le front en milieu de journée.

Sur le front Nord : En début de matinée, les premiers renforts israéliens tentent de stopper la percée syrienne. Celle-ci atteint son apogée en milieu de journée, lorsque les Syriens parviennent à s'emparer de Kunéitra et de Nafakh, tout en progressant vers le Jourdain et le Lac de Tibériade. Les Syriens contrôlent alors la moitié du plateau du Golan. Leur état-major décide cependant de faire une pause opérationnelle en fin de journée. Ce répit permet aux Israéliens de récupérer le carrefour stratégique de Nafakh et de stabiliser la situation. Conjointement, leur aviation continue de harceler sans répit les formations blindées syriennes. La 7ème brigade israélienne est engagée dans la bataille décisive de la Vallée des Larmes, qui dure jusqu'au surlendemain. Les Israéliens échouent dans une première tentative de reconquête du Mont Hermon.

Sur la scène diplomatique : Les messages enthousiastes des dirigeants arabes affluent en Egypte et en Syrie. Nombreux sont ceux qui promettent une aide matérielle ou financière. Le colonel Kadhafi critique néanmoins la stratégie égyptienne, la trouvant trop timorée. Les autorités égyptiennes entrent de leur côté en contact avec Henry Kissinger, le Secrétaire d’Etat américain, pour lui faire part des conditions qu'elles mettent à la cessation des hostilités. Corrélativement, elles invitent les Etats-Unis à jouer un rôle de premier rang dans le solutionnement politique de la crise. A l'exception de la Roumanie, les Etats du bloc de l'est condamnent sévèrement Israël et soutiennent ouvertement l'Egypte et la Syrie. L'Union soviétique multiplie toutefois les démarches pour convaincre ces deux Etats d'accepter l'entrée en vigueur rapide d'un cessez-le-feu. Damas et le Caire sont contraints de se consulter pour lever toute ambiguïté sur leurs objectifs respectifs
Les opérations (suite)



Le 8 octobre 1973

Sur le front Sud : Le commandement israélien déclenche une contre-attaque générale, engageant à cette occasion deux divisions blindées. Mal coordonnée, celle-ci échoue. Les Israéliens subissent à cette occasion de lourdes pertes. L’aviation israélienne, après avoir cumulé les échecs durant les dernières 24 heures en tentant vainement de détruire les ponts égyptiens, reçoit l’ordre de ne plus intervenir le long du canal de Suez. Elle pilonne néanmoins Port-Saïd. La marine israélienne connaît un nouveau succès en remportant une victoire navale contre la marine égyptienne, au large de Damiette. Elle prend ainsi l'initiative des opérations en Méditerranée, alors qu'elle reste sur la défensive en Mer Rouge.

Sur le front Nord : L'arrivée des renforts israéliens permet de porter un coup d'arrêt à la poussée syrienne. Les blindés israéliens progressent dans trois directions, refoulant lentement les forces syriennes vers leurs lignes de départ. L'aviation israélienne se lance dans l'attaque systématique des batteries de SAM.

Sur la scène diplomatique : Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit en urgence pour examiner la situation au Proche-Orient. L'Egypte impose l'évacuation de tous les bérets bleus en poste le long du Canal. A l'inverse, les observateurs des Nations unies membres de l’ONUST parviennent à rester à leur poste sur le front du Golan. L'Egypte entame des négociations avec les représentants de l'OPAEP pour les convaincre d'accepter le principe du recours à l'arme du pétrole. La Syrie accepte pour sa part le principe d'une intervention militaire de l'Irak à ses côtés. Aux Etats-Unis, les représentants israéliens font le siège de la Maison Blanche pour obtenir d'urgence la livraison d'armes destinées à remplacer celles perdues depuis le début de la guerre.



Le 9 octobre 1973

Sur le front Sud : Le front se stabilise pendant cinq jours, le temps pour les protagonistes de renforcer leur dispositif. L’armée égyptienne dispose désormais de deux têtes de pont homogènes sur la rive orientale du Canal, qui s’étendent chacune sur une profondeur d’une douzaine de kilomètres. Les premiers renforts arabes commencent à parvenir sur le front. L'aviation israélienne, de son côté, continue de pilonner Port-Saïd jusqu'au 17 octobre.

Sur le front Nord : La bataille de la Vallée des Larmes s'achève par une victoire israélienne à la Pyrhus. Conjointement, les divisions israéliennes encerclent les forces syriennes présentes sur les hauteurs du Golan. L'aviation israélienne se lance dans une vaste campagne de bombardement d'objectifs stratégiques situés en Syrie, qui dure jusqu'à la fin des hostilités.

Sur la scène diplomatique : L'Union soviétique met en place un pont aérien à destination de l'Egypte, de la Syrie et de l'Irak, destiné à réapprovisionner leurs armées en armes et en munitions. Conjointement, elle organise un pont maritime vers les ports égyptiens et syriens. En Méditerranée, sa flotte se concentre à son tour au large de la Crête pour marquer les navires américains et assurer la protection du pont maritime. Dans le même temps, les Etats-Unis autorisent le transfert en Israël de certains équipements jugés indispensables, à condition que ceux-ci soient transportés par des appareils israéliens






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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Mar 5 Avr - 11:21



Le 10 octobre 1973

Sur le front Sud : Les Israéliens ont établi une ligne de défense à une quinzaine de kilomètres en retrait du Canal. Des combats sporadiques se déroulent ponctuellement le long de cette nouvelle ligne de feu. A deux reprises, les Egyptiens tentent une percée en direction de Ras el-Sudr, en dehors de leur zone de couverture antiaérienne. A chaque fois, ils sont repoussés après avoir subi de lourdes pertes, imputables en grande partie à l’action de l’aviation israélienne.

Sur le front Nord : Les troupes israéliennes réduisent la poche de Khushnieh, mettant hors de combat les unités syriennes qui s'y étaient retranchées. Elles reprennent également le contrôle de Kunéïtra. En fin d'après-midi, elles contrôlent à nouveau le plateau du Golan. En cinq jours, les Israéliens sont ainsi parvenus à rejeter les Syriens sur leurs bases de départ et à récupérer l'initiative des opérations.

Sur la scène diplomatique : Américains et Soviétiques s'entendent pour promouvoir une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui instaure un cessez-le-feu. La Jordanie annonce son intention d'envoyer un corps expéditionnaire en Syrie. Le Royaume-Uni décrète un embargo sur les ventes d'armes à destination des Etats belligérants. Empêtré dans la crise du Watergate, le président Nixon est contraint d'accepter la démission de son vice-président, Spiro Agnew. Celui-ci est remplacé par Gérald Ford.



Le 11 octobre 1973

Sur le front Nord : En fin de matinée, les forces israéliennes franchissent la ligne pourpre et passent à l'offensive le long de la route Kunéïtra/Damas. Leur progression est ralentie par l'action retardatrice des Syriens qui se battent avec détermination. Au crépuscule, les Israéliens ont néanmoins progressé d'une dizaine de kilomètres, contrôlant Beit-Jan, Tel Ahmar, Khan Arnaba, Jaba et Tel Shaar.

Sur la scène diplomatique : Les deux grandes puissances s'entendent pour faire introduire par le Royaume Uni, devant le Conseil de sécurité, leur projet de résolution de cessez-le-feu. Le Congrès américain autorise la livraison d'importantes quantités d'armes à Israël. A la suite de la perte d'un de leur cargo coulé par des vedettes israéliennes, les Soviétiques détachent plusieurs navires de guerre à proximité des ports syriens.



Le 12 octobre 1973

Sur le front Nord : Après de violents combats, les Israéliens se rendent maîtres de Mazrat Beit-Jan, Nasej et Tel Mari, mais ils piétinent devant Tel Shams. Les Syriens leur opposent en effet une résistance farouche. Leur aviation multiplie les missions de harcèlement pour tenter de freiner la progression israélienne. L'arrivée des premiers renforts irakiens oblige par ailleurs les Israéliens à réorganiser leur dispositif.

Sur la scène diplomatique : Echec d’une tentative de médiation britanniques auprès des autorités égyptiennes visant à sonder leur intention d'accepter un cessez-le-feu parrainé par les deux grandes puissances

Les opérations



Le 13 octobre 1973

Sur le front Sud : Sur ordre du président Sadate, la majeure partie de la réserve blindée égyptienne traverse le canal de Suez et prend position le long de celui-ci, en vue d’une nouvelle offensive destinée à soulager l’effort de guerre syrien. Le commandement israélien prend de son côté la décision de traverser le Canal, dès que les circonstances le permettront.

Sur le front Nord : Peu avant l'aube, les forces blindées israéliennes repoussent à proximité de Tel Shaar une attaque irakienne d'envergure. Elles exploitent alors leur avantage et prennent le contrôle de Tel Mashara, Tel el-Mal, Tel el-Alakieh et Tel Antar. A la nuit tombée, des parachutistes israéliens s'emparent de Tel Shams. Epuisées et à court de munitions, les forces israéliennes s’essoufflent et stoppent leur offensive.



Le 14 octobre 1973

Sur le front Sud : L’armée égyptienne lance une offensive en direction de Romani, de Tasa et des cols du Sinaï. C’est à cette occasion que se déroule la plus importante bataille de chars depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’action combinée des avions et des chars israéliens provoque de très lourdes pertes dans les rangs égyptiens. En fin d’après-midi, l’échec est consommé et les autorités du Caire ordonnent à leurs blindés de regagner l’abri des têtes de pont. Les Israéliens récupèrent par là même l’initiative des opérations, après huit jours de combat.

Sur le front Nord : L'entrée en lice des Irakiens, puis d'autres contingents arabes, entraîne la stabilisation du front, permettant ainsi aux Syriens de réorganiser leur dispositif. Les Israéliens stoppent leur offensive devant Sassa. Ils tiennent néanmoins une ligne qui leur permet d'assurer efficacement la défense du territoire conquis. La banlieue de Damas est à portée de leur artillerie.

Sur la scène diplomatique : Afin de contrer le pont aérien soviétique, le président Nixon autorise la mise en place d'un pont aérien de grande envergure devant permettre d'acheminer en Israël une quantité importante de matériel militaire. Les premiers appareils de transport américains atterrissent à l'aéroport de Lod en fin d'après-midi. La VIème flotte américaine et l’Eskadra soviétique opèrent désormais au large de la Crête.



Le 15 octobre 1973

Sur le front Sud : En fin d’après-midi, le commandement israélien déclenche l’opération Coeur vaillant. Par une manoeuvre hardie, la division du général Sharon parvient à se faufiler entre les différentes positions égyptiennes et à atteindre le Canal au niveau du Déversoir au nord des Lacs Amers. Peu après minuit, les premiers parachutistes israéliens établissent une tête de pont de l’autre coté de la voie d’eau.

Sur le front Nord : Les Israéliens intensifient leur campagne de bombardements aériens contre la Syrie. Ils ont cependant stoppé leur progression et sont de nouveau sur la défensive. Une bataille d'usure se développe le long de la ligne des tels

Les opérations



Le 16 octobre 1973

Sur le front Sud : Les Egyptiens, surpris, se ressaisissent et tentent de refermer l’étroit corridor menant des lignes israéliennes jusqu’à la tête de pont du Déversoir. De violents combats se développent dans le secteur du corridor, notamment aux alentours de la Ferme chinoise et de la position Missouri.

Sur le front Nord : Les Israéliens repoussent une contre-attaque arabe menée par les contingents irakiens et jordaniens.

Sur la scène diplomatique : Réunis à Koweït, les représentants de l'OPEP entérinent une hausse brutale du prix du baril de pétrole, suivie d'une réduction de la production et d'un embargo sélectif à l'encontre des Etats qui soutiendraient Israël. Henry Kissinger reçoit le prix Nobel de la paix pour son action décisive dans le règlement négocié du conflit vietnamien. Le Premier ministre soviétique se rend en Egypte pour convaincre le président Sadate d'accepter un cessez-le-feu sur place.



Le 17 octobre 1973

Sur le front Sud : Les combats font rage autour de la Ferme chinoise. Ils se soldent par une coûteuse victoire israélienne. Dans l’après-midi, la 25ème brigade blindée égyptienne, envoyée en renfort dans la bataille, est anéantie le long du Grand Lac Amer en tentant de prendre à revers le dispositif israélien. Deux autres tentatives égyptiennes pour isoler la tête de pont du Déversoir échouent l’une après l’autre. Conjointement, le général Sharon multiplie les raids de harcèlement sur les arrières ennemis. En fin d’après-midi, le premier pont flottant israélien est mis en service. A la tombée de la nuit, les Israéliens sont maîtres de la zone du corridor. Ils peuvent envisager de poursuivre leur action en terre africaine.

Sur le front Nord : Les Israéliens réorganisent leur dispositif. Ils en profitent pour envoyer quelques bataillons en renfort sur le front Sud. Les combats se limitent à des raids de harcèlement contre les positions adverses.



Le 18 octobre 1973

Sur le front Sud : Les Egyptiens bombardent sans relâche la tête de pont du Déversoir, provoquant des pertes sensibles dans les rangs israéliens. Une attaque égyptienne menée contre la partie nord de la tête de pont est repoussée sans difficulté. Les Israéliens tentent de contre-attaquer dans la foulée à travers la bande agricole, en direction de Serapeum, mais leur action échoue. Ils parviennent néanmoins à percer le dispositif ennemi au sud du Déversoir. Leur progression se heurte toutefois à la position fortifiée de Tsach, à partir de laquelle les Egyptiens exercent un contrôle efficace sur toute la région. L’aviation égyptienne, jusque-là maintenue en réserve, multiplie les missions de bombardement contre la tête de pont israélienne. L'aviation israélienne en profite pour abattre un nombre important d'appareils ennemis. Elle entame en outre une vaste offensive aérienne contre les sites de SAM égyptiens.

Sur la scène diplomatique : A l'issue de sa visite au Caire, le Premier ministre soviétique prouve au président Sadate, photographies satellites à l'appui, l'importance de la tête de pont israélienne et la faiblesse du dispositif égyptien. Sadate accepte le principe d'un cessez-le-feu sur place.

Les opérations



Le 19 octobre 1973

Sur le front Sud : Un deuxième pont est mis en place par les Israéliens à travers le Canal. Le commandement israélien engage alors son ultime réserve blindée dans la bataille, afin de réaliser une percée majeure sur les arrières de la 3ème armée égyptienne. La position de Tsach est emportée. Les blindés israéliens se dirigent vers le sud, s'emparent de Maktzera, évitent Mitznefet et Fayid, puis atteignent en soirée les contreforts des collines de Généïfa. Plus au nord, les Israéliens parviennent à s'emparer de Serapeum après de violents combats le long de la bande agricole, en direction d'Ismaïlia.

Sur le front Nord : Les Israéliens repoussent difficilement une nouvelle contre-attaque irako-jordanienne.

Sur la scène diplomatique : Le pont aérien américain atteint son apogée. Il dépasse désormais en volume celui des Soviétiques. Les autorités soviétiques invitent Kissinger à Moscou, afin de discuter des termes d'un éventuel cessez-le-feu.



Le 20 octobre 1973

Sur le front Sud : Les forces blindées israéliennes poursuivent leur exploitation vers le sud, détruisant sur leur passage de nombreuses batteries de missiles antiaériens. Les troupes israéliennes occupent en fin de soirée les collines de Généïfa, menaçant la route menant au Caire. Les poches de Fayid et de Mitznefet continuent cependant de résister. Au nord du Déversoir, la progression des Israéliens est stoppée à une dizaine de kilomètres au sud d'Ismaïlia par la défense acharnée des parachutistes égyptiens. Sur la rive orientale du Canal, les combats se focalisent autour de la position de Missouri, pilonnée sans relâche par l'artillerie et l'aviation de chacun des deux camps.



Le 21 octobre 1973

Sur le front Sud : Les Egyptiens déclenchent, peu avant l'aube, une contre-attaque dans la région de Généïfa. Celle-ci est repoussée par les forces israéliennes qui continuent leur progression en direction de Suez. Conjointement, la poche de Fayid tombe, ce qui permet aux Israéliens de disposer d'une ligne de communication plus sûre avec leur tête de pont. Sur la rive orientale, les Israéliens échouent dans leur tentative visant à s'emparer de Missouri.

Sur le front Nord : Alors que des combats sporadiques perdurent le long de la ligne de feu, les Israéliens lancent une complexe opération interarmes qui leur permet de reprendre le contrôle du Mont Hermon, le lendemain matin. L'aviation syrienne effectue un baroud d’honneur à cette occasion, perdant de nombreaux appareils.

Sur la scène diplomatique : Américains et Soviétiques s'entendent à Moscou sur les termes d'un cessez-le-feu

Des prisonniers syriens envoyés vers l'arrière croisent une colonne mécanisée israélienne
équipées de half-track américains M3 datant de la Seconde Guerre mondiale.

Les opérations



Le 22 octobre 1973

Sur la scène diplomatique : Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 338 imposant un cessez-le-feu sur place, qui doit entrer en vigueur le jour même à 18 heures 52 (heure locale). Kissinger quitte Moscou en fin de matinée et se rend à Tel-Aviv, sur la requête du Premier ministre israélien, pour éclaircir les conditions dans lesquelles le cessez-le-feu a été négocié. Il s'envole en fin d'après-midi pour les Etats-Unis, rendant compte de la situation au ministre britannique des affaires étrangères, lors d'une brève escale à Londres.

Sur le front Sud : Les Egyptiens, retranchés aux abords d'Ismaïlia, repoussent une nouvelle attaque israélienne. Les blindés israéliens en exploitation sur les arrières de la 3ème armée atteignent le canal de Suez au sud des Lacs Amers, s'emparant des camps militaires de Généïfa, d'Odeda et de Metzila. Conjointement, les forces israéliennes continuent de nettoyer le terrain conquis. En début de soirée, les combats cessent progressivement. La situation sur le terrain est cependant confuse car le dispositif égyptien et le dispositif israélien demeurent étroitement imbriqués.



Le 23 octobre 1973

Sur le front Sud : Le cessez-le-feu est rompu dans la nuit. Les unités égyptiennes isolées cherchent à rompre l'encerclement tandis que les forces blindées israéliennes poursuivent leur progression vers le sud, en direction de Suez. Au crépuscule, les Israéliens atteignent les contreforts du Djebel Ataka et les faubourgs de Suez, encerclant complètement la 3ème armée égyptienne. Dans la nuit, ils parviennent à s'emparer de la base navale d'Adabiya, sur la Mer Rouge.

Sur le front Nord : Durant toute la journée, le cessez-le-feu est rompu régulièrement par des tirs sporadiques et par quelques duels d'artillerie. A la tombée de la nuit, le calme s'installe et le cessez-le-feu entre effectivement en vigueur, mettant fin à la phase active de la guerre sur le front Nord.

Sur la scène diplomatique : Le président Sadate adresse un message aux autorités américaines et soviétiques pour tenter de les impliquer directement sur le terrain. Les Etats-Unis rejettent sa demande tandis que les Soviétiques en acceptent le principe. A Washington, les derniers développements politiques dans la crise du Watergate éclipsent l'évolution de la situation au Proche-Orient.



Le 24 octobre 1973

Sur le front Sud : Les forces israéliennes s'emparent du camp égyptien situé au Kilomètre 101, élargissant ainsi leur présence sur la rive occidentale du Canal. Dans le même temps, elles échouent dans leur tentative de s'emparer de Suez.

Sur la scène diplomatique : La poursuite des combats sur le front Sud laisse planer la menace d'une intervention directe des deux grandes puissances, qui ont parrainé l'instauration du cessez-le-feu. La tension monte entre la Maison Blanche et le Kremlin

Les troupes israéliennes sur le canal de Suez (DR)
Sur la scène diplomatique : Washington met en alerte les forces américaines à travers le monde, y compris les forces nucléaires. Un nouveau groupe aéronaval américain pénètre en Méditerranée. Cette démonstration de force de la Maison Blanche est suivie par celle du Kremlin, qui met à son tour en alerte les forces soviétiques stationnées en Europe de l'Est et dans le Caucase. Pendant une dizaine d'heures, la situation demeure extrêmement tendue. Le président Sadate retire finalement sa demande d'intervention directe des deux grandes puissances. La tension diminue progressivement. Le Conseil de sécurité adopte la résolution 340 instituant une force d'urgence des Nations unies destinée à s'interposer entre les belligérants.

Sur le front Sud : Les Israéliens échouent dans une nouvelle tentative visant à s'emparer de Suez. Ils parachèvent néanmoins l'encerclement de la 3ème armée en détruisant tous les ponts égyptiens dans ce secteur et en coupant les canalisations alimentant celle-ci en eau et en carburant. La 3ème armée égyptienne est désormais totalement isolée. A 17 heures, le cessez-le-feu devient effectif sur le front Sud après plus de dix-neuf jours de combats intenses.



Le cessez-le-feu et ses suites

Dès le 28 octobre, alors que les premiers détachements de casques bleus dépêchés sur place par les Nations unies s’efforcent d’organiser le ravitaillement de la troisième armée égyptienne isolée, des émissaires égyptiens et israéliens se rencontrent au kilomètre 101 de la route reliant Suez au Caire, à proximité de la ligne de front. Le 11 novembre 1973, ils y paraphent un accord de cessez-le-feu au terme duquel ils s’entendent pour échanger leurs prisonniers. Malgré l’échec d’une première conférence de paix à Genève, au mois de décembre suivant, le dialogue technique progresse tant et si bien qu’un accord de désengagement des forces est conclu le 18 janvier 1974, de nouveau au kilomètre 101. Les Israéliens se retirent jusqu’à une trentaine de kilomètres en deçà du canal de Suez, tandis que les Egyptiens récupèrent le contrôle des deux rives du Canal, avec l’obligation de n’y entretenir qu’un contingent limité. Entre les deux, une zone tampon est occupée par les casques bleus.

Le 31 mai 1974, un accord de désengagement des forces est également conclu avec la Syrie, par l’intermédiaire des Nations unies. Les Israéliens se retirent du saillant de Sassa, tandis qu’une force de casques bleus se déploye sur l’ancienne Ligne Pourpre, prenant Kunéïtra, désormais démilitarisée, comme quartier général. La guerre du Kippour est officiellement terminée
Les opérations



Le déroulement des opérations sur le front nord (6-22 octobre 1973)

Le déroulement des opérations sur le front sud (6-25 octobre 1973)


Les pertes subies
Dans le camp israëlien
Dans le camp arabe

Front
Sud
Front
Nord
Total
Egypte
Syrie
Irak
Jord.
Autres alliés arabes
Total

Morts et disparus 2.082
938
3.020
6.000
3.100
218
28
154
9.500

Blessés
4.555
3.580
8.135
12.000
6.900
600
50
300
19.850

Prisonniers
257
69
326
8.031
370
20
-
3
8 424

Soldats hors de combat
6.894
4.587
11.481
26.031
10.370
838
78
457
37.774

Chars
540
300
840
1.100
1.200
206
54
-
2.560

Autres blindés
265
135
400
450
400
82
13
-
945

Artillerie lourde
15
10
25
300
250
-
-
-
550

batteries SAM
-
-
-
44
4
-
-
-
48

Avions
62
52
114
223
118
21
-
30
392

Hélicoptères
5
1
6
42
13
-
-
-
55

Vedettes
2 2
6
4
- - - 10

Quel bilan retenir de ce conflit ?



Une victoire militaire pour les Israéliens

Sur le plan militaire, l'armée israélienne a remporté une victoire indéniable. L'armée syrienne, renforcée d'importants contingents arabes alliés, a dû céder du terrain et s’est retrouvée sur la défensive autour de la poche de Sassa. La survie de la 3ème armée égyptienne encerclée ne dépend plus à court terme que du bon vouloir des Israéliens. Les pilotes arabes n’ont pas été en mesure de contester la supériorité de l’aviation israélienne ; 277 appareils arabes ont en effet été abattus au cours de duels aériens. La marine israélienne s’est imposée en Méditerranée, coulant ou capturant dix navires égyptiens et syriens, validant du même coup l'emploi du missile antinavire dans les combats navals modernes.

Cette victoire militaire n’est cependant pas décisive. L’armée israélienne a essuyé de graves revers durant les trois premiers jours du conflit. Elle n’est pas parvenue à refouler les têtes de pont égyptiennes établies dans le Sinaï. Ses faibles performances durant les premiers jours de la guerre résultent en fait de la combinaison de plusieurs éléments. Contrairement aux guerres précédentes, le facteur surprise a cette fois-ci pleinement joué contre les Israéliens. Le plan de déception mis au point par les Arabes a correctement fonctionné, aveuglant les responsables israéliens des services de renseignement. Ces derniers, bien que possédant tous les éléments d'information leur permettant de conclure à l'imminence d'une attaque arabe, ont cependant commis une erreur d’interprétation, qui a été amplifiée par des dysfonctionnements internes. Leur problème ne fut pas d’obtenir le renseignement, mais de l’exploiter correctement.

Cet échec s’explique également par la conjonction, entre la guerre des six jours et celle du Kippour, d'un double processus de dégradation dans l'armée israélienne et de redressement au sein des armées arabes qui a réduit l'écart qualitatif entre les armées belligérantes. Corrélativement, le succès initial des Arabes s’explique par la rigueur exemplaire de leur processus de planification. La mise au point de la traversée du canal de Suez par l'état-major égyptien restera à cet égard un modèle du genre.

Sur le plan opérationnel, l’échec initial des Israéliens résulte du non respect de certains principes essentiels de l’art de la guerre : liberté d’action, unité de commandement, économie des forces et concentration des moyens. Sur le plan tactique, cet échec s’explique enfin par une utilisation peu rationnelle des blindés et des avions. Les chars ont été engagés dans des charges folles, sans le moindre soutien d'infanterie ou d'artillerie, ignorant ainsi les principes élémentaires du combat interarmes. L’aviation a été engagée dans des missions d'attaque au sol, avant même d'avoir circonscrit la menace principale émanant d'une défense antiaérienne arabe extrêmement dense et efficace. Les Israéliens ont cependant sû tirer les leçons de leurs erreurs, reprenant progressivement le dessus après avoir rétabli un concept de combat cohérent. Les dirigeants arabes, de leur côté, n’ont pas su ou pas voulu exploiter leurs succès des premiers jours, menant leurs opérations suivant une logique politique et non pas militaire.



Un succès symbolique pour les Arabes

Sur le plan strictement politique, les Arabes peuvent se targuer d'un réel succès symbolique. En démontrant l'efficacité de l'arme du pétrole et en exacerbant la confrontation des deux grandes puissances, ces derniers sont en effet parvenus à conférer à cette crise une résonance mondiale, insufflant une nouvelle dynamique au conflit israélo-arabe. La guerre d’octobre a mis en évidence un renouveau du sentiment de solidarité arabe qui semblait passé de mode depuis la mort de Nasser. Pour la première fois depuis vingt-cinq ans, une coalition de circonstance englobant des forces appartenant à douze pays arabes s’est trouvée réunie face à Israël. Le sentiment général qui prévaut dans le monde arabe est donc celui d'une grande victoire. Peu importe que les troupes israéliennes aient pris pied en terre africaine et qu'elles encerclent une armée entière. Les armées arabes sont à nouveau présentes dans le Sinaï et elles n’ont pas été écrasées. Ce sont là les deux points essentiels. Les difficiles négociations qui suivent la fin des hostilités mettent néanmoins en exergue les divergences d'intérêts notables subsistant au sein d’un monde arabo-musulman divisé, notamment après que l'Egypte ait accepté d’entamer des négociations directes avec Israël.

En Israël, cette guerre a constitué un véritable électrochoc. De nombreux mythes de la société israélienne se sont effondrés : invincibilité de l’armée, infaillibilité des services de renseignement. La population israélienne n’a jamais connu jusqu’alors de crise morale aussi grave. Il faudra attendre le miasme du conflit libanais, l’Intifada puis l'assassinat du Premier ministre Ytzhak Rabin, pour assister à une remise en cause d'une telle importance. L’image de marque d’Israël s’est en outre dégradée à travers le monde, renforçant un peu plus l'isolement diplomatique de l'Etat hébreu. Ses relations privilégiées avec l’allié américain ont connu de réels soubresauts. Paradoxalement, les élections générales de décembre 1973 ne reflètent pas ces bouleversements, l'équipe de Golda Meir étant reconduite aux affaires. Dans les mois qui suivent la fin des hostilités, la commission d’enquête Agranat s’empresse de jeter en pâture au pays les noms de quelques responsables militaires, préservant soigneusement les élites politiques

Quel bilan retenir de ce conflit ? (suite)



Une percée diplomatique pour les Américains

Sur le plan international, la guerre, qui a engendré un choc pétrolier lourd de conséquences, met à l'épreuve la nouvelle logique de détente instaurée progressivement entre les deux blocs et suscite une brèche dans les relations américano-européennes.

Les deux grandes puissances n’ont pas souhaité le déclenchement des hostilités. Une situation de statu quo répondait bien davantage à leurs intérêts réciproques. Elles n’ont rien fait cependant pour en empêcher le déclenchement. Pris au piège de leur propre politique clientéliste et ne pouvant se permettre de voir l'autre camp l'emporter, Américains et Soviétiques se sont laissés entraîner dans une crise qu'ils se sont efforcés de gérer au mieux de leurs intérêts, acceptant de réapprovisionner leurs protégés. En manoeuvrant habilement, la Maison Blanche, pourtant en pleine crise du Watergate, prend l'ascendant sur le Kremlin, réalisant une percée diplomatique lui permettant de rétablir ses relations avec l'Egypte, tout en éloignant ce pays un peu plus de la sphère soviétique. Lors des difficiles négociations qui suivent la fin de la guerre, les Etats-Unis démontrent que seule leur méthode des petits pas, chère à Henry Kissinger, semble susceptible d’aboutir à des résultats tangibles.

Cette crise met néanmoins en exergue des dissensions au sein de l'Alliance atlantique. Les Européens ont refusé d'accueillir sur leurs bases les aéronefs américains à destination d'Israël, tandis que les Turcs ont laissé transiter au dessus de leur espace aérien les aéronefs soviétiques à destination de la Syrie et de l'Irak. L'Europe occidentale, à l'exception de la France et du Royaume-Uni, est pour sa part restée très en retrait, obnubilée par le souci de garantir ses sources d'approvisionnement énergétique dépendant très largement du pétrole arabe. Par une diplomatie active, Français et Britanniques tentent quant à eux de renforcer leur position au Proche-Orient, sans pour autant participer à une croisade ayant pour finalité de promouvoir les seuls intérêts américains. La France essaye ainsi de susciter un dialogue direct entre Arabes et Européens, faisant valoir la complémentarité de leurs économies, mais cette tentative, qui heurte de front les intérêts américains, n’est pas suivie par ses partenaires.



Un conflit riche en enseignements militaires

La guerre du Kippour apparaît en définitive comme un conflit plus équilibré et plus disputé que l'image qui en a souvent été présentée. Le rapport des forces en présence s'est avéré moins déséquilibré que ce que les autorités arabes et israéliennes ont longtemps laissé entendre. L’impact réel de l’aide matérielle fournie par les deux grandes puissances à leurs alliés respectifs ne fut pas aussi décisif que ce que les Américains et les Soviétiques ont longtemps prétendu.

Cette guerre constitue le premier conflit mécanisé de haute intensité depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elle a démontré l'importance du renseignement pour contrer l'effet de surprise. Elle a permis de valider, de nuancer ou de rejeter certains concepts opérationnels. Elle a servi de banc d'essai à de nombreuses armes récentes, qui n'avaient pas eu l'occasion de subir l'épreuve réelle du feu. Elle a démontré une nouvelle fois que la qualité l’emportait sur la quantité et que le facteur humain jouait toujours un rôle essentiel dans la conduite de la bataille.

La haute technologie a eu un impact considérable sur le déroulement des combats. La notion de C3I s’est imposée comme une donnée fondammentale du combat moderne. L’efficacité des missiles, bien que réelle, a cependant été exagérée. Le char et l'avion ont démontré qu’ils restaient les vecteurs essentiels du combat mécanisé, à condition de s’intégrer dans un environnement interarmes leur assurant soutien et protection. Si l'aviation a joué un rôle important pendant le conflit, celui-ci n'a pas été aussi décisif qu'en juin 1967. A l'inverse de la guerre des six jours, ce sont en effet les chars qui ont cette fois-ci ouvert la voie aux avions. La puissance et l’efficacité de l’arme aérienne ont donc été surestimées, comme peu de temps auparavant lors de la guerre du Vietnam, puis dix-huit ans plus tard lors de la guerre du Golfe. Une fois de plus, les évènements ont démontré que la guerre se perdait ou se gagnait au sol. De manière plus globale, la nécessité d’une approche interarmée, voire interalliée, s’est imposée comme l’un des enjeux majeurs pour la conduite efficace d’un conflit d’envergure

par Pierre RAZOUX, dr






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MessageSujet: Guerre d'Octobre 73 vs israel dossiers ALGÉRIE Algérie réelle d'Israël    Mer 27 Avr - 21:25







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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Jeu 24 Mai - 8:57

l’Égypte raconte a son peuple qu elle a gagne cette guerre et a libéré tout le sinai , mes les carte, les chiffre et la perce israélien prouve le contrer
a mon avis l’Égypte a fait cet guerre pour récupéré le canal seulement les cartes le prouve jai lu bcp de livre et vus bcp de documentaire ma conclusion et que les guerre de 48 grand trahison, 67 stupidité, lachter des generaux et sous estimer l'ennemie, 73 manque d'énnisative aprer la 1er attaque, les armes arabe ne pouver gagner
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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour    Jeu 24 Mai - 12:03

Guerre d’Octobre, dite aussi guerre de Kippour : les troupes égyptiennes et syriennes lancent une offensive pour reconquérir les territoires occupés par Israël depuis 1967. Les Etats-Unis aident militairement Israël, l’URSS les pays arabes.

Guerre d’Octobre, dite aussi guerre de Kippour : les troupes égyptiennes et syriennes lancent une offensive pour reconquérir les territoires occupés par Israël depuis 1967. Les Etats-Unis aident militairement Israël, l’URSS les pays arabes.
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/procheorient1973


6 octobre 1973


La guerre du Kippour et ses armes

Le 6 octobre 1973, l'armée égyptienne franchit le canal de Suez à la faveur de la fête juive du Yom Kippour, le Grand Pardon, pendant laquelle se recueillent beaucoup d'Israéliens.

Son armée ne compte pas moins de 1500 chars, 222 bombardiers et près de 300.000 hommes. Elle prend à revers les troupes israéliennes qui stationnent dans le Sinaï depuis leur victoire triomphale de juin 1967.

Les alliés syriens de l'Égypte (100.000 hommes) lancent au même moment 3 divisions blindées et 1000 chars sur le plateau du Golan, également occupé par les Israéliens depuis 1967. En quatre jours, ils s'emparent du mont Hermon et de la ville de Qunaytra.

Le pari osé de Sadate

Ayant succédé à la tête de l'Égypte au prestigieux Nasser, le président Anouar el-Sadate a pris l'initiative de cette guerre pour venger les Arabes de leurs humiliations passées et consolider sa légitimité auprès de ses concitoyens.

C'est la quatrième fois que se heurtent les armées arabes et israéliennes après la guerre de 1948, consécutive à la proclamation de l'indépendance de l'État d'Israël par l'ONU, l'opération israélo-franco-britannique de Suez en 1956 et la guerre des Six Jours en 1967.

Les Israéliens éprouvent cette fois la plus grande peur de leur Histoire mais ils reprennent rapidement leurs esprits et jettent toutes leurs forces dans la bataille (275.000 soldats). Ils ripostent aux Syriens avec leurs chars, anéantissent l'aviation ennemie et s'engagent sur la route de Damas, la capitale syrienne.

Sur le front sud, le 15 et le 16 octobre, les troupes blindées du général Ariel Sharon repassent le canal de Suez dans l'autre sens et établissent une tête de pont qui menace la vallée du Nil et Le Caire. Plus sérieusement, ils encerclent la troisième armée égyptienne qui s'était trop vite aventurée de l'autre côté du canal, dans la péninsule du Sinaï. La plupart des chars égyptiens sont détruits. Les pertes humaines du côté arabe ne sont pas chiffrées. Quant aux Israéliens, ils ont à déplorer 3.000 morts, un chiffre important au regard de leur population.

Le 23 octobre, l'Égypte accepte le cessez-le-feu après que l'ONU, à New York, eût appelé les belligérants à négocier (résolution 338 du Conseil de sécurité).

La Syrie l'accepte à son tour le lendemain... Seul l'Irak refuse toute négociation. A vrai dire, il n'a pas grand chose à craindre des Israéliens vu l'éloignement du front.

Le 11 novembre, Israéliens et Égyptiens signent un accord au kilomètre 101 suite auquel ils reviennent sur leurs positions d'avant le conflit.

Malgré la défaite des armées égyptienne et syrienne sur le terrain, Sadate peut se flatter d'avoir gagné son pari. Il a fait peur aux Israéliens et mobilisé les peuples arabes en sa faveur. Il va tirer parti de son relatif triomphe pour engager la tête haute des négociations de paix avec l'ennemi juré (Camp David, 1978)... Elles lui coûteront la vie !...

Les aspects inédits de la guerre du Kippour

La guerre du Kippour a vu pour la première fois l'utilisation de l'arme du pétrole. Le 17 octobre 1973, onze pays arabes exportateurs de pétrole annoncent un embargo sur leurs livraisons aux pays alliés d'Israël, parmi lesquels les États-Unis, le Portugal, l'Afrique du Sud... et les Pays-Bas, membre de la Communauté européenne, pour faire pression sur eux.

Les gouvernements de la Communauté (aujourd'hui, l'Union européenne) se sont bien gardés d'afficher leur solidarité avec celui des Pays-Bas... témoignant ainsi de la fragilité de la diplomatie occidentale face aux enjeux économiques et de politique intérieure (le sacro-saint «prix de l'essence à la pompe» !). Il n'empêche que la guerre et le blocus du pétrole ont débouché sur le premier «choc pétrolier» de l'Histoire, avec une hausse brutale du prix du baril.

D'un point de vue militaire, la guerre du Kippour apparaît comme un «conflit charnière» entre un mode de combat qui est le fruit de la seconde guerre mondiale et celui né de l'application systématique des nouvelles technologies à l'outil militaire. Pour la première fois depuis 1945, un théâtre d'opérations mécanisé de haute intensité donne un aperçu de ce qu'aurait pu être un affrontement majeur entre l'OTAN et le Pacte de Varsovie.

Les trois semaines de cette guerre ont véritablement bouleversé la perception du combat dit «technologique» et les enseignements que l'on peut en tirer sont transposables sur de nombreuses autres batailles. Il va de soi que nous n'avons pu traiter de tous les concepts ; seuls les plus importants ont fait l'objet d'une courte analyse.

- Les missiles : ces armes devenues banales

La guerre du Kippour a vu se généraliser l'emploi des missiles. L'efficacité de ceux-ci est en outre loin d'avoir atteint les résultats fabuleux affichés par les belligérants. Pourtant, la banalisation des missiles a changé la perception du combat aéroblindé (synergie entre le combat aérien et blindé pour optimiser les résultats finaux).

- La guerre électronique plus présente que jamais

Sans la maîtrise des technologies permettant de développer le renseignement de types électronique et électromagnétique que sont la détection, le brouillage des missiles, l'identification des engins ennemis par infrarouge et les radiotélécommunications, il n'eut pas été possible de gagner cette guerre pour les Israéliens. Eux qui n'avaient pas toujours utilisé ces techniques à bon escient, surtout au début de la guerre du Kippour, en ont tiré les leçons au Liban, en juin 1982.

- L'apparition des drones

Les drones de type Teledyne Ryan-124 Firebee (BQM-34-A), véhicules aériens sans pilote, jouèrent un rôle efficace dans la guerre du Kippour. Ils servirent principalement aux opérations de reconnaissance et de surveillance, ainsi qu'aux opérations à haut risque. Technologie nouvelle au début des années 1970, les Israéliens étaient les seuls à avoir utilisé ces engins. Leur nombre n'était pas impressionnant et beaucoup furent détruits par les Égyptiens et les Syriens. Mais ils étaient en amont d'un processus d'information par l'image.

- L'omniprésence des avions de reconnaissance

Contrairement aux aviateurs arabes, les Israéliens menèrent de nombreuses missions de reconnaissance aérienne dans les quartiers généraux et sensibles égyptiens et syriens. L'aviation israélienne utilisa des 6 RF-4 Phantom. Ces bijoux technologiques, pour l'époque, réalisaient chacun deux missions de reconnaissance chaque jour. Aucun d'entre eux ne semblait avoir été perdu. Ce qui prouva leur efficacité de discrétion.

Néanmoins, les laps de temps entre les survols des objectifs mobiles et les analyses des photographies prises à la suite de ceux-ci s'étaient révélés beaucoup trop longs, car les cibles avaient pu se mouvoir en quelques heures. C'est là une première erreur. Enfin, et plus grave encore, les Israéliens confiaient généralement l'analyse des résultats des missions de bombardements aux mêmes pilotes, plutôt qu'à des spécialistes de l'infanterie ou à des appareils de reconnaissance. Voilà ce qui peut expliquer que l'aviation de reconnaissance israélienne ne disposait pas toujours d'informations de premier ordre.

- Les satellites de reconnaissance

En 1973, les Américains avaient placé sur orbite deux satellites de reconnaissance. Le premier, un Big-Bird, était en vol orbital depuis le 13 juillet 1973 ; le second, un KH-8, avait été lancé le 27 septembre 1973, à la suite des rapports rédigés par la CIA qui voyait d'un mauvais oeil les actions arabes menées contre Israël. Selon toute vraisemblance, les Américains n'auraient pas lancé d'autres satellites. Le rôle de ces engins fut donc minime dans le camp américain. Cependant, les photographies d'une qualité inconnue auparavant prises par ceux-ci permirent d'éviter certains conflits, principalement près du canal de Suez.

Contrairement aux États-Unis, l'URSS voulut innover dans le secteur des satellites espions pour déjouer les plans de l'ennemi. Les satellites russes avaient donc surtout servi à prolonger un peu plus le combat, le temps que les deux grandes puissances puissent s'accorder sur les termes d'un cessez-le-feu acceptable par l'ensemble des parties au conflit. -
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19731006&ID_dossier=292






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