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 Guerre des Six Jours

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MessageSujet: Guerre des Six Jours    Dim 3 Avr - 21:27

Guerre des Six Jours

La guerre des Six Jours est une guerre qui opposa, du 5 juin au 10 juin 1967, Israël à une coalition (la Ligue arabe) formée par l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak. Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Égypte le 23 mai 1967 (les Israéliens avaient préalablement annoncé qu'ils considéreraient cet acte comme un casus belli)1. Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite. Et le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites2. Les chars de Tsahal bousculèrent leurs adversaires sur tous les fronts. En moins d'une semaine, l'État hébreu tripla sa superficie : l'Égypte perdit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie fut amputée du plateau de Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

Plus symbolique encore de la défaite arabe fut la prise de la vieille ville de Jérusalem. La cité des 3 religions du Livre devint dès lors la capitale d'Israël, sans la reconnaissance de la plus grande partie de la communauté internationale.

Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd'hui la géopolitique de la région. En particulier, certains territoires ont été annexés ou sont toujours occupés par Israël aujourd'hui.

Résumé

En mai 1967, l'Égypte qui procède à d'importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exige le départ des forces de maintien de l'ordre de l'ONU qui s'y trouvent depuis 1957 et signe une alliance militaire avec la Jordanie. Elle impose aussi le blocus du détroit de Tiran qui donne accès au port israélien d'Eilat. Après un mois d'incertitudes, Israël décide de lancer une attaque préventive aérienne et terrestre le 5 juin 1967 contre l'Égypte au sud. Israël demande par voie diplomatique à la Jordanie de rester neutre mais celle-ci rejette la demande. Suite au succès éclair dans le Sinaï, elle attaque la Jordanie puis le 9 juin, la Syrie sur le plateau du Golan.

Après six jours de combats, de nouvelles lignes de cessez-le-feu remplacent les anciennes, la Cisjordanie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien. La navigation des navires israéliens par le détroit de Tiran est désormais assurée et Jérusalem, qui était divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949, passe entièrement sous contrôle israélien.

À l'issue de la guerre des Six Jours, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la Résolution 242 (1967) qui réclame la fin immédiate de l'occupation militaire. Cette résolution, fréquemment invoquée depuis, reste encore inappliquée. Elle ne précise toutefois pas comment devraient être restitués les territoires dont elle demande l'évacuation par Israël, les territoires aujourd'hui dits « palestiniens » étant avant 1967 sous contrôle jordanien ou égyptien.

Situation géostratégique précédant le conflit (1956 – 1967)

La précédente guerre israélo-arabe de 1956 lors de la Crise du canal de Suez s'était soldée par une défaite militaire mais une victoire politique capitale pour l'Égypte. À la suite du renoncement des États-Unis (sous les pressions française et britannique) à supporter financièrement la construction du Barrage d'Assouan, le président égyptien, Gamal Abdel Nasser avait nationalisé le Canal de Suez en 1956. La France et le Royaume-Uni avaient alors soutenu ensemble une attaque israélienne dans le Sinaï jusqu'au Canal de Suez. Mais la condamnation fut unanime dans le monde. Les États-Unis, l'Union soviétique et l'ONU s'accordèrent sur le retrait israélien et l'URSS menaça même Paris et Londres d'une frappe nucléaire

Le succès de Nasser avait donc été d'obtenir cette pression diplomatique des États-Unis et de l'Union soviétique pour pousser Israël à se retirer de la totalité du Sinaï. En échange, Israël obtint le maintien de Casques Bleus de l'ONU dans le Sinaï pour veiller à garder cette frontière démilitarisée. L'Égypte avait également accepté de mettre un terme à la guérilla menée sur le sol israélien. Ainsi, la frontière israélo-égyptienne put connaître une période de calme sans précédent depuis 1948.

Aucun pays arabe n'avait pourtant reconnu l'existence de l'État d'Israël, mais la région était dans un équilibre incertain depuis 1956, maintenu davantage par la compétition entre Égypte, Syrie et Jordanie que par une résolution réelle des problèmes. En pleine Guerre froide, l'Égypte et la Syrie étaient désormais alliés de l'URSS de Nikita Khrouchtchev et du Bloc de l'Est tandis que la Jordanie était soutenue par les Britanniques.

Plusieurs années après le conflit, Israël construisit un réseau de transport de l'eau en puisant dans les eaux du lac de Tibériade. En réponse, la Syrie initia un plan de détournement des eaux de certaines rivières (Dan/Baniyas) afin qu'elles n'alimentent plus le lac. Des attaques à l'artillerie lourde, depuis les hauteurs du Golan, se répétèrent aussi contre les civils israéliens du nord-est de la Galilée. Certains avancent que ces tirs faisaient suite à des provocations israéliennes et à des incursions dans la zone démilitarisée de la frontière[réf. nécessaire]. Malgré le bombardement par Israël des voies de détournement de l'eau en 1964, la frontière israélo-syrienne resta le théâtre de tensions permanentes.

En 1966, l'Égypte et la Syrie signèrent une alliance militaire qui les engageait réciproquement dans le cas d'une guerre impliquant l'un des deux pays. Le 7 avril 1967, un incident mineur à la frontière israélo-syrienne se transforma rapidement en une bataille aérienne de grande échelle au-dessus du Golan. Le résultat fut la destruction de sept Mig-21 syriens et le survol menaçant des avions de Tsahal au-dessus de Damas. Les incidents frontaliers se multiplièrent et nombre de leaders arabes politiques et militaires appelèrent à la fin des représailles israéliennes. En Égypte, Nasser, toujours en quête d'une position centrale dans le monde arabe, surenchérit par la déclaration selon laquelle il prévoyait de remilitariser le Sinaï. La Syrie encouragea l'Égypte dans ce sens, mais ne se prépara pas immédiatement à l'éventualité d'un nouveau conflit. L'Union soviétique soutint les besoins militaires des pays arabes. On apprit plus tard qu'un rapport soviétique du 13 mai avait prétendu que les troupes israéliennes se regroupaient le long de la frontière syrienne alors qu'il n'en était rien.

Le 17 mai 1967, Nasser exigea le retrait des forces d'interposition de l'ONU du Sinaï et le Secrétaire-Général de l'ONU, U Thant, suivit cette requête. L'ONU demanda à déplacer ses troupes sur le territoire israélien mais Israël refusa ce redéploiement qui aurait constitué une brèche dans l'accord de cessez-le-feu précédent. Nasser concentra des troupes et des chars d'assaut sur la frontière avec Israël. Le 23 mai, l'Égypte bloqua l'accès au détroit de Tiran aux navires israéliens (route du sud essentielle à l'approvisionnement des israéliens en pétrole et blocus du port d'Eilat), ce qui était sans précédent depuis les accords internationaux sur les droits de passage dans le détroit, signés en 1957 par 17 puissances maritimes. Israël considéra cela comme un casus belli. La tension dans la région glissait d'un relatif statu quo vers une guerre régionale.

Les quelques réticences à entrer en guerre du roi Hussein qui craignait le Panarabisme de Nasser furent vite effacées par les nombreux partisans de la guerre en Jordanie. Le 30 mai, l'Égypte signait avec la Jordanie un traité de défense mutuelle, qui s'ajoutait à l'alliance militaire déjà en place avec la Syrie. Le Président Nasser déclara : « notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre. » Plusieurs jours plus tard, les forces jordaniennes étaient commandées par un général égyptien. Israël appela de nombreuses fois la Jordanie à éviter les hostilités, mais Hussein était face à un dilemme : partir en guerre et risquer le contre-coup d'une réponse israélienne ou rester neutre et risquer une insurrection au sein de son peuple.

Le gouvernement d'Israël était soucieux de savoir si la Jordanie serait impliquée dans le conflit pressenti, car une attaque depuis la Cisjordanie (sous contrôle jordanien depuis 1949) aurait pu couper le pays en deux très rapidement. Toutefois, l'armée jordanienne ne semblait pas capable d'une telle manœuvre et la Jordanie avait plutôt jusque-là été le terrain d'opérations menées par les autres pays arabes. De plus, plusieurs états éloignés commencèrent à mobiliser leurs armées, notamment l'Irak, le Soudan, le Koweït et l'Algérie.

En Israël, certains voyaient, dans l'éventualité d'un nouveau conflit, une occasion d'assurer l'intégrité du pays en établissant des zones tampons. En effet, comme Menahem Begin l'admit en 1982, Nasser n'a pas choisi d'attaquer Israël, Israël a choisi d'attaquer Nasser. Selon le journaliste Mike Shuster, Israël « était encerclé par des états arabes décidés à le détruire. L'Égypte était dirigée par Gamal Abdel Nasser, un nationaliste provocateur dont l'armée était la plus puissante des pays arabes du Moyen-Orient. La Syrie était gouvernée par le radical parti Baas qui préparait en permanence des menaces pour pousser Israël à la mer. » L'élite israélienne, dans la situation de blocus du détroit au sud et de mobilisation égyptienne dans le Sinaï et étant donné l'état d'embourbement des États-Unis au Viêt Nam, jugea que, si des dispositions militaires pouvaient apparaître non souhaitables, elles pourraient néanmoins être nécessaires. Dans le camp égyptien, Nasser, fort du soutien syrien et du contrôle militaire des forces jordaniennes que lui attribuait l'alliance signée le 30 mai, se faisait la même réflexion. Il estimait qu'Israël se soucierait de l'opinion publique internationale et n'attaquerait donc pas en premier. En même temps, le blocus du détroit du sud fragilisait de plus en plus l'économie et l'armée israélienne, et Nasser estimait que son armée pourrait facilement repousser une première attaque déclenchée par les Israéliens, puis aurait suffisamment de forces pour couper Israël en deux. Certains de ses commandants pensaient le contraire, sachant qu'un tiers des troupes égyptiennes était impliqué dans la guerre civile au Yémen et que les moyens de communication et de ravitaillement égyptiens n'étaient pas en bon état. Nasser continua néanmoins à augmenter le niveau de mobilisation en Égypte, en Syrie et en Jordanie pour mettre Israël sous pression.

Israël tenta d'empêcher le blocage du détroit par des voies diplomatiques. Notamment, elle se tourna vers les États-Unis et le Royaume-Uni qui avaient garanti en 1957 qu'ils seraient capables d'ouvrir le détroit de Tiran si besoin était. Elle se tourna même vers le général de Gaulle qui avait déclaré que "1967 n'est pas 1957", dans le cadre de la nouvelle politique arabe de la France. Toutes les demandes israéliennes pour éviter le conflit furent sans réponse, menaçant l'avenir du pays. Les Israéliens dénoncèrent le blocus comme étant une action correspondant aux critères internationaux d'acte de guerre.

D'après l'historien israélien Michael Oren, ce fut la première fois que le « téléphone rouge » reliant la Maison Blanche au Kremlin fut utilisé pendant la guerre froide. Le 26 mai, le Ministre israélien des Affaires Étrangères, Abba Eban, se rendit à Washington pour connaître la position du Gouvernement américain dans l'éventualité d'une guerre. À peine arrivé, il lui fut secrètement annoncé par le gouvernement israélien que des informations révélant le plan d'une attaque syro-égyptienne dans les 48 prochaines heures avaient été obtenues. Eban en informa le Président Johnson et ses conseillers, qui le renvoyèrent en précisant que les positions égyptiennes dans le Sinaï n'étaient que défensives et que les services d'espionnage américains n'avaient pas reçu d'informations corroborant l'annonce de cette opération. Toutefois, Johnson entra en contact avec Alexeï Kossyguine au Kremlin pour demander à l'URSS d'empêcher ses protégés du Proche-Orient d'attaquer Israël pour éviter une crise mondiale. L'ambassadeur soviétique au Caire, Dimitri Pojidaev, lut une lettre de Kossyguine à Nasser qui le prévenait qu'en cas d'attaque dans les 48 heures, l'URSS ne le soutiendrait pas. Le ministre égyptien de la défense, Abdel Hakim Amer, annonça alors au général Mahmud Sidqi que l'opération était annulée3.

Les leaders israéliens décidèrent qu'en l'absence de réaction américaine et de l'ONU, Israël se devait d'agir. Le 1er juin, Moshe Dayan fut nommé Ministre de la Défense. Le 3 juin, le cabinet du Président américain Johnson fit un constat ambigu : Israël continue ses plans de guerre. L'attaque israélienne contre l'Égypte survint le 5 juin et démarra une guerre-éclair.

La guerre

L'attaque d'Israël


La plus grande force aérienne des armées arabes était en Égypte. Leurs avions étaient tous récents et de conception soviétique. Ils possédaient également 45 bombardiers moyens Tu-16 capables d'attaquer des cibles civiles ou militaires israéliennes. Toutefois, les infrastructures défensives égyptiennes étaient relativement faibles et ils ne disposaient pas non plus de bunkers pour protéger leur aviation en cas d'attaque.

Le lundi 5 juin 1967 à 7h45, survolant la Méditerranée à très basse altitude pour éviter les radars, l'aviation israélienne attaqua l'Égypte où la plupart des avions de chasse et leurs pilotes étaient comme à leur habitude au sol après leur première patrouille de la matinée comme les services secrets israéliens l'avaient observé. La totalité de l'aviation israélienne est engagée tandis que seuls 12 intercepteurs seulement sont gardés en réserve pour protéger l'espace aérien israélien. En 500 sorties, Israël détruisit 309 des 340 avions militaires égyptiens. Cela représentait un succès au-delà des espérances des stratèges israéliens, qui avaient élaboré ce plan depuis longtemps. Les pertes israéliennes furent de 19 appareils, pour des causes techniques principalement. Cela eut pour conséquence une supériorité aérienne totale de l'aviation israélienne durant tout le conflit, supériorité dont dépendit en grande partie la victoire écrasante d'Israël.

La situation en Égypte et en Israël au soir du premier jour

L'Égypte vit depuis longtemps sous la censure et la propagande pour mobiliser l'opinion arabe. Au soir du premier jour, alors que la situation des troupes égyptiennes est catastrophique, la radio diffuse l'annonce de grandes victoires et insiste sur le fait que des avions israéliens ont été abattus. Le peuple est en fête, surtout au Caire où les gens descendent dans les rues fêter une victoire qu'ils croient acquise. Nasser n'apprend que tard dans la soirée par un coup de fil de son chef d'état-major que son armée est en déroute. Nasser est anéanti, mais choisit à contrecœur de ne rien révéler au peuple. En Israël, la radio israélienne diffuse seulement l'annonce du début des combats, sans dire les vainqueurs. La seule chaîne de télévision en Israël étant égyptienne, la population croit à un désastre.

Bande de Gaza et péninsule du Sinaï

Bénéficiant de l'avantage acquis par l'aviation, l'armée de terre israélienne attaqua les forces égyptiennes stationnées dans le Sinaï. Privées de soutien aérien, celles-ci ne furent non seulement pas capable de faire face, mais les officiers supérieurs ne purent coordonner une retraite en ordre. Les jours suivants, l'armée israélienne conquit facilement le désert du Sinaï.
Le 8 juin, l'Égypte accepte le cessez-le-feu.

Cisjordanie

Le premier jour de guerre était un désastre pour l'armée égyptienne, mais la radio diffusait des annonces de victoire. Au contraire, les communiqués de l'armée israélienne disaient seulement que des combats avaient été engagés. Israël brouillant les communications, le roi Hussein de Jordanie tout comme le général (égyptien) de ses armées croyaient à la victoire de l'Égypte. L'armée jordanienne se mit à bombarder Israël et occupa le quartier général des Nations Unies à Jérusalem le 5 juin. Le ministre de la défense israélien Moshe Dayan, au vu de la facilité qu'avaient ses troupes au Sinaï, rappela des forces à Jérusalem. L'aviation israélienne détruisit celle de la Jordanie, tandis que les parachutistes israéliens encerclaient puis prenaient le contrôle de tout Jérusalem et de toute la rive occidentale du Jourdain le 7 juin.

Le cessez-le-feu israélo-jordanien prend effet le 7 juin au soir.

Plateau du Golan

Jusqu'au 9 juin, les combats sur la frontière syro-israélienne s'étaient limités à des bombardements. Mais le 9 juin, après avoir intercepté un télégramme qui le convainc que les soviétiques n'ont pas l'intention d'intervenir, Moshe Dayan décide de lancer l'armée israélienne à la conquête du plateau du Golan. Ce plateau représente une hauteur stratégique importante pour Israël. La Syrie étant un allié de l'Union Soviétique, l'armée israélienne n'a que quelques heures pour avancer avant de se voir imposer un cessez-le-feu par l'URSS et les États-Unis.
Les combats du 9 juin donnent des résultats mitigés : les syriens perdent en fin d'après-midi leurs positions avancées, mais la pénétration israélienne reste limitée. Le 10 juin, l'état-major syrien, craignant un mouvement de contournement israélien à travers la plaine de la Bekaa au Liban, ordonne le retrait de ses troupes du Golan pour construire une ligne de défense autour de Damas. L'armée israélienne s'engouffre alors dans l'espace libéré et la confusion s’installe côté syrien où l'on voit par exemple la radio annoncer vers 8 h 45 la chute de Quneitra alors que Tsahal n'atteindra la ville que dans l'après-midi.
Face à l'évolution de la situation, l'URSS menace les États-Unis d'intervenir militairement de façon directe et les deux super puissances imposent un cessez-le feu à la Syrie et à Israël qui prendra effet le 10 juin au soir, mettant fin à la guerre des Six jours. ( Wikipédia)





Dernière édition par yak le Jeu 5 Mai - 2:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Guerre des Six Jours    Dim 3 Avr - 21:41



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MessageSujet: Re: Guerre des Six Jours    Dim 3 Avr - 22:09

883494 yak
Guerre d'Octobre 73 vs israel dossiers ALGÉRIE Algérie réelle d'Israël

Le 6 octobre 1973, les éléments de la 8e BB Algeriennes soit plus de 3 000 militaires se sont rendus, par voie terrestre, en Égypte. L’Algérie, en plus de ces soldats, tous grades confondus, a également envoyé du matériel militaire à la hauteur du conflit : 128 chars et engins blindés, 12 canons d’artillerie, 16 canons antiaériens. À cela s’ajoutent 4 escadrons d’avions de combat, soit au total 50 appareils.

Les forces algériennes engagées dans ce combat ne rentreront au pays qu’en juin 1975.
les soldats algeriens ont capture 80 soldats israeliens,et aucun algerien n'a ete fait prisonnier.ces otages ont ete echange contre 800 otages egyptiens.
nos avions ont effectue 500 interceptions aux appareils israeliens,on a perdu un seul avion,et le pilote est sorti indemne.
sharon s'est heurte a la resistance des troupes algeriennes au port d'elzaitia ou il y a eu une grande bataille ,solde par la perte de centaine de soldats juifs,les obligeant a se retirer.sharon a ete blesse au combat,et fut evacue.
Les israeliens disent toujours qu'ils ont de la chance de n'avoir des frontieres avec l'algerie.

une fiérté national !!!!
Voici une image très significative et énormément émouvante a la foi !!!! des pilotes algérien en préparation a une offensive aérienne contre des but israélien a la guerre des six jours en 1967 !!!! 2 escadrons de MiG-17, un de MiG-21 et un autre d'IL-28 furent engagés auprès de la coalition arabe. Avec près de 100 appareils l'Algérie alignait la deuxième force aérienne sur le front égyptien. Les MiG-17 étaient pilotés par des aviateurs algériens tandis que les MiG-21 par des aviateurs égyptiens qui étaient censés avoir plus d'expérience dans l'utilisation de ce nouvel avion. Mais à leur arrivée, les 6 premiers MiG-21 se posèrent sur la base aérienne d'AL-ARICH dans la péninsule du Sinaï qui entre temps était passée sous le contrôle des forces Israéliennes de Défense (IDF). Les 6 avions et leurs pilotes égyptiens furent capturés. Quatre des MiG-21 furent remis aux États-Unis afin de les tester et découvrir ainsi d'éventuelles faiblesses de cet appareil qui les faisait tant souffrir durant la guerre du Vietnam. Certaines sources rapportent par ailleurs que des MiG-17 ont participé à des bombardements contre des troupes israéliennes au Sinaï suite à la débâcle des troupes arabes.






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MessageSujet: Re: Guerre des Six Jours    Dim 3 Avr - 23:03

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MessageSujet: Re: Guerre des Six Jours    Lun 4 Avr - 15:41

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MessageSujet: Histoire : la guerre des Six jours    Lun 4 Avr - 17:57

Du 7 avril au 4 juin .

Si la guerre de 1967 n’a duré que 6 jours, la « montée » qui a précédé les combats est née en grande partie du jeu des super-puissances. Nasser, au faîte de son prestige avec le panarabisme est très mal conseillé par son allié l’URSS.

L’année 66 voit de nombreuses attaques terroristes venant du Nord, et le 7 avril, les avions israéliens abattent 6 Migs syriens au dessus du lac de Tibériade. Le 22 avril, c’est la conférence des partis communistes d’Europe en Tchécoslovaquie, et Erwin Weit, traducteur de Gomulka témoignera : « Nasser qui peut se placer à la tête du mouvement de libération arabe a dans l’étape actuelle, une valeur énorme. C’est l’application du principe léniniste d’une coopération avec des groupes ayant une orientation différente, cela est utile à un instant précis pour faire avancer la révolution. Lorsque les masses arabes comprendront leur véritable intérêt, nous n’aurons plus besoin d’un Nasser ». (Cité par Avraham Ben Tsour, Gormim soviétim ve milhémet Sheshet Ha Yamim, Sifriat Hapoalim, p 190).

Le 29 avril, Anouar Sadate, président de l’Assemblée nationale égyptienne, fait escale à Moscou où Kossyguine, Premier ministre, l’informe d’une situation très tendue à la frontière syro-israélienne où dix brigades de Tsahal seraient massées, prêtes à entrer en action et à renverser le pouvoir syrien. A son retour, le Caire a déjà été informé par les Soviétiques et les Syriens. Faouzi le chef d’état-major d’Egypte va voir sur place en Syrie et affirme qu’il n’y a pas de troupes israéliennes. Les Israéliens nient ces concentrations de troupes et le 11 mai ils invitent l’ambassadeur d’URSS à venir voir ; il refuse. Le secrétaire général des Nation Unies, le 18 mai, dit également qu’il n’y a aucune concentration de troupes au nord.

A partir de là, tant du côté égypto-syrien qu’israélien, c’est la guerre psychologique. Shoukeiry et « la Voix des Arabes » n’arrêtent pas les menaces : « le peuple Arabe est fermement résolu a rayer Israël de la carte » - « ...ou bien il (Israël) mourra d’étouffement en raison du blocus militaire et économique arabe, ou bien il mourra sous le feu des forces arabes qui l’entourent au sud, au nord et à l’est. » La radio syrienne, elle, appelle au meurtre, et sans arrêt ces radios renchérissent. La propagande arabe exagérée a joué un rôle dans l’évolution de la crise, même si les facteurs internationaux ont été les plus importants.

Dans cette période de tension, les Israéliens donnent des avertissements, mais pas toujours coordonnés. Le 14 mai, le général Rabin avertit Damas que le régime syrien porte la responsabilité de la continuation du terrorisme. Certains interprètent cela comme une intention israélienne d’installer un régime plus amical a Damas. Par l’atmosphère créée par les Soviétiques au sujet d’une attaque contre la Syrie, et avec toutes les menaces d’extermination d’Israël de la part des pays arabes, la tension monte de tous les côtés. Le 15 mai, fête de l’Indépendance d’Israël, Lévi Eshkol, Premier ministre et Itzhak Rabin chef d’état-major reçoivent un message : « l’armée égyptienne se déploie dans le Sinaï » C’est la surprise, car Nasser a une bonne partie de ses troupes au Yémen. Israël pense que c’est pour dériver l’attention de sur la Syrie ; mais lorsque Nasser demande à U. Thant, secrétaire général de l’ONU de retirer les troupes des Nations Unies du Sinaï et de Gaza, ce qui est fait dès le 19 mai, Israël commence a rappeler ses réservistes. Les Israéliens essaient de faire « établir une ligne de communication directe avec l’Egypte afin que les choses ne se compliquent pas » ; mais il n’y aura pas de réponses.

Le 22 mai, Abdel Hakim Amer annonce la fermeture du golfe d’Akaba bloquant ainsi le port d’Eilat. Tout le monde en Europe et à Washington comprend que c’est un « casus belli » pour Israël. Les Russes demandent à Nasser s’ils doivent lancer un avertissement à Israël et Nasser répond, qu’il vaut mieux l’envoyer aux Américains. Le 23, Nasser prononce un discours : « nous sommes face à face avec Israël. Par conséquent, la situation est entre nos mains. Nos armées ont occupé Sharm-el-Sheikh. Nous ne tolèrerons à aucun prix que le pavillon d’Israël transite par le golfe d’Aqaba. Les Juifs nous ont menacé de la guerre ; je leur répondrai : « Ahlan Wasahalan : la guerre est la bienvenue, nous sommes prêts. » (A. Eban, Mon pays, p, 205).

Le gouvernement israélien se réunit avec les chefs de l’armée et plusieurs députés de l’opposition. Pour Itzhak Rabin, le plus tôt sera le mieux, pour l’offensive. Le gouvernement hésite. Les contacts politiques se multiplient : Lyndon Johnson invite Israël à relâcher la tension et demande à l’Egypte de ne pas interdire le libre passage dans le détroit de Tiran, entrée du Golfe d’Akaba. La nuit suivante le détroit est bloqué. Le gouvernement d’Israël lance une offensive diplomatique, une résolution est adoptée :
« 1-Le blocus du golfe d’Eilat est un acte d’agression, 2-Toute décision sur une riposte est repoussée de 48 heures, 3-Le premier ministre et le ministre des affaires étrangères ont le pouvoir de décider d’un voyage à Washington du chef de la diplomatie pour rencontrer le président Johnson »

Abba Even part pour Paris et rencontre le général de Gaulle qui lui dit : « Israël ne doit pas agir jusqu’à ce que la France ait le temps de concerter l’action des grandes puissances pour permettre aux navires de passer par les détroits. Ne faites pas la guerre. ».
(A. Eban, personnal witness, Cape, London, 1993. p, 373).

Puis Abba Even se rend à Londres et à Washington. De là-bas, il entend que la situation en Israël est très tendue, la population angoissée. Itzhak Rabin, épuisé et seul à prendre les décisions pour l’armée, craque. Mais le lendemain, remis sur pieds, il propose de démissionner, ce qui est refusé. Le délai pour l’offensive diplomatique touche à son terme et Lévi Eshkol comprend qu’il faut agir, et vite. Les déclarations de Nasser sont arrivées au secrétaire d’ Etat Dean Rusk : « Israël ne se battra pas parce qu’il n’a pas d’alliés, parce qu’il craint l’Union Soviétique, parce qu’il sait que les Etats-Unis sont trop impliqués au Vietnam pour aider Israël, parce que la majorité des membres des Nations Unies soutiennent les Arabes. Egalement en raison des divisions internes en Israël, de l’attitude de la France et du fait que 5% seulement du commerce d’Israël passe par Eilat. » (A.Eban, personnal witness, Cape, London, 1993. p, 383).

Le 26, Nasser remercie chaleureusement l’URSS et annonce qu’un des objectifs de l’Egypte est la destruction d’Israël : « Nous sommes allés à Charm El Cheikh sachant que cela mènerait à la guerre. Nous avons choisi le moment opportun, quand Israël menaçait la Syrie.Tous les Etats arabes entourant Israël constituent un front militaire unique. » (Ch. Enderlin, Paix ou guerre, Stock, p, 236).

Envoyé à Damas, Mohamed Bassionny est un des officiers supérieurs égyptiens qui coordinera les opérations des deux armées. Mahmoud Riad, le ministre égyptien des Affaires étrangères est inquiet. Il écrira plus tard : « Nasser savait qu’une confrontation avec Israël conduirait inévitablement à un affrontement direct avec les Etats- Unis, ce qu’il voulait éviter. IL avait pleinement conscience du fait qu’en raison de l’engagement d’une partie de ses forces armées au Yémen, il n’avait pas à sa disposition la force militaire pour attaquer Israël. Mais, quels que soient les risques, en attaquant le premier, il aurait marqué un avantage certain sur l’ennemi et évité le désastre. » (M. Riad, the struggle for peace in the Middle East, Quartet Books, London, 1981, p, 21 et 22)

Le 28 mai, tout Israël est à l’écoute pour entendre Lévi Eshkol qui s’adresse à la nation. Il bafouille et semble sur le point de s’effondrer. C’est la crise politique et la coalition nationale libérale avec Menahem Bégin accepte l’union nationale. Le Rafi, parti de Ben Gourion, se joint également au cabinet Eshkol. La population fait pression pour que Moshé Dayan soit ministre de la Défense.

Le 30 mai, Hussein de Jordanie arrive au Caire pour signer un pacte de défense commune avec Nasser et repart à Amman avec son plus grand ennemi, A. Shoukeiry. Cette décision inquiète Israël beaucoup plus que tous les cris des pays voisins. Le 1er et 2 juin, il est clair que ni la France, ni l’Angleterre ni les USA ni les Nations Unies ne sont prêtes à intervenir. Méir Amit, le chef du Mossad, est à Washington avec les responsables de l’administration américaine qui lui signifient : « Embourbés au Vietnam, nous ne pouvons pas nous lancer dans une nouvelle aventure militaire. La mise sur pied d’une force internationale qui se déploierait en mer Rouge paraît impossible. La meilleure formule serait qu’Israël agisse seul. » (Ch. Enderlin, p, 238)

Pour Israël, c’est le feu vert.
Le 3 juin, tout est calme en Israël. Beaucoup de soldats sont en permission, tous les touristes ont quitté le pays, certains avec des bébés qui leur ont été confiés à l’aéroport au dernier moment
Qu'est-ce que le mensonge en Egypte? Les conséquences du mensonge en Egypte


Mariuma Eli à 6 jours de guerre (HD) - - 1967 Guerre des Six Jours
video d'un soldat israelien














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