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 La guerre de Sept ans (1756-1763

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air-force
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MessageSujet: La guerre de Sept ans (1756-1763   Dim 9 Jan - 13:39

Un grand désastre pour la France
Les principaux belligérants poursuivaient en fait des objectifs différents, répondant à leurs intérêts particuliers. La paix d'Aix-la-Chapelle avait en effet ouvert une brève ère de prospérité pour la France, qui la mit à profit pour relever sa marine, développer son commerce et donner un nouvel essor à ses colonies. Aussi, le désir qu'avait l'Autriche de récupérer la Silésie, dont la Prusse s'était emparée au terme de la guerre de la Succession d'Autriche (1748), allait-il fournir à l'Angleterre l'opportunité de mettre un coup d'arrêt au redressement de la puissance navale de la France et de ruiner son expansion coloniale en Amérique du Nord et en Inde. C'est ainsi que la guerre se déroula sur deux théâtres d'opérations bien séparés, en Europe et dans les colonies. Le renversement des alliances Au cours des années 1755-1756, on assista donc à un véritable renversement des alliances. En 1756, Marie-Thérèse et son ministre Kaunitz s'assurèrent de l'alliance avec la Russie. Frédéric II, de son côté, inquiet d'un accord anglo-russe, signa avec la Grande-Bretagne l'accord de Westminster (16 janvier 1756). Du coup, la France, isolée, rechercha d'abord l'alliance avec l'Autriche (traité de Versailles, 1er mai 1756), puis avec la Russie et, accessoirement, avec la Pologne et la Suède. Les hostilités furent déclenchées par Frédéric II, qui, craignant une attaque simultanée venant de l'est (Russie) et du sud (Autriche), prit les devants et, sans déclaration de guerre, se jeta sur la Saxe (octobre 1756) puis sur la Bohême (printemps 1757), qui capitulèrent. Deux guerres distinctes se déroulèrent alors : une guerre franco-anglaise, menée surtout sur mer et aux colonies, et accessoirement en Allemagne occidentale; une guerre livrée contre la Prusse par la coalition franco-austro-russe en Allemagne orientale, en Silésie, aux frontières de la Bohême et de la Pologne. La guerre maritime et coloniale Ce fut celle dont les conséquences à long terme furent les plus sensibles pour la France, et dont les désastres ne purent jamais être réparés. Elle avait pourtant commencé par quelques succès français (prise des Baléares aux Anglais par le maréchal de Richelieu, en 1756), mais, l'inflexible William Pitt («le Premier Pitt»), devenu Premier ministre en 1757, allait mettre toute son énergie à exalter le réveil du sens national britannique et à mener dès lors sans défaillance, sur mer et aux colonies, la guerre contre la France. La lutte fut particulièrement rude en Amérique. En 1758, après quelques succès du marquis de Montcalm, soutenu par le dévouement des Canadiens mais abandonné par la métropole, les Français perdirent l'île du Cap-Breton, les forts du lac Ontario et du bord de l'Ohio. En 1759, le gouvernement français refusant de faire l'effort militaire nécessaire, la disproportion des forces s'aggrava encore et, finalement, les Anglais s'emparèrent de Québec; Montcalm trouva la mort dans la bataille ; le lac Champlain était perdu. La capitulation de Montréal (1760) mit fin aux opérations. L'Angleterre s'était emparé du Canada. Les Antilles subirent le même sort. En Afrique, enfin, les Anglais s'emparaient du Sénégal. En Inde, où Dupleix fondait la souveraineté française, les incidents entre Anglais et Français s'étaient multiplié, et la Grande-Bretagne, qui voyait avec inquiétude ce relèvement des forces françaises, protesta contre la politique du gouverneur : peu clairvoyante, la Compagnie des Indes avait relevé Dupleix de ses fonctions (1754) et l'avait remplacé par un nouveau gouverneur, Godeheu. Celui-ci signa avec les Anglais le traité de Madras (1754) qui annonçait la ruine des ambitions françaises dans l'Hindoustan. Le gouvernement français, qui finit cependant par s'inquiéter des progrès britanniques, envoya alors Lally, baron de Tollendal, soldat vaillant mais administrateur médiocre. Arrivé à Pondichéry en 1758, il commença par s'emparer de Gondehour et vint asséger Madras ; mais la faiblesse numérique des troupes françaises permit aux Anglais prendre le contrôle du Bengale tout entier puis de conquérir Karikal (1760); assiégé à son tour dans Pondichéry, Lally-Tollendal se défendit héroïquement, mais, vaincues par la famine, les troupes françaises durent capituler (1761). Les Anglais s'emparèrent alors de Mahé. L'œuvre de Dupleix était anéantie. Le gouvernement français avait préféré garder ses forces pour la guerre continentale. Rentré en France, Lally-Tollendal fut mis en accusation, condamné à mort et exécuté. Son fils obtint plus tard la réhabilitation de sa mémoire. La guerre continentale En 1757, tandis que la Suède entrait dans la coalition antiprussienne, Frédéric II se retrouvait quasi seul après sa conquête de la Saxe. Battu à Kolin par les Autrichiens (18 juin 1757) pendant que ses lieutenants l'étaient par les Russes, qui envahissaient la Prusse-Orientale, et que le maréchal de Richelieu forçait les Anglo-Hanovriens du duc de Cumberland à capituler à Kloster Zeven, il se retrouva enveloppé par tous ses ennemis et sembla perdu. L'incompétence du maréchal de Soubise le sauva et permit à la Prusse de réparer ses revers par son éclatante victoire de Rossbach (5 novembre 1757) qui fut un désastre pour l'armée française, qui dut se replier sur le Rhin. Frédéric II paracheva ce redressement par ses victoires sur les Autrichiens, battus à Leuthen (5 novembre 1757), puis sur les Russes, qu'il défit un mois après à Zorndorf (5 décembre 1757) Mais, l'année suivante, la Prusse, accablée par la supériorité numérique des forces adverses, se trouva de nouveau dans une situation très critique. Défait à Kunersdorf par les Austro-Russes (12 août 1759), Frédéric II vit sa capitale menacée, et même occupée et pillée par les Russes (1760). Jamais il n'avait été aussi près de la ruine. Mais la supériorité de son génie militaire, la discipline de ses troupes, lui permirent tout d'abord de limiter les dégâts (victoire de Torgau, 3 novembre 1760). Il fut sauvé par la mort de la tsarine Elisabeth (5 janvier 1762) : celle-ci laissait en effet son trône à son neveu Pierre III, allemand et fervent admirateur de Frédéric II; le nouveau tsar signa la paix avec la Prusse (5 mai 1762); la Suède, à son tour, se retira de l'alliance antiprusienne. Sa victoire sur les Autrichiens à Burkersdorf (21 juillet 1762) permit alors à Frédéric II de récupérer la Silésie. Des pourparlers de paix étaient déjà engagés entre la France et l'Angleterre, lorsque la guerre fut relancée par l'alliance franco-espagnole des Bourbons. Le duc de Choiseul essaya en effet de redresser la diplomatie de la France en la détournant des complications continentales : par le «pacte de Famille» (1761), il fit conclure une alliance entre les Bourbons de France, d'Espagne et d'Italie pour potéger leurs ports et leurs frontières contre la domination menaçante de l'Angleterre. Ce pacte eut dans l'imméditat pour résultat d'entraîner la chute du gouvernement de William Pitt et des whigs, que remplaçèrent les tories et Lord Bute, avec qui la conclusion de la paix semblait possible. La guerre de Sept ans se termina, donc, par une double victoire anglo-prussienne. La France, éliminée de l'Amérique et de l'Inde, perdait ainsi son premier empire colonial, mais, à l'époque, nul ne s'en soucia. Les traités de Paris et d'Hubertsbourg (1763) Le 15 février 1763, la Prusse et l'Autriche signèrent la paix d'Hubertsbourg, qui laissait définitivement la Silésie à la Prusse. Quelques jours auparavant, la France avait conclu avec l'Angleterre et l'Espagne le traité de Paris (10 février 1763) ; en Amérique, elle perdait la Nouvelle-France (le Canada), l'île du Cap-Breton, ses possessions à l'est du Mississipi (la partie occidentale de la Louisiane ayant été cédée à l'Espagne un an auparavant) ; dans les Antilles, elle perdait la Grenade, Saint-Vincent, la Dominique et Tobago, mais récupérait Sainte-Lucie, la Guadeloupe, Marie-Galante, la Désirade et la Martinique. En Inde, elle ne conservait que les cinq comptoirs de Chandernagor, Yanaon, Pondichéry, Karikal et Mahé, qu'il lui était interdit de fortifier. La Grande-Bretagne récupérait Minorque et l'Espagne Cuba, en compensation de la perte de la Floride (passée à l'Angleterre avec le Canada). La guerre de Sept ans fut, donc, particulièrement funeste pour la France, qui vit son prestige militaire compromis en Europe, sa marine très affaiblie, ses finances ruinées ; elle ne conservait que quelques lambeaux de son empire colonial en formation, qui passait presque entièrement aux mains de l'Angleterre. R. H.



09-01-2011






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