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 Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien

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MessageSujet: 17 MARINS ALGÉRIENS OTAGES EN SOMALIE    Jeu 11 Aoû - 21:47

Les familles font appel à la solidarité des citoyens

Citation :
A leur troisième rassemblement depuis le début du mois sacré, les familles des 17 marins algériens otages au large de la Somalie font appel à la solidarité des citoyens.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - Désespérées des promesses sans suite de l’affréteur jordanien, du silence abyssal du gouvernement, les familles des 17 marins algériens otages au large de la Somalie depuis maintenant huit mois s’en remettent aux citoyens. A leur troisième rassemblement depuis le début du mois sacré, organisé hier matin, à la place des Martyrs, les contestataires ont fait appel au soutien des passagers et des individus qui s’arrêtaient pour s’enquérir de la situation. Ces dernières sont, ainsi, décidées à investir régulièrement la rue et bouder les autorités publiques. «Cela fait huit mois que nous frappons à toutes les portes des institutions étatiques censées être directement concernées par l’affaire, mais sans succès. Nous n’avons eu droit qu’à des promesses de la part des uns et de faux espoirs de la part des autres. Maintenant tout ce qu’il nous reste, c’est la rue où nous espérons trouver soutien et réconfort auprès de nos frères citoyens», dira un des proches des otages. Les citoyens qui passaient hier par la place des Martyrs ne se sont, en effet, point montrés indifférents. Au contraire, nombreux ont fait halte pour leur accorder un moment de «présence de solidarité» et certains d’entre eux ont même porté des banderoles.
M. M.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/08/11/article.php?sid=121387&cid=2






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Lun 22 Aoû - 18:35

AFFAIRE DES 17 MARINS OTAGES AU LARGE DE LA SOMALIE
Les familles dénoncent «le mépris» de l’État


Citation :
A leur sixième rassemblement depuis le début du mois sacré, organisé hier, devant le ministère des Transports, les familles des marins otages en Somalie ne pleuraient pas uniquement l’absence tragique de leurs proches. Le silence et le mépris de l’Etat sont autant de raisons valables.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - 21 août 2011. Il est 10h. Les familles des 17 marins otages au large de la Somalie depuis déjà huit mois ne sont pas venues chercher la fraîcheur qu’offre la forêt de Djenan El Mithak mitoyenne au siège du ministère des Transports. C’est plutôt l’espoir d’avoir quelque bonne nouvelle qui les a menées sur les hauteurs d’Alger. Devant le refus qu’a essuyé leur demande d’audience à un quelconque responsable, les familles ont brandi des banderoles et occupé l’entrée du bâtiment des transports. A chaque rassemblement ses slogans, et chaque jour de plus vécu avec l’idée qu’un être cher souffre captif loin des siens, inspire quelque nouveau ressentiment et nourrit le désespoir. Si la petite Rania, les larmes aux yeux, couverte de l’emblème national, demande poliment à travers sa pancarte «Rendez-moi mon papa», les autres pleurent plutôt le mépris et dénoncent le silence incompréhensible de l’Etat. Les familles des marins otages ne veulent plus entendre parler de l’affréteur jordanien, seul habilité à négocier avec les pirates somaliens, selon les autorités algériennes. C’est auprès des officiels qu’elles cherchent soutien et réconfort et la «tournée» des rassemblements devant les institutions concernées a bel et bien commencé. Si les actions de protestation, les marches et les sit-in restent le seul langage auquel le gouvernement prête l’oreille, les familles des marins otages l’ont bien compris. Dorénavant, à tour de rôle, chaque responsable concerné directement par l’affaire aura droit à un rassemblement sous la fenêtre de son bureau. Hier, c’était le ministère des Transports, mercredi prochain ce sera le tour du ministère des Affaires étrangères. L’option même d’un sit-in devant le palais d’El Mouradia reste fortement appuyée par la majorité des familles. Seuls le jour et l’heure n’ont pas encore été fixés. Il est 11h à peine. La fraîcheur des bois de Djenan El Mithak se dissipe, laissant place à une chaleur torride. Les familles sont au plus fort de leur désespoir lorsque Amar Tou arrive pour rejoindre son bureau. Dans sa voiture, avec son chauffeur, le ministre passe sans daigner saluer les familles, préférant ainsi détourner le regard. Le geste n’est pas sans conséquence sur ces cœurs déjà fragilisés par la captivité depuis huit mois de leurs proches et le silence assourdissant des pouvoirs publics. C’est l’anéantissement ! Comme s’il fallait toucher tant d’amours-propres déjà suffisamment blessés. Les femmes éclatent en sanglots. Comme le ridicule, le mépris s’il ne tue pas, torture par contre. «Pourquoi tant d’indifférence ?», s’indignent-elles. «Il aurait pu descendre nous rassurer ou au moins compatir à notre douleur s’il n’a aucune nouvelle à nous apprendre. Nous sommes des citoyens algériens et son poste de ministre exige pourtant de lui une certaine élégance dans le comportement », diront ces familles qui ont eu, malgré tout, la sagesse de ne pas bloquer l’accès pour empêcher le passage de la voiture de Amar Tou. Après insistance, le SG du ministère des Transports a finalement reçu quelques représentants des familles des marins otages en début d’après-midi pour finalement les orienter, pour la énième fois, vers l’affréteur jordanien. Retour à la case départ !
M. M



il servent a quoi nos commandos Marine Question
je crois que cela a assez durer
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/08/22/article.php?sid=121871&cid=2






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MessageSujet: avons    Jeu 25 Aoû - 18:15

Les ravisseurs exigent sept millions de dollars: Menaces sur les otages algériens



par Salem Ferdi
[quote]L'angoisse des familles des 17 membres algériens de l'équipage (27 en tout) du vraquier MV Blida qui ont manifesté dans la rue leur crainte d'un abandon des leurs était justifiée.

Selon le site Somalia Report, les pirates somaliens qui les détiennent commencent à donner des signes d'impatience et menacent de s'en prendre aux otages. Dans un entretien téléphonique avec un porte-parole des pirates qui détiennent l'équipage depuis le début de l'année 2011, ils exigent le versement rapide d'une rançon de 7 millions dollars pour les otages algériens sous peine de s'en prendre à leur vie. Il est difficile de savoir s'il s'agit d'une simple pression exercée envers l'Etat algérien et l'affréteur du navire qui négocie avec eux ou d'un tournant dans l'affaire. C'est en tout cas des nouvelles très inquiétantes qui sont de nature à alarmer considérablement les familles des otages algériens qui ont organisé à plusieurs reprises des manifestations et des sit-in pour alerter sur la situation, très éprouvante, des leurs.

Somalia Report a parlé, par téléphone, à un porte-parole des pirates répondant au nom - sans doute faux – de Mohamoud Haji Ismail qui dit exiger une rançon de 7 millions. Selon le site, le porte-parole des pirates répondait à la réaffirmation, par le ministre de la Justice Tayeb Belaïz, de la position officielle de l'Etat algérien d'un refus de payer des rançons. « Si le propriétaire du navire ne veut pas payer de rançon, on s'en fiche. On reste sur notre position. Nous avons une négociation avec les affréteurs mais on n'est pas satisfait du rythme de cette négociation. Notre dernier message est que nous passerons les otages au couteau s'ils n'acceptent pas de payer la rançon exigée ».

Un message angoissant

Un message angoissant pour les otages du vraquier MV Blida ancré au large de Garacad, village côtier de la région de Mudug, dans la zone semi-autonome du Puntland. Qualifié dans un article de la revue Foreign Policy d'un « des pires endroits » au monde. Le vraquier battant pavillon algérien était affrété par la compagnie jordanienne « CTI ». Il a été attaqué par les pirates alors qu'il se dirigeait vers le port de Mombasa (Kenya) ». Le vraquier est la propriété d'International Bulk Carriers, une société mixte entre saoudiens et le groupe Cnan. Ce sont 27 membres d'équipage qui sont détenus en otages, 17 algériens, 6 officiers ukrainiens et quatre autres marins (Jordanie, Indonésie et Philippines). Le message des pirates est inquiétant même si l'on peut trouver positif qu'il n'y ait aucune allusion à un ultimatum. Mais il est clair qu'on est devant un chantage sur la vie des otages. Et cela s'adresse en partie à l'Etat algérien qui n'est pas acteur direct de la négociation et qui a réaffirmé sa position de « principe »de ne pas verser de rançon.

Au-delà de la position de principe, des Etats paient !

Une position qui n'est d'ailleurs pas appréciée par les familles des otages qui estiment que leurs enfants sont abandonnés. Mais le message s'adresse surtout à la Sekur Holding Inc., société grecque chargée de la gestion de la flotte du groupe jordanien CTI, l'affréteur du MV Blida. La société avait créé, en janvier, une cellule de crise basée à Athènes qui mène des tractations avec les pirates. Des tractations qui durent sans que l'on comprenne les raisons. Jusqu'à présent, on ne connaissait pas la somme exigée par les pirates. On le sait désormais. Il faut souligner qu'au-delà de l'affirmation d'une position de principe « publique » plusieurs Etats ont fini par accepter de payer une rançon. Dans le cas de l'Algérie, la difficulté tient au fait que le gouvernement algérien mène au niveau international une campagne pour la « criminalisation »du paiement de rançon. Mais l'affréteur du MV Blida n'est pas l'Etat algérien. Il est responsable également du sort de l'équipage.[/
quote]
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5157076

Citation :
Mais l'affréteur du MV Blida n'est pas l'Etat algérien. Il est responsable également du sort de l'équipage.

peu importe l'état Algérien doit agir au plus vite " commandos Marine" nous des commandos Marine Alors qu'on sent servent je crois qu'ils sont là pour réagire a toutes éventualité NON






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Jeu 25 Aoû - 22:17

oui tu a raison il est temps de réagir et fini la rigolade,

il faut que l'on fasse voir ce qu'on vaut aussi sinon a quoi sert notre armée et commandos Question dans de telle circonstance,

les démonstrations c'est bien mais dans la réalité Question agissez rapidement avant qu'il ne soit trop tard.






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Mer 7 Sep - 22:06

la cela deviens tres grave Evil or Very Mad

ILS ONT CONTACTÉ HIER LEURS FAMILLES
Les marins otages songent à un suicide collectif
,




Citation :
Il était 5h30 du matin lorsque les marins algériens otages en Somalie ont contacté hier leurs familles pour annoncer que leur état de santé se dégrade, leur moral cède progressivement à la dépression et le suicide collectif se présente à leurs yeux comme l’unique moyen de délivrance.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - Selon Fouzi Aït- Ramdane, le porte-parole des familles des 17 marins otages depuis déjà 9 mois au large de la Somalie, la situation des captifs se complique. Si l’état de santé des marins otages, qui ont appelé hier, leurs familles à partir de 5h30 du matin, se dégrade intensément, leurs nerfs ne tiennent plus le coup et le moral est au plus bas. «Cette fois-ci, c’était vraiment un appel au secours. Plus d’un otage a parlé de suicide collectif, la seule et unique solution qui leur reste pour se délivrer d’un calvaire qui n’a que trop duré», dira Fouzi Aït-Ramdane. Selon toujours ce dernier, les marins otages affirment que l’affréteur jordanien les a carrément abandonnés et leur seul espoir reste l’intervention de l’Etat algérien.
Sit-in des familles devant le siège de l’ENTV
Les familles des marins otages, dont le peu de courage qui leur restait encore a été achevé par ce coup de fil matinal, ont tenu hier vers 10h un sit-in devant le siège de l’ENTV, au boulevard des Martyrs (Alger), en guise de protestation contre le traitement de l’affaire par la chaîne de télévision. «Depuis la prise en otages de nos enfants le 1er janvier 2011, l’ENTV n’a parlé de l’affaire qu’à deux reprises. La première fois, le 2 janvier pour annoncer la prise d’otage et la seconde fois au mois de juillet pour démentir les propos de la presse qui reprochait au ministère des Affaires étrangères de ne pas donner assez d’importance et ne pas fournir assez d’efforts pour délivrer les 17 marins captifs des pirates somaliens. «La chaîne F24 nous a réservé plusieurs numéros dont un reportage et notre télévision nationale continue de nous bouder comme s’il ne s’agissait pas de citoyens algériens dans la détresse», diront les familles. Quelque temps après le rassemblement, trois représentants des familles ont été reçus par un responsable de l’ENTV qui leur a consacré une émission présentant leur cas et qui sera bientôt diffusée, a-t-il promis, selon les familles.
M. M.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/09/08/article.php?sid=122602&cid=2






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Mer 21 Sep - 18:22

Rien de nouveau sur les otagesdu vraquier MV Blida

Citation :


Les négociations pour la libération des membres de l'équipage du vraquier MV Blida, qui avait fait l'objet début janvier d'un acte de piraterie, « se poursuivent toujours » bien qu'aucun élément nouveau ne soit à signaler quant à leur dénouement, a indiqué à l'APS M. Nacereddine Mansouri, directeur général d'International Bulk Carriers (IBC), armateur du navire.

« Le contact n'a jamais été rompu et les négociations se poursuivent toujours mais il n'y a rien de concret à ce jour », a déclaré M. Mansouri, citant l'affréteur (Leadarrow) qui a mis sur pied une cellule de crise à Athènes (Grèce).

Le 7 août dernier, le ministère des Affaires étrangères avait affirmé que les 17 membres de l'équipage algérien du vraquier MV Blida étaient « sains et saufs », soulignant que les autorités algériennes suivaient de « très près » et avec une « attention soutenue » la situation des ressortissants algériens détenus par des pirates au large de la Somalie.

Le vraquier battant pavillon algérien, MV Blida, avait été victime le 1er janvier 2011 d'un acte de piraterie en haute mer, alors qu'il se dirigeait vers le port de Mombasa au Kenya.

Le navire avait à son bord un équipage de 27 membres, dont 17 de nationalité algérienne.

http://www.lexpressiondz.com/linformation_en_continue/139389-rien-de-nouveau-sur-les-otagesdu-vraquier-mv-blida.html











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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Sam 24 Sep - 13:42

VRAQUIER BLIDA RETENU EN OTAGE EN SOMALIE
Les marins otages bientôt libérés ?








Citation :
Les négociations pour la libération des 17 marins algériens retenus en otage dans les eaux somaliennes s’intensifient, selon le premier responsable d’International Built carriers (IBC), filiale de la Cnan. L’affaire irait même vers un dénouement du fait que les pirates ne retiennent actuellement que douze à treize navires et auraient donc «plus de temps pour négocier la libération des otages», selon une source proche de l’armateur.
F-Zohra B. Alger (Le Soir) : M. Mansouri, directeur d’IBC, dira à ce propos que les contacts sont actuellement réguliers entre l’affréteur jordanien Leadarrow et les pirates somaliens. Au cours des derniers mois pas moins d’une trentaine de navires étaient retenus en otage par les pirates somaliens avec à leur bord près de 600 marins, parmi eux les marins du vraquier Blida capturés, eux, au mois de janvier dernier au large du sultanat d’Oman. La plupart des navires et des centaines de marins ont été depuis libérés. Selon M. Mansouri, la cellule de crise installée en Grèce par l’affréteur jordanien du Blidaest en contact régulier avec les pirates qui détiennent le vraquier, ceci en présence des conseillers en assurances de Leadarrow. Notre interlocuteur précisera, en outre, que l’Etat jordanien refuse aussi les négociations avec les pirates ravisseurs ceci à l’instar des autorités jordaniennes. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux avait déjà déclaré que l’Algérie a demandé la criminalisation du paiement de rançons et ne pouvait donc se plier aux exigences des pirates. «L’Algérie adoptera la position qu’elle a défendue devant l’Assemblée générale des Nations unies, criminalisant le payement des rançons aux criminels et aux kidnappeurs», avait notamment annoncé Tayeb Belaiz. Les familles, elles, pensent, que c’est à l’Etat algérien de peser de tout son poids pour faire aboutir les négociations. Les négociations ont cependant été entamées au mois de mars dernier entre l’affréteur et les pirates alors que les familles avaient dénoncé la «léthargie» dont faisait preuve Learrow devant la gravité de la situation. Si selon le ministère des Affaires étrangères, les marins du MV Blidasont sains et saufs, les familles, elles, se sont fortement mobilisées pour attirer l’attention des autorités sur la dégradation des conditions de vie et aussi de la santé des marins. De rassemblement en rassemblement, et dans le cadre d’une mobilisation régulière, les familles n’ont cessé de réclamer l’implication de l’Etat algérien en vue de la libération de leurs enfants retenus, selon leurs témoignages dans des conditions inhumaines. Aussi et dans la logique d’acculer les autorités algériennes en mettant une pression continue sur les familles des marins, les pirates ont régulièrement permis a leurs otages de téléphoner à leurs proches. «Ces appels avaient souvent lieu très tôt le matin dans le but d’ajouter à notre désarroi et non pas pour nous rassurer sur le sort de nos proches», avait déclaré la sœur d’un marin. Par ailleurs, et selon un rapport du groupe de suivi du comité du Conseil de sécurité de l’ONU, les attaques des pirates en Somalie ont connu une hausse importante au cours de l’année 2009, ceci en dépit de la présence des forces internationales déployées dans la région. Le navire Blida avait été détourné, le 1er janvier dernier, au large du sultanat d'Oman, à 150 miles nautiques au sud-est du port de Salaleh, alors qu'il se dirigeait vers Mombasa au Kenya avec, à son bord, 27 marins de différentes nationalités dont 17 Algériens. Tout au long des dernières semaines, leurs familles se sont mobilisées et vivent une angoisse quotidienne, espérant leur libération qui dépend de l’issue des négociations qui durent depuis plusieurs mois. Le dernier contact entre les familles et les marins a eu lieu le lendemain de l’Aïd El Fitr. Depuis cette date, selon Faouzi Aït-Ramdane, fils d’un des marins otages, aucune nouvelle n’est parvenue du Blida.
F.-Z. B.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/09/24/article.php?sid=123381&cid=2






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Sam 24 Sep - 17:28

j'espére que cette fois çi c'est la bonne et qui vont être libéré,

depuis tout ces mois de captivité et si cela échou et bien comme la si bien dit un membre il ne nous reste que les commandos Marine

faut arrêté les conneries maintenant on n'a les moyens M....






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Mer 12 Oct - 10:56

Somalie : un marin algérien du MV Blida libéré pour des "considérations humanitaires"

Un marin algérien, détenu à bord du vraquier MV Blida, qui a fait l'objet d'un acte de piraterie en haute mer le 1er janvier dernier, a été libéré mardi, indique mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Amar Belani, dans une déclaration écrite.
Citation :
Citant une "source sûre", M. Belani a expliqué que le marin algérien a été libéré pour des "considérations humanitaires", en même temps qu'un autre marin de "nationalité étrangère".

Le ressortissant algérien "a été transporté vers une institution hospitalière" de la région, mais son état de santé, a rassuré le porte-parole du MAE, "n'inspire pas d'inquiétude particulière".

"Les autorités algériennes restent pleinement mobilisées pour obtenir la libération de tous nos compatriotes dans les meilleurs délais possibles", a ajouté la même source.

Le vraquier battant pavillon algérien, MV Blida, avait été victime le 1er janvier 2011 d'un acte de piraterie en haute mer, alors qu'il se dirigeait vers le port de Mombasa au Kenya.

Le navire avait à son bord un équipage de 27 membres, dont 17 de nationalité algérienne. Le directeur général d'International Bulk Carriers (IBC), armateur du navire, M. Nacereddine Mansouri, avait indiqué à l'APS, en septembre dernier, que le contact avec les pirates "n'avait jamais été rompu" et que les négociations "se poursuivaient toujours", citant l'affréteur (Leadarrow) qui a mis sur pied une cellule de crise à Athènes (Grèce).
http://www.elwatan.com/actualite/somalie-un-marin-algerien-du-mv-blida-libere-pour-des-considerations-humanitaires-12-10-2011-143167_109.php






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Dim 16 Oct - 12:24

LES MARINS OTAGES À BORD DU BLIDA LANCENT UN APPEL DE DÉTRESSE :
«Nous sommes en train de mourir à petit feu»
Citation :
La détresse des familles des marins est à son comble. Le drame vécu par Toudji Azzedine, évacué du vraquier en urgence après une crise cardiaque, fait craindre le pire. Ceci d’autant que les otages ont lancé ce vendredi un appel de détresse appelant les autorités algériennes à intervenir pour éviter que le pire ne se produise.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Une grande émotion a gagné vendredi les familles des 17 marins otages des pirates somaliens suite aux appels téléphoniques reçus en milieu d’après-midi. L’un après l’autre, les marins ont pu s’adresser à leurs familles avec l’autorisation des pirates. Au fil des appels, les proches ont compris que les otages sont arrivés au bout de leurs capacités psychologiques et physiques après dix mois passés à bord du vraquier. «Sauvez-nous, passez ce message aux autorités algériennes, c’est notre dernière chance. C’est ce que m’a dit mon père, vendredi. Il était fatigué, affaibli. Il ne voulait même pas nous appeler si ce n’était ses compagnons qui ont insisté pour qu’il passe l’appel», nous a confié, hier, le fils du marin Aït Ramdane. Le jeune homme, inquiet, précise avoir difficilement retenu son père une dizaine de minutes au téléphone : «La sœur du marin Kahil m’a appelé après avoir parlé avec son frère pour m’annoncer que mon père ne voulait pas appeler sa famille et que ses compagnons étaient en train d’insister pour qu’il le fasse. Il a été d’ailleurs le dernier à appeler», raconte Faouzi Aït Ramdane. Ce dernier, et après avoir discuté avec les autres familles, dira que les otages «manquent d’eau, de nourriture et aussi de médicaments, ceci sans compter la fatigue et l’importante pression psychologique », s’inquiète le jeune homme. Selon ce dernier, la situation a empiré avec le malaise cardiaque de Azzedine Toudji. «Mon père m’a confié que Toudji est tombé juste devant lui, ce qui a choqué tout le monde. Ils nous ont précisé que le prochain qui tombera ne se relèvera certainement pas, vu la dégradation de l’état de santé de l’équipage du Blida», confie Faouzi Aït Ramdane, inquiet. Du côté de l’armateur du navire, International Built Carriers, aucune nouvelle information n’a filtré concernant les négociations entamées entre l’affréteur Leadarrow et les pirates. Pour ce qui est du marin Toudji, évacué du vraquier en urgence, il sera rapatrié dans les prochaines heures selon les familles des marins.
F.-Z. B
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/10/16/article.php?sid=124467&cid=2


Honte pour nos dirigeants ils servent a quoi nos commandos a faire de la configuration scratch Embarassed






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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Sam 3 Déc - 14:06

Abderahmane Mendir un des otages libérés du MV Blida raconte son CAUCHEMAR

Depuis son retour à la maison, Abderahmane Mendir a du mal à trouver le sommeil.
Témoignage recueillis par : Nadia Kerraz .
Ph. : Nesrine T.

Citation :
Depuis son retour à la maison, Abderahmane Mendir a du mal à trouver le sommeil. Chaque nuit son cauchemar revient le hanter au point où il en perd le sommeil. Il crie les noms de ceux qui ont été pendant près de 11 mois, 10 mois et une semaine plus exactement tient-il à préciser, ses geôliers. Ses bourreaux ? Certainement. Mais par pudeur, il se refuse à le dire. D’autres marins otages ont néanmoins affirmé que les pirates exerçaient une torture psychologique.

Entouré de sa femme et de ses enfants, Abderazak et Selma, Abderahmane Mendir a encore du mal à réaliser que son calvaire a pris fin « c’est comme dans un film où les scènes défilent dans ma tête. » Car même s’il veut s’en cacher, ses grands yeux verts trahissent l’étendue du cauchemar vécu et partagé avec d’autres marins pendant près de 11 mois de captivité. Mais pudique, il se refusera à livrer tous les détails humiliants que les pirates leur ont imposé. Preuve en est, s’il a raconté à son ami Redouane qu’il a été violemment frappé par un pirate à l’épaule avec la crosse d’un kalachnikov et qu’en l’absence de médicaments, il a été massé par ses amis avec de l’huile usagée, il omettra de livrer ce détail lors de notre entrevue. Il « zappera » aussi cette autre exigence des pirates que les otages devaient satisfaire pour avoir droit à un gobelet de café noir ou un paquet de cigarettes. Il fera semblant d’avoir oublié ce « détail ». Après que sa femme le lui ait rappelé, il dira : « Oui, les pirates nous imposaient une sorte de troc : une bassine de poissons qu’on devait pêcher pour eux contre un gobelet de café ou un paquet de cigarettes. Parfois ils me donnaient un second paquet lorsque la pêche était bonne. Et d’ajouter « pour vivre il fallait être débrouillard ». Mais, de façon globale, son témoignage, il le livrera sans difficulté, comme s’il tentait d’exorciser des souvenirs enfouis au fond de sa mémoire. Sa femme présente à ses côtés l’encourage à parler, à relater son calvaire. Dans un survêtement aux couleurs de l’Algérie, il se pliera à la demande. D’une voie lente mais régulière, il entamera son témoignage.

l En 20 minutes les pirates étaient à bord
Tout au long de son récit, qui dura plus de deux heures, il donnera cependant souvent l’impression d’être ailleurs. Dans cette baie des côtes somaliennes, où le MV Blida a été caché par les pirates. Mais une chose est sûre, dans sa tête les événements sont enregistrés avec tous les détails. Détails repensés et revécus sans discontinuité depuis la libération. Ceux qu’il veillera à taire sont aussi là. Comment peut-il en être autrement tant ils semblent indélébiles. Dahmane se rappelle encore de ce jour où les pirates les ont attaqués. Il était de quart, sur la passerelle. Le navire était à 150 milles de Salalah (Oman). Il transportait du ciment. « Nous étions en route vers le port kenyan de Mombasa. L’attaque est survenue à 14h10 exactement. Les pirates étaient sur un autre bateau Hannibal II, un tanker qui devait transportait du pétrole ». Sans marquer de pause, il poursuivra : « A l’approche du MV Blida, ils ont jeté leur embarcation, dotée d’un moteur puissant, à la mer. 20 minutes après, ils étaient sur la passerelle du MV Blida. Ils ont stoppé la machine pour immobiliser le navire. Ils s’en sont pris au commandant, à l’officier de quart et à moi-même, car dit-il j’étais sur la passerelle au moment de l’assaut. » Les pirates qui étaient lourdement armés se sont contentés, dit-il, de menacer le commandant avec leurs armes. « Il voulait lui faire peur ». Il est vrai aussi que Dahmane et le commandant, El rais comme il l’appelle, n’ont pas fait de résistance. C’est l’une des consignes qui leur ont été données lors des stages de formations qu’ils ont eus à l’ITFM. « Les formateurs nous ont toujours dit d’éviter de provoquer les pirates ». Est-ce à dire que les marins étaient préparés à subir ce genre de mésaventure ? Réponse de l’ex-otage : « Lorsque vous sillonnez les mers et les océans, vous êtes nécessairement exposés au risque de tomber entre les mains des pirates. Tous les marins en sont conscients. Mais lorsque cela tombe sur vous, vous réalisez que vous n’êtes jamais vraiment prêt à vivre ce genre d’épreuve. » C’est dire le choc subit. Du reste, il avouera d’une voix à peine audible, qu’en son for intérieur, il a fait sa prière pensant que les pirates allaient tous les tuer. « Psychologiquement et physiquement c’est une épreuve difficile à vivre », lâche-t-il au bout d’un moment, comme pour se persuader que lui le behri aux 31 ans de service a juste fait ce qu’il fallait et comme on le lui avait enseigné. La maltraitance dont ils ont été l’objet, il préfère la refouler au fond de sa mémoire. L’aide psychologique dont il bénéficie lui et les 16 autres otages de la part de personnes spécialisées leur sera, à ne pas en douter, d’un précieux concours pour leur reconstruction. « Nous sommes biens suivis tient-il à insister. On a été traités comme des bébés par le personnel médical algérien dépêché au Kenya ». Son envie de tourner la page de cette période de sa vie d’otage est évidente. Mais il est rattrapé par ses souvenirs qui remontent inexorablement à la surface, la raison entre autres, est cet exercice que nous lui avons imposé, celui de raconter sa captivité. « C’est bien pour lui qu’il parle, dira sa femme. Il ne peut pas garder ça pour lui ». Même si au fil des minutes la voix baisse d’intensité et que les phrases sont de plus en plus espacées, il reprendra son récit. L’épreuve de témoigner est éprouvante psychologiquement. Mais il n’y a pas que cela. Redouane, dira ne pas reconnaître son ami d’enfance. « Il a tellement changé. C’était quelqu’un de jovial, qui adorait plaisanter ». Le même constat avait été dressé par le frère de Dahmane. A ses proches il dira que « nous avons récupéré une carcasse, car que le vrai Dahmane est resté en Somalie. »

l Ils ont pris tous les objets de valeur
Dahmane lui essaye de s’en libérer mentalement après sa libération physique. Il se rappellera qu’« une fois que les pirates étaient certains d’avoir maîtrisé le navire, ils ont demandé au commandant la liste de l’équipage et les clés des cabines qu’ils ont fouillées une à une, à la recherche d’objets précieux. Ils ont pris tout article pouvant représenter une valeur marchande : téléphones, DVD, camescopes… Au bout d’une demi-heure, les pirates au nombre de 16 étaient maîtres du navire. Ils ont fait monter tout l’équipage sur la passerelle. Ils ne donnaient pas l’impression d’être pressés ». Si leur chef, d’une quarantaine d’années — un ancien militaire pense Dahmane en raison de sa démarche et de l’autorité dont il faisait preuve — parlait anglais, les autres pirates, dont certains étaient de jeunes, âgés entre 16 et 28 ans, ne parlaient que le souahéli, la langue des Somaliens. Leurs noms sont gravés dans ma tête : Grad le chef, Joro ou encore Jeorgeo qui tantôt leur disait qu’il s’appelait Abderachid. « Pour nous faire croire qu’il était musulman comme nous », dira-t-il. Les pirates bien organisés ont remis en marche la machine, au bout d’une heure d’immobilisation, pour se diriger vers la ville de Garigrade en Somalie. La carte avait été tracée. « Nous étions à 150.000 miles de la Somalie ». Dahmane se souvient qu’ils ont passé 4 jours en mer avant d’arriver à cette première destination. A bord les 27 otages étaient surveillés de près. « Ils ne nous connaissaient pas et ne savaient pas comment on risquait de réagir », fera remarquer l’ex-otage comme pour justifier cette étroite surveillance dont ils ont fait l’objet de la part des pirates. L’équipage était rassemblé sur la passerelle. Les repas étaient préparés par le cuisinier de l’équipage. Le menu était invariable : riz ou spaghettis et de la farine qui servait à faire du pain. De leur côté, les pirates avaient leur propre cuisinier. « Ils n’avaient pas confiance ». Le même sentiment prévalait chez les otages. « On ne dormait pas. C’est que lorsque nous tombions de fatigue, que nos yeux se fermaient. On pensait tout le temps à nos familles, à l’Algérie », se souvient encore Dahmane.
La situation a duré deux ou trois mois. En tout il y avait 18 bateaux en rade au niveau de la baie où le MV Blida était caché. Mais il n’y avait aucun contact entre les otages. Au bout du 4e mois de captivité, les pirates ont quitté leur première cache. « On est parti à Obio. On était de plus en plus fatigués. On ne prenait plus de bain. Il n’y avait plus de diesel à bord du navire et donc plus de lumière. Plus d’eau potable aussi ». Pour tenir le coup, les otages se refugiaient pour certains dans la prière, d’autres dans l’espoir enfoui que leur libération finirait par intervenir. Car, pensaient-ils, les négociations entamées, le 5 ou 6 janvier avec la venue du négociateur, aboutiraient un jour ou l’autre. Mais l’attente s’est avérée trop longue. « Au bout de 6 ou 7 mois, on a commencé à désespérer. Les pirates ont demandé aux otages de faire pression sur l’armateur pour qu’il accède à leur demande de verser une rançon contre leur libération. « Ils ont fait un véritable travail de sape. A la veille du 27e jour de ramadhan (fin août), les pirates nous ont permis d’appeler individuellement nos familles. Nous avons eu droit à 7 minutes de communication chacun ». Sa femme interviendra pour dire qu’avant cet appel, cela faisait 2 mois et demi que les otages n’avaient donné aucun signe de vie à leurs familles. Les 7 minutes ont été mises à profit pour donner des nouvelles et en demander. « Nous voulions savoir ce que l’armateur et les autorités algériennes faisaient pour notre libération. Les pirates sont de grands menteurs. Ils ont tout fait pour nous casser psychologiquement ». Il révèlera, dans un des rares moments où il s’est laissé aller, que ceux qui avaient osé les braver ont été attachés sur le pont ou mis en isolement. Les officiers eux n’étaient pas libres de leurs mouvements.

l Un fol espoir…suivi du choc
Pourtant, un jour, au bout du 10e mois de captivité, les pirates leur ont annoncé qu’ils allaient être libérés le 8 octobre. « On était tellement heureux par cette nouvelle », se souvient-il. Mais dans la nuit du 7, un fax est tombé. L’opération avait été annulée et leur libération reportée. Sans le moindre scrupule, les pirates leur ont dit que l’armateur les avait laissés tomber. Et pour enfoncer le clou, ils les ont informés de l’arrêt des négociations. Un choc que les otages ont eu du mal à supporter. Toudji en a été malade. Il a eu un AVC. Il a été évacué et a quitté le bateau le 11. Il a été transporté par les pirates et remis à un navire de la force internationale qui était à 7.000 miles. « Les pirates sont des gens durs », commentera Dahmane, qui poursuivra en déclarant que l’armateur a repris langue avec le commandant. « El rais lui a dit qu’on voulait être sauvés et qu’il devait faire quelque chose ». Les événements allaient par la suite se précipitaient. « Le 15 octobre les négociations ont repris avec les pirates. Le 3 novembre on a appris qu’il allait y avoir du nouveau. Le chef Grad qui était parti le 5 janvier est revenu vers le 25 octobre. Cette deuxième visite, après celle du mois de mai nous avait redonné espoir ». Un espoir confirmé par un pirate qui a affirmé que le retour de Grad signifiait qu’il y allait y avoir du nouveau pour eux. Mais après son départ le doute s’est une nouvelle fois installé. Cependant, se rappelle Dahmane : « On a vite compris que cette fois c’était différent. » En effet, les pirates qui ont quitté le navire le 3 novembre, à 13 h 30, ont laissé une carte de navigation. Là, les otages avaient compris que l’issue tant attendue était enfin venue. L’ambiance est redevenue chaleureuse sur le navire. Au souvenir de cet épisode, Dahmane esquissa un sourire. C’est la seule fois, où on l’a senti libéré du poids qu’il portait. Et pour cause, la route vers la liberté était ouverte, dit-il. « On a navigué pendant 72 h à destination de Mombasa ».

l La liberté enfin
Sur leur chemin, ils ont croisé le Queen Haro II, un navire grec qui avait été averti par l’armateur de la présence dans les parages du MV Blida. Le navire nous a escorté et ce, d’autant que son commandant avait informé l’équipage du signalement dans les parages d’une embarcation à bord de laquelle se trouvaient des pirates. Il n’en fallait pas plus pour que de nouveau les ex-otages du MV Blida soient assaillis par la crainte de se voir arraisonnés une nouvelle fois. Le navire grec était doté de radar et de GMDSS, matériel dont était dépourvu le MV Blida, devenu après plus de 10 mois d’immobilisation une épave. Mais heureusement qu’il y a eu plus de peur que de mal. L’équipage a été informé qu’à 6 h du matin, il allait entrer en contact avec un bateau espagnol et un hélicoptère qui allaient prendre le relais du navire grec et poursuivre leur escorte jusqu’à se qu’ils arrivent près d’un navire de la force internationale. Cela a duré une nuit. Au bout de ce temps, le MV Blida est arrivé dans les côtes kenyanes. « On a mis plus de temps que prévu à cause de l’état du bateau ». Il poursuivra en déclarant que « de nouveau l’armateur a demandé au commandant de se diriger vers un endroit précis d’où on devait être escorté jusqu’à Mombasa. Des civils kenyans armés sont montés à bord pour sécuriser la traversée. Mais à 16.000 miles de Mombasa on est tombé en panne par manque de diesel. Le mécanicien a mis 22 heures pour remettre la machine en route. On est arrivé au port kenyan de Malimbé ». Les otages venaient de vivre leur première escale de leur retour à la maison.

l Retour au bercail
La suite ? Elle est 100 % algérienne. « A notre arrivée, les autorités étaient sur place ». Les retrouvailles ont été chaleureuses. « L’ambassadeur, des médecins et des psychologues nous ont pris en charge, nous avons été embarqués sur des navires en direction de Mombasa. » Sur place toutes les formalités de rapatriement ont été effectuées par le représentant du gouvernement algérien. Avaient-ils réalisé que leur calvaire avait définitivement pris fin ? « C’est quand on est monté à l’hôtel que nous avons vraiment réalisé que nous étions libres ». Le personnel médical dépêché par Alger, a vite fait de prendre les choses en main. Les ex-otages ont eu droit à une visite médicale. Le 12 novembre on a pris les bus vers l’aéroport où l’avion militaire à bord duquel on allait être rapatriés nous attendait. « A bord on a pu vraiment exprimer notre joie ». Devinant à ne pas en douter leur calvaire, le personnel navigant a été d’une grande disponibilité. « Ils veillaient sur nous comme sur des bébés ». Sur sa lancée il nous fera cette confidence, ô combien révélatrice de l’état d’esprit de tous les marins otages : « Vous savez lorsque j’étais parmi les pirates, je me disais je veux rentrer à Alger quitte à mourir une heure après, je voulais être entouré des miens ». Et Alger c’est par Boufarik qu’il y reviendra au bout d’un vol qui aura duré 7 heures. A leur descente d’avion, les familles étaient là pour les accueillir. L’accueil qui leur a été réservé leur a fait chaud au cœur. « On s’est senti revivre » dit humblement Dahmane .
N. K.

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“Empêchez-moi de reprendre la mer”

Pris en otages pendant plusieurs mois, Abderahmane Mendir et les autres marins algériens ont été libérés par les pirates somaliens. Mendir et les autres savent qu’ils doivent leur libération aux autorités algériennes qui ont tout fait pour que le dénouement de cette prise d’otages se fasse sans qu’il y ait la moindre perte humaine. Mais si ces longs mois d’absence, près de 11, ont été difficiles pour les marins, ils l’ont été tout aussi pour leurs familles qui ont œuvré pour que leur cas ne soit pas un simple fait divers. Au plan familial, les retrouvailles ont été chaleureuses mais avec des pincements au cœur pour certains. « Mon fils ne m’a pas reconnu, et ma fille m’a demandé de ne plus reprendre la mer », dira Abderahmane Mendir. Mais ce dernier s’empressera d’ajouter « mais je ne sais pas si j’ai vraiment le choix ». L’ex-otage est sans logement. Avec sa femme et leurs deux enfants, ils vivent dans une chambre louée d’un immeuble délabré, à Bologhine. Une chambre qui sert de chambre à coucher, de chambre pour enfants, de salle à manger, de salle de séjour, de cuisine, et de salle de bains. Pour les sanitaires, on n’a pas osé demander où les membres de cette famille faisaient leurs besoins. Certainement dans des toilettes collectives situées sur le palier. Avant de l’occuper la famille avait également pour maison une autre chambre, située un étage plus bas dans le même immeuble. Une chambre qu’elle a dû quitter suite à un incendie qui a tout ravagé. « Nous avons tout perdu » dit sa femme. « Heureusement que l’incendie s’est déclaré alors que mes enfants et moi étions absents ». Pour le dire à son mari, elle a saisi l’occasion de son hospitalisation à Ain Naâdja. « Il était entouré de psychologues, j’ai pensé que c’était le bon moment. Je voulais qu’il l’apprenne avant son retour à la maison ». « Comment alors puis-je imaginer de laisser tomber la navigation, s’interroge Abderahmane Mendir alors que ma famille n’habite pas sous un toit décent ?» Il sait pourtant que son travail qu’il a accompli pendant près de 31 ans n’aura plus le même goût. Quelque chose s’est brisée en lui. Désormais la mer et les océans ne seront plus synonymes de quiétude. C’est pourquoi, il espère que son problème de logement puisse être pris en charge. Il attend qu’on fasse pour lui un geste qui contribuera à le libérer de son cauchemar somalien.
N. K
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MessageSujet: Re: Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien   Mar 24 Jan - 12:40

Les ex-otages réclament leurs droits

Citation :

Les marins du MV Blida, ex-otages des pirates somaliens, réclament leurs droits. Trois d’entre eux observent un sit-in depuis dimanche devant le siège d’International Build Carriers (IBC), filiale du groupe CNAN, à Hydra (Alger), pour exiger le paiement de leurs salaires et indemnités.


Restés otages pendant près de 11 mois, les marins à bord du navire qui travaillaient pour un affréteur jordanien, n’ont pas perçu leurs salaires depuis près de 15 mois. Libérés en novembre dernier, ils vivent dans l’«incertitude». «Nos salaires n’ont pas été versés depuis 15 mois et les indemnités que l’employeur devait verser n’ont pas été honorées», atteste Benmoussa Ahmed, mécanicien à bord du MV Blida. «Nous avons vécu le martyre auprès des pirates somaliens, mais nous sommes aujourd’hui en train de vivre l’enfer, vu le retard accusé dans le versement de nos salaires et indemnités», expliquent les trois marins venus de Annaba, Beni Saf et Jijel. Ils dénoncent «la discrimination caractérisée» pratiquée par leur employeur qui n’a pas adopté la même attitude vis-à-vis de leurs collègues ukrainiens, jordaniens, indonésiens et philippins qui étaient également à bord du vraquier battant pavillon algérien.

«Nous avons eu des contacts avec nos anciens collègues qui ont confirmé qu’ils avaient perçu leurs salaires et indemnités. Nous sommes indignés du fait que seuls les Algériens ont été lésés», accusent les trois protestataires, qui comptent saisir les instances compétentes pour faire valoir leurs droits. «C’est de la discrimination», estiment-ils. «Nous savons que le navire est toujours au Kenya, ce qui veut dire que tout espoir d’être rappelés pour reprendre le travail à bord est à écarter. Nous réclamons le paiement complet de nos salaires et exigeons une indemnité pour les dommages que nous-mêmes avons subis durant 11 mois et pour les souffrances infligées alors que nous étions otages.»
http://www.elwatan.com//actualite/les-ex-otages-reclament-leurs-droits-24-01-2012-156149_109.php






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Il était en route pour la Tanzanie: Des pirates s'emparent d'un bateau algérien

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