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 L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?

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L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?
oui.
55%
 55% [ 16 ]
non.
45%
 45% [ 13 ]
sans opinion.
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 29
 

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MessageSujet: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Dim 8 Avr - 11:07


L’Algérie interviendra-t-elle militairement pour libérer ses diplomates kidnappés par les terroristes d’AQMI ? Si la tentation est forte et justifiée, les risques d’une intervention en terre malienne sont néanmoins incommensurables.


Pour l’heure, la «religion» du gouvernement algérien semble toute faite : l’Algérie privilégie, dans le conflit malien, la «voie du dialogue», une «solution politique» et s’oppose à toute intervention étrangère au Mali. La «sienne» y compris. Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, l’a réaffirmé, jeudi, sans ambages, quelques heures seulement après l’enlèvement des six diplomates algériens. «A chaque fois, dit-il, qu’un acteur étranger joue un rôle essentiel, c’est un dérapage programmé, immédiat ou six mois plus tard (lire Le Monde de jeudi passé, ndlr).»

Les représentants de l’Etat algérien (au Mali) seront-ils pour autant abandonnés à leurs ravisseurs ? Le «précédent» créé, en 2005, lorsque deux diplomates algériens, Ali Belaroussi, et Ezzedine Ben Kadi, en poste en Irak avaient été kidnappés et exécutés par Al Qaîda, risque en effet de faire tache d’huile. L’armée algérienne envisage-t-elle une intervention «chirurgicale», dans un pays en conflit, et avec qui l’Algérie partage un «ventre mou», près de 1000 kilomètre de frontières ?

A-t-elle les moyens, logistiques et technologiques pour intervenir dans un des plus grands déserts du monde, le Tanezrouft en l’occurrence, avec ses 600 kilomètres d’immensités, du nord au sud ? L’Algérie a-t-elle par ailleurs intérêt à se faire «va-t-en-guerre», à sous-traiter une intervention militaire au Sahel pour le compte de ses alliés occidentaux ? Des «alliés» qui rechignent à toute perspective d’une intervention militaire lourde dans la région infestée par Al Qaîda. Signe avant-coureur d’une intervention imminente, le quotidien El Khabar rapportait dans son édition d’hier que des troupes d’élites de l’armée et du DRS sont déjà à pieds d’œuvre à Tamanrasset. Les bases aériennes du Grand Sud, lit-on dans le même quotidien, ainsi que toutes les unités aéroportées de l’armée – plus de 3000 éléments –, et de la Gendarmerie nationale ont été mise en état d’alerte maximum, et ce, dès jeudi
http://www.elwatan.com/une/l-anp-doit-elle-intervenir-au-mali-08-04-2012-165944_108.php






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MessageSujet: ENLEVÉS DEPUIS JEUDI DERNIER   Lun 9 Avr - 19:10

ENLEVÉS DEPUIS JEUDI DERNIER

Les diplomates algériens en voie d'être libérés


Citation :
On croit savoir que les sept diplomates algériens détenus au Mali ont été libérés hier. Si l'information s'avérait juste, ce serait un grand succès pour les autorités algériennes qui auraient réussi là où beaucoup d'autres nations ont échoué.

Depuis leur enlèvement jeudi dernier à Gao, l'Algérie n'a pas interrompu ses efforts pour aboutir à cet épilogue. Le consul Boualem Sias et ses collaborateurs pourront donc rejoindre leurs familles qui ont déjà été évacuées depuis quelques jours. La libération des otages intervient le jour même où la revendication de leur rapt a été endossée par un groupe dissident d'Al Qaîda au Maghreb islamique. Il s'agit du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Malgré cette revendication, tout indique que Mokhtar Belmokhtar n'est pas étranger à l'affaire. Il ne reste plus qu'à chercher le lien entre les deux acteurs qui tentent d'imposer leur diktat au Sahel. En tout, c'est avec Belmokhtar, qui fut l'émir de la zone Sud pour le compte d'Aqmi, que des négociations étaient engagées par le biais de représentants du mouvement azawad. Celui qui a déclaré son divorce d'avec Abou Zeïd, chef d'Aqmi, aurait donc fini par comprendre qu'il a ligué tous les pays du Sahel ainsi que le mouvement azawad contre lui et qu'il était dans son intérêt d'éviter une déferlante militaire contre ses bases. L'Azawad a très vite saisi que ce rapt allait entacher sa quête d'indépendance et il a promis d'aider l'Algérie à libérer les otages. Jusqu'à hier, à la mi-journée, l'Algérie n'avait pas été destinataire des revendications des ravisseurs. Cela ne l'a pas empêchée de déployer ses capacités pour obtenir la libération des diplomates au moment où Français, Espagnols et Italiens sont détenus depuis des mois sans pouvoir être sauvés de l'emprise de leurs ravisseurs.
Samedi dernier, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait indiqué que la cellule de crise mise en place suit en permanence les développements liés à cette affaire. Son traitement impose, selon lui, beaucoup de discrétion. Il a rappelé que le gouvernement s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour le rapatriement des diplomates. Toute cette affaire s'inscrit dans un contexte particulier avec la proclamation d'un Etat indépendant au Nord-Mali faisant suite au coup d'Etat militaire dans le pays. Toutes ces complications ont certainement rendu les recherches très ardues. Les sept diplomates algériens, le consul et six de ses collaborateurs, étaient d'ailleurs conduits vers une destination inconnue du vaste désert. Les autorités algériennes établissent également un lien entre cet enlèvement et un certain nombre d'actions récentes, dont celle ayant visé le siège de la Gendarmerie nationale à Tamanrasset et la prise d'otages à Tindouf, dans les camps de réfugiés sahraouis. Hier, Rezzag Bara, conseiller auprès de la présidence de la République, a souligné qu'il y a des groupes terroristes extrémistes qui veulent déstabiliser la région mais que l'Algérie saura trouver avec ses partenaires les moyens adéquats pour faire face à cette menace. Hormis la déstabilisation, ce sont les rançons payées par les Occidentaux qui intéressent terroristes et bandits. Le tout sous la houlette d'Abou Zeïd et de Belmokhtar.
Hier, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a exprimé à
Nouakchott en (Mauritanie) les remerciements de l'Algérie aux pays du champ pour les marques de solidarité manifestées suite à l'enlèvement du personnel du consulat à Gao, «dont la libération est une priorité et une exigence» pour laquelle oeuvrent de manière résolue toutes les institutions de l'Etat algérien. Cette affaire rappelle celle opérée par Aqmi il y a quelques années et dont les auteurs ont été jugés hier.
Une peine de 20 ans de prison a été prononcée par le tribunal criminel près la cour d'Alger à l'encontre de Belhabous Adou Ben Yaya pour appartenance à un groupe terroriste activant dans le Sahara algérien et malien sous les ordres de Mokhtar Belmokhtar, alias Belaouar. Le magistrat Ben Kharchi Omar a prononcé une peine de 5 années de prison ferme à l'encontre de Beldjoudi Mustapha. Le procès aide à mieux saisir le mode opératoire des preneurs d'otages. On a appris que le terroriste a aidé Belhabous Adou Ben Yaya à sécuriser le passage des groupes de ses pairs dans la région de Messaâd à Djelfa. Les faits jugés remontent à juin 2010 lorsque Belhabous a recruté l'inculpé Beldjoudi Mustapha pour renforcer les rangs du groupe de Belmokhtar qui active dans le Sahara algérien et malien sous les ordres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat.
http://www.lexpressiondz.com/actualite/151681-les-diplomates-algeriens-en-voie-d-etre-liberes.html






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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Lun 9 Avr - 19:13

Tout indique que Mokhtar Belmokhtar n'est pas étranger à l'affaire









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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Jeu 1 Nov - 13:27

moi je suis absolument contre les européens et US insiste sur une intervention Militaire de l'ANP
ainsi qu'a d'autres pays Africains ,
je suis opposer a cette éventualité qui ne fera que d'augumenter la voilence dans la région déjà bien fragile
il faut bien aussi trouver une solution a ce probléme,
qui je le rappel l'armée malienne est vraiment inexistante pour le moment,
une intervention terrestre de nos soldats en territoire malien n'est pas envisagable( a mon sens)
car nous irons droit dans une intervention sans fin,
la solution pour nous reste " si intervention il y a de l'algérie s'est peut être les bonbardement ciblé,
comme le font les USA ,
mais surment pas de mettre les pieds sur le territoire malien pour nos soldats.
nous avons assez a faire avec les halloufs a combattre et la surveillance de nos frontiéres,
les européens sont intervenue en libye le laissant sombrer dans le chaos
avec beaucoups d'armes dans la nature .
ALORS SVP PAS D'INTERVENTION TERRESTRE DE L'ANP (c'est un bourbier )






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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Jeu 1 Nov - 14:09

Une intervention militaire va finir d'achever le Mali

Le Mali est malade depuis longtemps et personne ne s'en est soucié. Mais une intervention lourde risque de plonger le pays dans une détresse encore plus profonde.

Citation :
Depuis vingt ans, l’ONU multiplie les initiatives pour développer les mécanismes de prévention des conflits, mettre en place une diplomatie préventive et un système d'alerte rapide pour éviter le déclenchement de guerres sur le continent africain.

Malgré une litanie de recommandations, de préconisations, le «machin», comme le surnommait le général de Gaulle, intervient souvent après le début de la bataille.

L'organisation internationale est aux prises avec une énième crise qu’il n’a pas vu venir. Celle du Nord-Mali, un territoire conquis par quelques centaines de fous de Dieu qui menacent désormais l’Europe. Et surtout la France qui se trouve en première ligne. Elle non plus n’a guère prévu la descente aux enfers de son ex-colonie.

A Paris, c’est la mobilisation générale dans ce dossier jugé extrêmement périlleux. François Hollande a sonné l’alarme au début de l’été après avoir fait l’inventaire de l’héritage de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, dans la région: quatre otages français dont leur ravisseur AQMI réclame cent millions d’euros pour les libérer, une Libye délivrée de Kadhafi mais désintégré avec des combattants perdus qui se répandent dans la région avec leurs armes.

Le président français a commencé par nommer un représentant spécial pour le Sahel, Jean-Félix Paganon qui a pris son bâton de pèlerin pour convaincre les Maliens de laisser faire l’intervention militaire, les Russes de ne pas s’y opposer à l’ONU, les Européens de sonner l’alarme, la Cédéao de se mettre en branle.

La lourde machine internationale s’est mise en marche. Comme d’habitude, elle fonctionne au diesel et fait beaucoup de bruit.

«Pour l’instant, l’heure n’est pas à l’intervention» dans le nord Mali, a expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en définissant un nouveau calendrier:


«Il s'agit pour les Etats africains de mettre en place un plan d'action qui doit être soumis à nouveau au conseil de sécurité dans un délai d'un mois.»

Ce sont les Africains qui sont à l’initiative et doivent reconquérir leur territoire, a ajouté le ministre, la France limitant, selon la doctrine officielle, son rôle à la formation des combattants, à un soutien logistique et à l’apport de matériel.

Trois mois après les premiers bruits de bottes, on n’a donc guère avancé sur le plan militaire. Pourtant le temps presse car les puissants vents de sable, qui surviennent dès fin janvier dans cette partie du désert, compliqueront les interventions aériennes et des centaines d’Islamistes venus d’Algérie, du Sahara occidental, de Libye viennent renforcer les troupes islamistes.

On se demande même s’il n’est pas trop tard pour agir sur un continent où le médecin (dans le cas présent, il s’agit d’un chirurgien) arrive bien souvent après la mort.

Pourtant, le Mali donnait depuis des années au moins quatre signes de mauvaise santé qui auraient dû alerter la France, la communauté internationale et l’ONU.

1— Les barbus ont pris Tombouctou avec une poignée d’hommes décidés

On savait pourtant que l’armée malienne était minée par la corruption et les clans. Tandis que la pléthore (on en comptait près de soixante-dix) de généraux en place avant la chute de l'ex-président Amadou Toumani Touré, la myriade de chefs de bataillon (une dizaine pour un bataillon vraiment opérationnel) faisaient leurs affaires dans divers trafics de marchandises, de drogue, y compris avec les islamistes.

Les troupes ne disposaient par mois que d’une quinzaine d’euros pour se nourrir. Les soldats avaient aussi en mémoire le massacre de 85 policiers et gendarmes maliens en janvier à Aguelhok, retrouvés égorgés, éventrés et même émasculés par les rebelles. Avec une armée constituée de chefs hommes d’affaires et de troufions crève la faim, le résultat des combats était connu d’avance.
Le mal vivre des soldats a été le détonateur

Mais l’Etat malien, miné par la corruption, est tombé comme un fruit pourri. Les révoltés sans chef sont allés chercher le capitaine Sanogo.

Les islamistes ont certes profité du coup de force à Bamako pour conquérir tout le nord du pays mais la déliquescence de l’Etat malien était si grande que cette issue fatale était inéluctable.

3— La question Touareg ne date pas d’hier

Depuis un demi-siècle, les nomades du désert se sont révoltés à trois reprises.

Les accords d’Alger, signés après le soulèvement de 2006 (ces accords fixent les modalités du développement du nord du Mali et permettent un retour à une normalisation des rapports entre les Touaregs et Bamako, Ndlr), n’ont rien réglé.

Ils prévoyaient des aides importantes pour le développement du nord Mali qui se sont perdues dans les sables du désert. La quatrième rébellion, instrumentalisée par les islamistes, a été la bonne

4— Les fous de Dieu sont arrivés au milieu des années 2000

Cela a commencé avec l’arrivée dans la région de Barbus venus d’Algérie, mais aussi d’Arabie Saoudite, du Qatar, du Pakistan, d’Afghanistan. Ils ont lentement tissé leur toile, organisant leurs trafics, se mariant sur place, aidant financièrement les populations abandonnées par Bamako.

Ils ont été renforcés l’an passé par des Libyens désoeuvrés après la chute de Kadhafi.

Le Mali était donc très malade depuis des années mais personne ne s’en est vraiment soucié. Maintenant que la menace islamiste frappe aux portes de l’Europe, on sonne le tocsin. Mais, en déclenchant une intervention lourde, on court aussi le risque d’achever un malade trop faible pour la supporter.

De précipiter une population où l’insécurité alimentaire est déjà présente dans une détresse encore plus profonde. D’envoyer des jeunes urbanisés, qui s’enfoncent dans une misère sans issue, dans les bras des islamistes. De donner un terrain du djihad à des Maliens, exilés en France et déjà convertis à l'islamisme radical.

Que faire alors? Comme de nombreux Maliens, le docteur Ibrahim Kissima Kandia est désespéré par la situation de son pays. Il affirme avoir «vidé ses comptes bancaires» pour venir début septembre au secours du Nord-Mali, sa région d'origine.

De ce voyage chez les fous de Dieu, il est revenu avec une série de constats: pillage systématique des biens, minorités religieuses pourchassées, persécutées, forcés à l’exil ou tout simplement abattus de sang froid, centres de santé, hôpitaux et écoles saccagés, banques et les caisses d’épargne communautaires dynamitées et pillées, archives administratives détruites, intimidations, menaces, viols en série et en réunion de femmes, sévices sexuels, assassinats et exécutions sommaires.

Et pour couronner le tout, la charia, des lapidations de couples, des amputations de membres, la flagellation, l'interdiction de jouer de la musique, de sortir à certains moments pour les femmes, de se baigner dans les cours d‘eau, des camps d’entraînement pour l’enrôlement et le lavage de cerveau des enfants de 4 à 17 ans pour en faire des soldats et surtout des bombes humaines.

Qui peut rester les bras croisés face à une telle barbarie?

Philippe Duval
http://www.slateafrique.com/97117/mali-pourquoi-le-medecin-arrive-apres-la-mort






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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Jeu 1 Nov - 19:58

oui mais il y a du nouveaux
L’Algérie qui a longtemps tergiversé en raison de son incapacité d’anticipation sur les événements qui s’accélèrent dangereusement à ses frontières, se trouve «incorporée» dans une opération militaire d’envergure internationale.


Citation :
Le plan d’intervention militaire au nord du Mali semble entrer dans sa phase opérationnelle. Selon des sources, les experts militaires tablent sur une force d’intervention de 3500 à 8000 hommes et le commandement des opérations serait vraisemblablement installé à l’ouest du Niger. Ils seraient également à la recherche d’un centre d’appui aux opérations qui vont se dérouler sur une période initiale de trois mois. Le concept d’opération exigé par la résolution du Conseil de sécurité du 12 octobre dernier est en passe d’être mis au point. Et c’est l’objet de la réunion tenue, avant-hier, à Bamako et qui durera une dizaine de jours. Des experts militaires algériens ont pris part, aux côtés de leurs homologues africains, français, britanniques et américains, à cette réunion qui devrait aboutir à soumettre au Conseil de sécurité «des recommandations sur les moyens et modalités du déploiement envisagé et plus particulièrement le concept d’opérations, les capacités de la force, ses effectifs et son coût financier».

Ainsi, la participation algérienne à cette réunion, dans le but de préparer l’intervention militaire, est évidente. L’Algérie, qui a longtemps tergiversé et en raison de son incapacité d’anticipation des événements qui s’accélèrent dangereusement à ses frontières, se trouve «incorporée» dans une opération militaire d’envergure internationale. La doctrine qui fonde la diplomatie algérienne en pareille situation, selon laquelle le pays et son armée n’interviennent jamais en territoire extérieur, risque à l’occasion de subir une véritable entorse. Si la participation directe des troupes militaires algériennes dans les opérations futures au nord du Mali reste «une ligne rouge à ne pas franchir», il n’en demeure pas moins que l’Algérie est appelée à jouer un rôle prépondérant dans la «reconquête» du nord du Mali. C’était l’objet central des discussions qui ont eu lieu entre le président Bouteflika et la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, de passage à Alger lundi dernier, selon des sources au fait du dossier. Il est évident qu’une opération au nord du Mali ne pourrait se faire sans le concours d’Alger.

«Le nord du Mali, c’est aussi le sud de l’Algérie», suggère un diplomate qui laisse entendre que l’Algérie aura un rôle important à jouer. Lequel ? Sur cette question, les officiels algériens restent muets. Les services d’information des Affaires étrangères comme ceux de la Présidence sont avares en matière de communication. L’opinion publique nationale est tenue loin d’un dossier aussi sensible, alors qu’un débat sérieux aurait dégagé un consensus plus large et pour le moins nécessaire. Tout porte à croire que l’Algérie sera active dans le domaine de la logistique, mais aussi et surtout elle est appelée à «ériger un muraille militaire aux frontières pour empêcher les éléments des groupes armés de pénétrer sur le territoire algérien».

Le quotidien El Khabar a indiqué, dans son édition d’hier, que «l’armée algérienne est en état d’alerte maximale à Tamanrasset avec un renforcement des troupes dans la perspective d’opérations ciblées contre les groupes d’AQMI et du Mujao». En somme, à trois semaines de l’expiration du délai accordé par le Conseil de sécurité aux pays de la Cédéao et de l’Union africaine pour élaborer «un plan de guerre» devant servir de base à une seconde résolution de la même instance qui donnerait le feu vert pour l’intervention militaire, les pays de la région, dont l’Algérie, et les puissances occidentales semblent aligner leurs «chars» sur la même ligne d’attaque. Américains et Français se sont concertés à Paris, en présence des représentants de certains pays africains, avant le déplacement de Mme Clinton à Alger. «Des hauts responsables militaires et des diplomates américains, dont Johnnie Carson, le sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Afrique, se sont entretenus avec leurs homologues français sur la collecte des renseignements ainsi que sur la coordination de l’intervention au Mali», a rapporté le Washington Post dans son édition de mardi dernier.

Cependant, pour l’Algérie, il reste un point de divergence, notamment avec la France : la nature du groupe Ançar Eddine qui règne au Nord-Mali. Si Paris considère qu’«il ne faut pas se faire d’illusion sur la nature terroriste de ce groupe et de ce fait il devrait être une cible des opérations des forces internationales», Alger pense jusqu’à présent le contraire. Les diplomates algériens estiment qu’il y a des possibilités de négocier avec ce groupe, dans une démarche de dialogue politique qui va de pair avec l’action armée. C’est justement ce que confirme un porte-parole de ce groupe, Sanda Ould Boumama, dans une interview accordée au journal électronique TSA.

Il a affirmé que les contacts entre son groupe et les autorités algériennes n’ont jamais été rompus : «Les contacts avec les autorités algériennes n’ont pas été interrompus, ne serait-ce que pendant 24 heures. Nos délégations se sont souvent rendues à Alger. L’Algérie a déclaré à plusieurs reprises qu’une solution politique existe.» Mais s’il croit renforcer la position algérienne, c’est bien le contraire. Il met Alger dans une position inconfortable en déclarant : «Nous sommes un mouvement islamiste qui a décidé de porter les armes pour faire appliquer la charia dans le nord du Mali.» Voilà qui, par contre, conforte la position de Paris.
http://www.elwatan.com/actualite/la-participation-algerienne-se-precise-01-11-2012-190760_109.php
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yanis
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Ven 2 Nov - 15:06

Abdelkader Messahel : l’Algérie est «pour le renforcement des capacités de l’armée malienne»

Citation :


Les observateurs s'interrogent sur le rôle qu'entend jouer Alger dans la crise du nord du Mali et en cas d'intervention militaire. Abdelkader Messahel, ministre algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, affirme au micro de Christophe Boisbouvier que l'Algérie ne découvre pas aujourd'hui le dossier et qu'il faut bien séparer les mouvements rebelles maliens des organisations terroristes.




Abdelkader Messahel, bonjour. Que pensez-vous de la résolution du Conseil de sécurité qui vient d’être prise sur le Mali ?

En fait, je pense que cette résolution est l’expression d’une plus grande convergence. Je crois que c’est une résolution qui prend en charge les préoccupations fondamentales en ce qui nous concerne, en tous les cas, en tant qu’Algérie, en tant que pays du champ [Algérie-Mali-Mauritanie-Niger, ndlr]. D’abord la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, qui est non négociable. La deuxième préoccupation prise en charge par cette résolution, c’est qu’aujourd’hui la menace est identifiée à travers cette résolution, puisqu’on parle des narcotrafiquants et du terrorisme, qui a toujours été le point de vue défendu par l’Algérie. La troisième préoccupation, c’est la centralité du Mali dans la recherche de toute solution à ses problèmes.

Il faut que Bamako soit d’accord…

Le quatrième élément essentiel qui est fondamental, dans le contexte actuel : l’Algérie a toujours défendu le principe du « double track ». La lutte et l’éradication du terrorisme, ce n’est pas un phénomène nouveau pour nous. Nous sommes un pays qui a beaucoup consenti et qui a beaucoup lutté contre le terrorisme et le crime organisé. Mais le plus important de cette résolution est qu’elle est en train de faire la démarcation entre ce qui peut être les groupes armés du Nord et le terrorisme, ça a été toujours la position de l’Algérie. Donc, je pense que cette résolution est un bon début.

Ce que vous appelez le « double track », c’est la double approche ?

La double approche, c’est quoi ? Je pense que les auditeurs de Radio France Internationale doivent bien comprendre la position de l’Algérie. Notre pays n’est pas en train de découvrir depuis six mois que dans cette région est le terrorisme. Pour nous, il n’y a pas de négociation avec le terrorisme. Le terrorisme et le crime organisé, il faut les éradiquer. En revanche, dans le nord du Mali, il y a toujours eu, depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui, des rébellions, de manière assez récurrente. Moi, je pense que l’occasion est venue pour que ces groupes au nord du Mali se distinguent du terrorisme et du crime organisé. Et en même temps, qu’ils s’engagent dans un processus national qui préserve l’unité nationale du Mali et qui éloigne de ces groupes toute tentation d’indépendance, ou d’alliance ou de quelconque connivence avec des groupes terroristes. Donc : négociations avec les groupes qui se démarquent du terrorisme et du crime organisé, dans le cadre de la prise en charge de certaines revendications légitimes des populations du Nord.

Est-ce que le groupe Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali peut se démarquer de ces groupes terroristes ?

Nous souhaitons que ce groupe se démarque définitivement de tout ce qui est relation ou connivence avec tout ce qui est terrorisme. Nous le pensons, nous le souhaitons. Nous pensons également que le MLNA se démarque de toutes ses revendications indépendantistes.

Et le Mujao ?

Le Mujao, c’est un groupe terroriste, c’est un groupe de narcotrafiquants. D’ailleurs, je suis très surpris que votre radio ne mette pas tellement en exergue tout ce qu’il fait comme dégâts dans la région.

Avec d’ailleurs des ressortissants algériens pris en otages d’ailleurs par le Mujao…

Le Mujao est un groupe terroriste, composé de narcotrafiquants notoires et connus. Donc, je pense que de ce côté-là, il n’y a pas équivoque. Donc, il faut faire la distinction, parce qu’on a l’impression, chez beaucoup, même nos frères au niveau du continent, le nord du Mali pense que c’est une région qui est prise en charge totalement par l’intégrisme religieux, par l’islamisme, par les narcotrafiquants. Non. Il y a des groupes qui tous les dix ans mènent des révoltes. Je pense qu’il faut une approche globale. Et c’est le moment de régler définitivement les problèmes. Moi, je reviens d’une tournée dans les pays du Sahel. J’étais particulièrement au Mali. J’étais vraiment heureux de voir comment il y a une prise de conscience sur des problèmes essentiels pour les Maliens, à savoir la préservation de leur unité nationale, le dialogue avec ceux qui renoncent au terrorisme et au crime organisé, et avec un débat global qui impliquerait toutes les populations du Nord – les Arabes, les Songhaïs, les Peuls, les Touaregs… Moi, je pense que nous sommes dans une dynamique qu’il va falloir consolider. Mais il faut qu’il n’y ait plus d’équivoque sur la position de l’Algérie : le terrorisme et le crime organisé, il faut le convaincre surtout par la force.

Dans le cadre de cette « double approche », si l’approche militaire est privilégiée, est-ce que l’Algérie serait prête à y apporter sa contribution ?

L’Algérie a un cadre dans lequel elle travaille avec les pays du champ. Nous avons un comité politique, nous avons un comité d’état-major. Nous avons une unité de vision entre les services de renseignement. Donc, nous sommes déjà engagés dans la lutte antiterroriste. L’Algérie a des accords militaires bilatéraux avec le Mali, qui ne datent pas d’aujourd’hui. Nous faisons de la formation, nous faisons dans le renforcement des capacités, nous faisons dans le soutien logistique. Donc, ce n’est pas quelque chose de nouveau pour nous. Et nous sommes dans un contexte, si l’Algérie, d’ailleurs comme tous les pays du champ, est sollicitée, d’ailleurs la résolution du Conseil de sécurité le souhaite, donc, nous, nous sommes pour le renforcement des capacités de l’armée malienne, qui doit être elle aussi au centre dans le redéploiement de l’Etat malien à travers tout son territoire.

Vous pourriez donc apporter votre aide logistique ?

Le soutien logistique, nous l’avons fait, dans la limite de nos moyens à différentes étapes des relations entre nos deux pays. Et je pense que dans la lutte antiterroriste, nous partageons l’information, nous partageons nos analyses. Je pense que sur ce plan-là, il n’y pas d’équivoque.

Est-ce que votre prudence actuelle n’est pas liée au fait que vous ne voulez pas voir de soldats français au sud de vos frontières ?

Le problème, ce n’est pas une question de prudence. Moi, je pense qu’il faut faire la bonne analyse, voir réellement quels sont les rapports de force et surtout éviter des dérives à notre région. Il faut se concerter. Nous sommes dans un dialogue avec les Français. Moi, j’étais à Paris il y a quelques jours.

François Hollande va venir à Alger dans quelques semaines…

On a eu une bonne concertation avec nos partenaires français. Les Américains étaient chez nous. Je pars, moi, aux Etats-Unis dans quelques jours. Donc, je pense que le dialogue que nous avons amorcé avec les partenaires les plus importants rend les positions convergentes envers la stabilité du Mali, son unité nationale et surtout, surtout, pour ce pays-là, lui éviter de graves dérives.
http://www.rfi.fr/afrique/20121015-abdelkader-messahel-algerie-est-le-renforcement-capacites-armee-malienne
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MessageSujet: re l'A N P doit-elle intervenir au Mali   Ven 2 Nov - 16:35

Citation :
a la une Mali actualités

A la Une:02/11/2012 Mali actualités
»
Ligne de force : L’Algérie et sa « solution négociée »


Hilary Clinton a perdu de son temps si précieux de chef de la diplomatie de la plus puissante nation du monde en se rendant en Algérie pour tenter de rallier les dirigeants de ce pays au projet d’envoi d’une force africaine ou internationale au nord du Mali aux fins de le libérer des groupes islamo-terroristes qui l’occupent depuis sept mois. En effet, elle n’a pas eu gain de cause et c’est le contraire qui eût été surprenant
L’Algérie, c’est connu, est le berceau du terrorisme qui gangrène actuellement le Sahara occidental, le septentrion malien en particulier.
C’est de là qu’est parti AQMI, ultime avatar du mouvement islamiste qui, injustement privé de sa victoire aux urnes, s’est mué en partie en organisation terroriste, plongeant le pays dans une guerre civile qui a fait 200.000 morts. Ces dernières années, le pouvoir algérien est parvenu à rejeter ce qui reste des « barbudos » au nord du Mali.
Depuis, l’Algérie se barricade à l’intérieur de ses frontières, périodiquement secouée par des attentats qui ont diminué d’intensité mais qui sont restés aussi sanglants et un pan important de sa politique sécuritaire consiste à exercer une surveillance étroite sur sa frontière commune avec le Mali, longue de 1400 km, pour empêcher toute infiltration des katibas (cellules combattantes d’AQMI).
L’Algérie redoute qu’une intervention militaire de grande envergure au nord du Mali n’entraine une instabilité dans sa partie australe, voire au-delà, dans les régions kabyles qui aspirent à l’indépendance depuis des décennies. Les Kabyles, qui revendiquent le statut de premiers occupants du pays et possèdent un gouvernement en exil, non reconnu par la communauté internationale, pourraient reprendre les manifestations violentes observées dans les années 90.
D’où ssa préférence pour une « solution négociée » tout en sachant parfaitement qu’elle est inopérante. Elle a, en effet, joué le rôle de facilitateur dans toutes les crises au nord du Mali antérieures à celle qui prévaut actuellement. Les négociations menées sous sa férule ont toutes débouché sur une paix précaire qui a seulement permis aux insurgés de reprendre du souffle et de mieux se préparer pour la prochaine confrontation.
L’offre de « solution négociée » est utile à l’Algérie parce qu’elle espère s’en servir pour préserver le statu quo au Mali aussi longtemps que possible. Ce calcul ne doit pas échapper à ceux qui pensent que le retour à la paix et la sécurité au nord du Mali passe infailliblement par Alger. Il fait le bonheur de notre grand voisin du nord mais pas le nôtre.
François Hollande, qui doit emboîter le pas à la secrétaire d’Etat américaine dans les salons feutrés d’El- Mouradia, en décembre prochain, période prévue pour le déploiement de la force d’intervention, doit y porter sa plus sérieuse attention.
Saouti HAIDARA

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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Ven 2 Nov - 16:54

salam,
de toute façon l'Algérie ce contentera de renforcer sa surveillance aux frontiere malienne,
si il y a intervention militaire,
et il me semble que l'Algérie participera avec un soutiens logistique,
a moins que d'ici là l'Algérie change de politique.

@gribiche
ta signature est trops vive celà est gênant pour les yeux,
en plus cela ne veux rien dire sur un forum armée,
il aurait été plus judicieux de mettre une signature sur le théme militaire Rolling Eyes






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MessageSujet: re l'Algérie doit-elle intervenir au Mali   Sam 3 Nov - 10:57

Aâlik essalam
Pas une mince affaire de surveiller 1400 kilomètres de la frontière concernée ;la logistique serait une entreprise si importante !
A mon sens c’est sur ce vaste volume d’espace que comptent ceux qui veulent entraîner l’Algérie dans la politique aventureuse tout en sous entendant qu’elle est la première concernée pour assurer ses acquits.
Nb :la signa ture a té comme légalisée merci de la suggestion
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Sam 3 Nov - 14:45

salam,
l'Algérie a investie beaucoups d'argent,
sur un systême de surveillance électronique moderne tout au long de ces frontiéres,
d'ailleurs je ne sait pas si celà est terminée vue l'ampleurs kilométrique des frontieres algerienne Question






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gribiche
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MessageSujet: sujet re l'A N P doit-elle intervenir au Mali   Sam 3 Nov - 15:40

Salam


Citation :
l'Algérie renforce ses frontières sud
[ 10/24/2012 5:43:37 AM ] Magharebia

Algérie - Societe

L'Algérie renforce la sécurité sur ses frontières sud

En prévision d'une éventuelle intervention militaire ouest-africaine dans le nord du Mali, l'Algérie renforce la présence de ses troupes sur une frontière sud très agitée.






Par Walid Ramzi pour Magharebia à Alger – 23/10/22

Les autorités algériennes renforcent la sécurité le long des frontières méridionales du pays. Cette initiative intervient alors que la communauté internationale se prépare à répondre à la crise au Mali.

'Notre armée et nos forces de sécurité ont pris toutes les mesures nécessaires", a déclaré le Premier ministre Abdelmalek Sellal lors de la séance parlementaire du mercredi 17 octobre.

"Nous disposons de troupes bien entraînées, et aucune menace ne viendra porter atteinte à notre territoire national', a-t-il ajouté. "L'armée a été déployée pour sécuriser les frontières."

Quant à la situation au Mali, le chef du gouvernement a expliqué : "L'Algérie veut éviter d'avoir un repaire de terroristes à ses frontières". Le pays ne veut pas d'un "sanctuaire de l'insécurité", ajoutant que la position algérienne sur le Mali était "très claire".

L'Algérie craint les retombées d'une éventuelle campagne militaire dans le nord du Mali. La région souffre déjà de centaines de milliers de personnes déplacées, et d'un afflux de djihadistes étrangers.

Face à l'instabilité au Mali et en Libye, l'Algérie a donc décidé de renforcer sa sécurité. Le général Ahmed Boustila, commandant de la Gendarmerie nationale, a effectué mercredi des visites sur le terrain dans plusieurs provinces du sud du pays, notamment à Ouargla, El Oued et Ghardaïa. La veille, il s'était rendu dans la province frontalière de Tamanrasset.

En mars dernier, des terroristes basés au Mali provenant du Mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'ouest (MUJAO), issu des rangs d'al-Qaida, avait mené une opération suicide visant le siège de la Gendarmerie nationale à Tamanrasset.

Selon un communiqué du commandement de la gendarmerie, au cours des neuf premiers mois de l'année, dix-sept nouvelles unités ont été formées et déployées dans les provinces bordant la Libye. De plus, treize nouveaux centres ont été inaugurés ce mois-ci pour abriter des unités de la gendarmerie dans les provinces jouxtant le Mali.
Le ministère de la Défense prend également des mesures pour renforcer la sécurité aux frontières aux termes d'accords passés avec les pays de la région. Les frontières sont en permanence couvertes par des unités terrestres spécialisées dans les opérations de guérilla, aux côtés de plusieurs régiments des forces spéciales. L'annonce en a été faite après une rencontre au Niger en début de mois, à laquelle participaient des responsables militaires et des officiers des renseignements venus d'Algérie, du Mali, du Niger et de Mauritanie.

Le ministère algérien de la Défense a également mis en place une cellule opérationnelle chargée de suivre les développements de la situation au Mali.

Le quotidien El Khabar a indiqué que le chef d'état-major des armées avait installé cette cellule à Tamanrasset, pour suivre les activités des djihadistes dans le nord du Mali. Elle s'appuie sur de nombreuses sources de renseignement, fournissant aux armées de la région des informations préliminaires sur la situation.

Ces mesures coïncident avec le lancement d'une opération sécuritaire destinée à démanteler les réseaux de soutien au tawhid et au djihad dans les provinces les plus éloignées du sud algérien. Quatre hommes ont été arrêtés le 14 octobre dans la région de Bordj Badji Mokhtar, dans la wilaya de Tamanrasset, et accusés d'avoir apporté un soutien à ce groupe terroriste. Des unités de l'armée ont également lancé plusieurs opérations dans des maisons appartenant à des personnes soupçonnés d'entretenir des liens avec les terroristes.


http://www.souslemanguier.com/nouvelles/news.asp?id=11&idnews=40270&pays=105&rub=
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MOMO
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Sam 3 Nov - 16:20

salam a tous,
un dialogue véritable est-il possible entre membres,
au lieu de faire du copier coller toutes azimutes,
faite marcher votre cerveau bon-sang,
ou si vous n'avez pas de connaissances sur le sujet vous n'avez rien a faire sur se Forum,
qui je le rappel reste un Forum sur les armées,
on dirai des gamins avec des dessins a colorier 86991






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DJAZAIRIYA
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Sam 10 Nov - 19:45

NON l ,anp ne doit pas intervenir parce que ca serait tomber dans le kemmach qui est installe pour faire subir a notre patrie le meme sort que la lybie.....................Un jour un de nos diplomates en france a ete sequestre par les harkis qui ont envoyes un avertissement au president de l,epoque et le message etait.................................Leur lever l,interdiction de revenir au pays ou ils tuent le diplomate algerien..........................La reponse du president de l,epoque ne tarda pas...................................NON a votre demande vous ne reviendrez pas dans un pays que vous avez vendus rkhiss ou houoia soummou ghali, et vous pouvez tuer le diplomate comme ca on aurait un million et demi ET UN CHAHID DE PLUS...........................................Et la suite vous la connaissez........................Le diplomate a ete relache et il vit encore............................Khalikoum radjala les enfants ou lemmou beadhakoum et epaulez vous pour formez une barriere en beton a ceux qui veulent decimer notre peuple..........................Avec la crise qui sevit ils nous acheveront et ils ricaneront de notre douleur alors..................................BALAKOU BALAKOU BALAKOU atihou fel fekha li raha messoubba,CALFEUTREZ la breche que l,ennemi a fait pour nous envahir par l,indiffence aux menaces et aux provocations...............................






[URL=http://imageshack.us/photo/my-images/231/signaturemrap2.png/][/URL
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mig29
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Sam 10 Nov - 20:35

pour t'ont résumée je suis absolument d'accord avec t'ont jugement Wink
c'est un piege ou il ne faut pas tombé
le piege de l'occident et des USA
pour destabiliser tout les pays Africains est en marche,
l'Algérie n'est pas dupe et l'Algérie s'en aie sortie avec ou sans aide,
mais la plupards du temps sans.






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gribiche
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MessageSujet: re : l'A N P doi t-elle intervenir au Mali   Dim 11 Nov - 15:13


salam

L’Algérie n’a jamais vécu un aussi cruel dilemme
Comme disent les anciens :lli fat mat ; cependant il ne faut pas perdre la mémoire non plus
Avoir à l’esprit que les relations actuelles avec la Mauritanie et le Maroc sont tièdes est un devoir
Prendre pleinement conscience que ces relations sont devenues hostiles avec le Mali et le Mujao est une réalité intangible
Se mêler aux discussions avec l’Unité Africaine ce serait diminer l’action réelle de l’Algérie qui a toujours préféré l’action diplomatique ;de plus sa constitution interdit l’intervention de sa Force armée hors de son territoire
Alors quoi on ferait la guerre chez soi !!!...
Il faudrait alors conclure que l’Algérie accepterait de recréer à ses portes la situation PAKISTANO-AFGHANE de sinistre mémoire ???
Non la sagesse prévaut en n’intervenant pas et en ne fournissant pas des armes à ceux qui les lui en ont déjà demandées; par contre li est impérieux de verrouiller les frontières de façon étanche et ne céder en aucun cas aux flatteries qui ne seraient que des FLAT-RIRES 279513 artimage_2_2271780_2


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yanis
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Dim 11 Nov - 15:23

L'Algérie, malgré l'importance de ses moyens militaires, favorise la voie du dialogue et des négociations.
la Cédéao tente d'entraîner l'Algérie qui, malgré l'importance de ses moyens militaires, la compétence de ses services secrets, mais notamment son expérience incontestable, favorise la voie du dialogue et des négociations. La confusion dans les paroles et les actes de la Cédéao laisse supposer cependant, selon des sources informées, que des divergences existeraient au sein de sa composante
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Dim 11 Nov - 17:53

Au Mali, la guerre se précise




L’Algérie et le Burkina Faso veulent négocier le retour des groupes armés dans le giron malien. Mais les préparatifs d’une intervention militaire se précisent.

De prime abord, Alger et Ouagadougou ont réussi un bon coup. Mardi soir, Ansar Dine, un des trois groupes islamistes qui font régner la terreur au nord du Mali, appliquant la charia dans son sens le plus strict, publiait un communiqué dans lequel il disait renoncer au terrorisme et lutter contre les trafics au nord du pays. Un premier pas. Sera-t-il suffisant pour éviter la reconquête militaire du nord du Mali, comme le souhaitent les deux capitales ? Rien n’est moins sûr.

Ansar Dine, le maillon faible

C’est pourtant l’objectif recherché par les Algériens et les Burkinabés qui sont fort réticents à une intervention militaire au Mali. Pour l’éviter, ils disent vouloir ramener par la négociation les groupes armés – ou certains d’entre eux – dans le giron malien. À commencer par Ansar Dine, créé il y a moins d’un an par le Touareg Iyad ag Ghali. Ses hommes sont majoritairement des Touaregs et ag Ghali entretient des relations anciennes et suivies avec l’Algérie. Cela fait donc plusieurs mois qu’Alger, d’un côté, Ouagadougou, de l’autre, s’évertuent à couper les liens entre Ansar Dine et les djihadistes d’Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) et du Mujao, un de ses bras armés au Sahara. Certaines sources affirment que, ces dernières semaines, Ansar Dine aurait récupéré des combattants d’Aqmi.

Ansar Dine a toujours été le maillon faible du trio des mouvements djihadistes islamistes. Ag Ghali est un ancien du Mouvement de l’Azawad (les autonomistes touaregs du Mali), dont il s’est détaché l’an passé après avoir échoué à en prendre la tête. Il a donc lancé son propre groupe. Les uns et les autres divergent cependant : autant le Mouvement national de libération de l’Azawad s’affirme laïque, autant Ansar Dine, à Kidal – son fief à l’extrême nord du Mali -, a coupé des mains et des pieds apparemment sans plus d’état d’âme que le Mujao à Tombouctou et à Gao. Ce qui n’est pas sans poser de question sur le « ralliement » d’Iyad ag Ghali. Si son mouvement a annoncé renoncer au terrorisme, il n’a pas précisé son intention de mettre fin aux châtiments corporels infligés aux habitants. Rien non plus sur le retour des autorités de Bamako dans le nord du pays.

L’aide logistique de la France

Poussé par le Burkina Faso et l’Algérie, qui ne veulent pas voir débarquer des troupes étrangères dans la région, Ansar Dine est-il seulement utilisé pour gagner du temps ou veut-il vraiment éviter la guerre ? Car, parallèlement, les préparatifs d’une intervention militaire se précisent. Réuni à Bamako ces derniers jours, un groupe d’experts militaires et civils de la région a proposé d’augmenter le nombre de troupes sur le terrain de 3 200 à 4 000 hommes et d’y inclure éventuellement des troupes étrangères si les chefs d’État de la région le souhaitaient. Concrètement, les 3 200 hommes qui seront envoyés par les pays de la Cedeao (Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest) pourraient recevoir le renfort de soldats venus d’États africains hors Cedeao, tel le Tchad.

Quant aux Occidentaux, aucun pays ne veut, jusqu’alors, envoyer de troupes au sol. La France, les États-Unis et l’Allemagne ont fait savoir qu’ils apporteraient une aide logistique. Déjà, des Occidentaux forment des soldats de la région, en particulier des Maliens dont l’armée était en débandade l’hiver passé et qui doit être la première à reconquérir son pays. On observe des mouvements inhabituels de matériels militaires arrivant sur l’aéroport de N’Djaména, au Tchad. Pourrait-il y avoir des bombardements des refuges des djihadistes d’Aqmi et du Mujao dans le Sahara au nord du Mali ? Les Maliens le souhaitent pour récupérer le nord de leur pays et éradiquer les trafics de drogue (haschich venu du Maroc et cocaïne d’Amérique latine). Mais qui va s’y risquer ? Il va probablement être possible de récupérer les villes comme Tombouctou et Gao, mais chasser les djihadistes du Sahara risque de s’avérer plus compliqué.
http://www.malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/55609-au-mali-la-guerre-se-precise.html
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Sam 17 Nov - 16:54

L'Algérie ouvre la porte à une opération militaire au nord du Mali

Citation :
A mesure que la pression monte autour d'une possible action militaire internationale au Sahel, l'attention se concentre sur Alger, dont le rôle dans la sécurité de la région conditionne la réussite de toute intervention.

A Paris, les sources de la défense affirment avoir obtenu un premier accord tacite de l'Algérie pour soutenir une opération visant à chasser les groupes terroristes islamistes qui ont annexé le nord du Mali, accord qui va jusqu'à tolérer l'inévitable

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/10/22/l-algerie-ouvre-la-porte-a-une-operation-militaire-au-nord-du-mali_1779088_3210.html






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yanis
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Jeu 22 Nov - 17:19

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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Lun 26 Nov - 13:28

MALI : Le refus algérien d’une intervention armée (3e partie)
Les magiciens créateurs de terrorisme

Citation :
Depuis 2006, les rébellions touareg instrumentalisées par Kadhafi se sont tues, puis le Printemps arabe vient subitement créer une génération spontanée de formations maliennes. Le MNLA fait sa déclaration d’indépendance sur la chaîne Al-Jazeera, la télé du manipulateur d’une simple marionnette. En ressuscitant les vieux démons séparatistes, il a créé une situation de chaos qui met en danger sa propre existence, car les groupes islamistes qui l’ont utilisé pour occuper le Nord Mali lui ont tiré dans la patte et il a pris ses jambes à son cou, ne faisant pas le poids face au nombre et à la puissance des islamistes. Si les velléités d’une République de l’Azawad sont étouffées dans l’œuf, celles d’une zone islamique libérée a causé la fuite de près de 400 000 réfugiés, des centaines de morts, une crise humanitaire grave...

Face au risque d’une intervention armée qui ouvrirait la boîte de Pandore de l’afghanisation au Sahel, l’Algérie veut couper l’herbe sous le pied d’Aqmi et du Mujao en récupérant le MNLA et Ansar Dine, leurs ennemis jurés, pour rétablir l’autorité de Bamako sans ingérence étrangère. Réussira-t-elle à le faire, même avec l’aide du Maroc et des autres pays du Maghreb qui ont les mêmes craintes ? Maintenant que le projet demandé par la résolution 2071 a été adopté par la Cedeao, ne reste que son adoption ou son rejet par les membres du même CSNU. La France, ancienne puissance coloniale, aujourd’hui soucieuse des droits de l’homme au Mali et en Syrie mais pas en Palestine, dit qu'elle ne participerait qu'en soutien logistique à une intervention entérinée par le Conseil de sécurité. Nul ne doute que les USA cachent aussi leur jeu, mais ils voteront pour une résolution d’intervention, attendue comme un blanc-seing pour des enjeux à la fois complémentaires et concurrents de ceux de la France. Des plans s’élaborent et se mettent sur le terrain, mais leurs desseins n’apparaissent que lorsqu’ils sont sur le point d’avaler leur proie.
En 2002, George Bush a créé le plan Pan Sahel afin de lutter contre le terrorisme dans le Sahel, or il n’y avait pas de terroristes au Sahara ni dans ses régions sud, est et ouest, même après dix années de troubles dans notre pays. Comment vouloir combattre les terroristes sur un territoire où le phénomène n’existait pas si ce n’est pour le créer ? Comme par hasard, dès l’année suivante, entre 2003 et 2004, le groupe d’El-Para kidnappe plusieurs groupes de touristes au Sahara ! Le groupe terroriste nigérian Boko Haram est créé en 2002. Entre 2007 et 2008, la Mauritanie subit des attaques et des enlèvements d’Aqmi. Le terrorisme était inconnu en Irak avant 2003, aujourd’hui ce pays est son fief. En 2008 apparaissent les djihadistes d’Al-Shabab en Somalie. Moubarek et Ben Ali ont éradiqué le terrorisme que le Printemps arabe vient ressusciter en Egypte et en Tunisie… Idem pour la Libye et surtout la Syrie actuellement…
En 2005, le programme US Pan Sahel deviendra la Trans Sahel Conter Terrorism Partnership dont l’objectif était de former les forces militaires des sept pays sahariens “volontaires” dans leur lutte contre leurs différents ennemis, y compris terroristes. La tactique du pyromane pompier… Les USA ont aussi un programme appelé Counter Terrorism Train and Equip’ destiné à apporter de l’aide militaire à des pays du Maghreb et d’Afrique subsaharienne (Algérie, Burkina Faso, Tchad, Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Tunisie) en leur offrant quelques armes et véhicules, du matériel de communication, des pièces de rechange et des tenues militaires. Il permet d’avoir un pied à terre dans ces pays en attendant mieux, une base militaire, un puits de pétrole ou une exploitation minière, par exemple.

Des soldats français et US déjà au Mali
Une fois le terrorisme installé en Afrique, George Bush décide de créer, en 2007, un commandement unifié pour l'Afrique (United States Africa Command) dont l'acronyme est Usafricom ou Africom et destiné, en premier lieu, à coordonner toutes les activités militaires et sécuritaires états-uniennes sur ce continent. Son deuxième but est la “géopolitique du pétrole”, soit la sécurisation des approvisionnements américains par le golfe de Guinée afin d'amoindrir la dépendance aux réserves du Moyen-Orient. Le troisième but est la compétition économique afin de contrer par un pré-positionnement militaire US la montée en puissance de la Chine.
Parmi ces objectifs, on ne sait lequel est prioritaire, car comptent beaucoup pour les USA les nécessités de défense pure, soit la dépense du budget militaire dans des conflits nécessaires pour le fonctionnement du complexe militaro-industriel. Ce n’est qu’à cela essentiellement qu’ont servi les guerres d’Afghanistan et d’Irak depuis 2003. Car il faut savoir que la Maison-Blanche a dépensé près de 5000 milliards de dollars en dix ans en Irak et en Afghanistan, sommes qui sont allées dans les coffres du complexe militaro-industriel et ceux d’autres entreprises états-uniennes.
La recette est simple : on crée la pauvreté dans un pays, et lorsqu’il devient ingouvernable on y envoie des terroristes qu’il s’agira d’éliminer sous prétexte qu’ils menacent le “monde libre”. Ainsi, la chaîne de production d’armes tourne à fond, pour doter à la fois les terroristes et les pays qui combattent le terrorisme. En 2008, Jeremy Keenan, un anthropologue très au fait des choses du terrorisme et du renseignement, écrivait dans la revue d’intelligence Menas : “Rares sont les endroits au monde qui ont été autant sujets à désinformation que le nord du Mali et sa frontière avec l’Algérie. Il est vrai que c’est le point focal de l’administration Bush en ce qui concerne sa fabrication d’un second front saharien dans sa soi-disant guerre contre le terrorisme.” M. Medelci aurait dû prendre ses dispositions en 2008 pour déjouer le plan sur l’agenda !
En 2009, le Mali a bénéficié du programme Trans Sahel Conter Terrorism Partnership mais au préalable, les USA ont imposé à ce pays criblé de dettes une restructuration qui l’a davantage affaibli puis entraîné dans le gouffre actuel. En un tour de passe-passe américo-franco-qatari, voilà le Mali coupé en deux, avec un nord occupé par une nébuleuse d’islamistes et de pseudo-rebelles également à la solde.
Il est clair que le Grand Echiquier de Zbigniew Brzezinski est en train de se mettre en place, au grand dam de ceux qui ne lisent pas et ne prévoient pas. Il est clair qu’un impérialisme prédateur est en train de redéfinir ou d’étendre ses zones d’influence à nos frontières et à la faveur du système unipolaire qui lui donne l’avantage.
Le Qatar est l’un de ses outils, mais il a aussi ses intérêts. Intérêts : le maître mot des relations internationales. Les naïfs parlent de divergences franco-états-uniennes. Si elles existent, celles-ci doivent nécessairement converger vers un seul point : la défense de leurs intérêts spécifiques et leurs intérêts communs.
La realpolitik impose de la prudence aux USA pour gagner les populations qui commencent à mesurer les conséquences des “printemps arabes”, surtout à l’aune des massacres à Gaza. Quant à François Hollande, il pense que le socialisme le blanchit du passé colonialiste de son pays et se croit autorisé à parler d’ingérence humanitaire, comme si l’Algérie n’était pas concernée par le malheur de ses voisins. Officiellement, la France veut “seulement avoir un rôle de facilitateur. Pas question d'envoyer des troupes au sol”. Hollande dit qu’il “écarte, pour l'instant, l'éventualité de frappes aériennes”. Si ces frappes avaient lieu, d’où partiraient les avions français ou atlantiques ? Selon certaines sources, la France aurait déjà envoyé des troupes spéciales (environ 200 hommes) sur le terrain malien, et les USA en auraient envoyé
400 militaires. L’envoi de petites unités spéciales équivaut dans le domaine militaire actuel à l’envoi d’un bataillon. La diplomatie dit non-ingérence, mais les faits attestent le contraire.

Le droit d’ingérence… impérialiste
L’objectif avoué d’une intervention au Mali est la lutte antiterroriste, mais cet alibi a souvent eu bon dos pour l’occupation de régions convoitées, si ce n’est un argument créé de toute pièce, les cas afghan et irakien étant des classiques des nouvelles ruses de l’impérialisme camouflé en ingérence humanitaire.
En effet, le vœu du sioniste français Bernard Kouchner finira par se concrétiser, et l’ONU par adopter une résolution en 2009 autorisant la responsabilité de protéger, la R2P (Responsibility To Protect) qui permet à la “communauté internationale” de s’ingérer pour pallier les “défaillances” d'Etats incapables de prendre en charge leur propre population. C’est pour sauver des populations civiles de prétendus massacres que l’ONU a adopté la résolution 1973, qui a permis à l’Otan d’intervenir en Libye. Au nom de cette ingérence humanitaire, la France est pressée d’intervenir pour s’incruster dans un Mali convoité dont le Président déchu, Amadou Toumani Touré, lui aurait refusé l’installation d’une base militaire. En forçant la main aux nouvelles autorités, putsch-invasion-libération aidant, Paris finirait par avoir sa base. Les USA, eux aussi, cherchent un pays où installer la base de l’Africom, et ils la trouveront probablement dans le pays qui s’avérera le plus faible, ou le plus choyé par de futurs libérateurs…
Il est normal que l’Algérie cherche la solution pacifique, non pas par angélisme mais par réalisme et connaissance du phénomène terroriste, du terrain où il se développe et, surtout, des connexions qui le lient aux forces manipulatrices de l’ombre, occidentales essentiellement. D’ailleurs, tout en condamnant le projet d’intervention, Ansar Dine et le MNLA sont disposés à dialoguer, car aucun d’eux n’est suffisamment représentatif pour être exigeant, ce qui laisse penser qu’il est possible de désamorcer la crise “politique” pour se consacrer à la lutte antiterroriste contre Aqmi, le Mujao et d’autres groups djihadistes qui prolifèrent dans la région.
Ce ne sont pas les rebelles ni des terroristes qui font peur, mais ceux qui peuvent les instrumentaliser et perpétuellement mettre de l’huile sur le feu. Les mouvements séparatistes touareg n’ont existé qu’au Mali et au Niger, alors que la communauté existe en Algérie, en Libye, au Burkina Faso et au Tchad.
Mais si d’autres manipulateurs entrent en scène, les mouvements actuels risquent de se re-fédérer, voire de solidariser des populations autour d’eux, avec une extension territoriale du conflit ou même de susciter des velléités séparatistes là où elles n’existent pas encore. Rappelons que la “proclamation de l’indépendance de l’Azawad” s’est faite sur les ondes d’Al-Jazeera : la chaîne des scoops a eu la primeur, comme par hasard, pour tout ce qui concerne les révolutions arabes ou qui peut s’y rapporter.
http://www.liberte-algerie.com/contributions/les-magiciens-createurs-de-terrorisme-mali-le-refus-algerien-d-une-intervention-armee-3e-partie-189434






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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Sam 12 Jan - 16:38

Crise au Mali : La France s’engage, l’Algérie s’efface ?

Citation :
La France lance une opération militaire au Mali, et est suivie par plusieurs autres pays. Le conflit s’internationalise, mais l’Algérie pourtant voisine du Mali n’a pas réagi, et ne semble toujours pas vouloir s’associer à cet élan belligérant.

L’Algérie tient à prendre ses distances par rapport au conflit qui se déroule à ses frontières. Première concernée, elle ne semble pas vouloir se mêler au conflit alors que tous l’y invitent. Malgré les appels du pied de la France à l’Algérie, notamment lors de la visite d’Etat du président français à Alger, le lancement de cette intervention militaire n’aura pas eu d’impact sur la position algérienne.

L’Algérie, la solution ?

Pourtant l’Algérie, elle-même menacée par l’avancée des groupes islamistes vers le Nord, peut-être un acteur clé dans la résolution du conflit malien. « Il n’y aura pas de solution satisfaisante à la crise au Mali sans la participation de l’Algérie », a estimé le commandant de l’Africom, Carter Ham lors d’une conférence organisée à Niamey, au Niger, explique l’AFP. L’Algérie a déjà renforcé la sécurité de ses frontières, et avait même envisagé de les fermer en cas d’intervention militaire étrangère. Mais elle n’entend pas envoyer des forces armées sur le territoire malien, préférant la solution diplomatique. Toutefois selon le commandant de l’Africom a estimé que l’Algérie « doit être bien préparée », même si « Nous savons que l’option militaire n’est pas la bonne, mais nous devons nous y préparer. Il faut un plan bien précis et bien finalisé pour que l’intervention militaire soit efficace. »

Discussions algéro-maliennes

Diango Cissoko, le Premier ministre malien, se rendra en Algérie, dimanche 13 janvier et lundi 14 janvier, pour rencontrer le Premier ministre, Abdelmalek Sellal et évoquer cette question sécuritaire dans le Nord-Mali. L’intervention militaire française pourrait bien être au cœur des débats.
http://www.algerie-focus.com/blog/2013/01/12/crise-au-mali-la-france-sengage-lalgerie-sefface/

l'ANP devrait intervenir au côté de l'Armée Française l'Algérie doit se battre pour la sécurité de ces Frontiéres et pour la stabilité de la région






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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Dim 27 Jan - 14:08

«L’Algérie n’enverra pas de troupes et ne recevra pas de troupes étrangères»

La situation sécuritaire et politique au Mali a dominé les travaux de la réunion du Conseil de paix et de la sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) tenue, vendredi, à Addis-Abeba.

Citation :
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a représenté le président de la République à cette rencontre, comme il participera durant deux jours aux travaux du 20e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui débuteront aujourd’hui. «L’Algérie apportera une contribution multiforme pour une sortie de crise au Mali… et n’envisage pas d’envoyer des troupes algériennes en dehors du territoire national ou de recevoir sur son sol des troupes étrangères.» C’est la position expliquée par Sellal lors de son discours prononcé à Addis-Abeba. Ce dernier a rappelé aux autorités de la transition au Mali la solidarité indéfectible et le soutien continu de l’Algérie dans le règlement de la crise qui touche ce pays.

Pour le Premier ministre, l’Algérie a depuis le début de cette crise prôné une approche qui visait à réaliser trois objectifs stratégiques, à savoir la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Mali, le retour à la légitimité démocratique et la lutte continue et permanente contre le terrorisme et le crime transnational organisé, en vue de leur éradication totale. «Ces objectifs devraient être valablement atteints grâce à la mise en œuvre combinée des éléments de solution, entre autres le renforcement du leadership politique au Mali, le déploiement de l’administration malienne sur tout son territoire, la recherche d’une solution politique négociée qui implique les acteurs qui se démarquent sans équivoque du terrorisme et du crime transnational organisé, en vue de répondre aux revendications légitimes des populations du Nord», a expliqué M. Sellal, rapporté par l’APS.

L’Algérie, selon le Premier ministre, estime que la recherche d’une sortie de crise au Mali doit être conduite en tenant compte de l’urgence de la situation et de la nécessité de dégager une solution durable. «La sécurité et la stabilité retrouvées au Mali et dans la région permettront de consacrer les ressources à l’effort du développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations», a-t-il ajouté. L’Algérie, par la voix de Sellal, a reformulé sa position en condamnant les récentes attaques terroristes contre la ville de Konna (Mali). «Je veux me référer ici aux récentes attaques terroristes de la ville de Konna, que mon pays a condamnées dans les termes les plus énergiques», a-t-il indiqué en soulignant que «ce développement grave a constitué une menace pour le Mali et une atteinte aux efforts pour une sortie de crise dans ce pays frère». Il a relevé aussi la «véritable» menace dans la région, posée par les groupes terroristes et ceux affiliés au crime transnational organisé. M. Sellal a tenu à rappeler que c’est suite à l’attaque terroriste de la ville de Konna que l’Algérie a procédé à la fermeture totale de sa frontière avec le Mali, assurant que des mesures de sécurisation renforcées ont été prises.

«Cette décision vise à empêcher les mouvements de groupes terroristes et d’armes, et à contribuer à rendre plus efficiente la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, qui constitue un élément central de toute sortie de crise au Mali», a indiqué le Premier ministre, rappelant que «l’Algérie a toujours appelé à une lutte internationale contre le terrorisme et le crime transnational organisé» et soulignant que «ces menaces mettent en péril la sécurité et la stabilité de la région». Par ailleurs, M. Sellal a rendu hommage à l’armée algérienne lorsqu’il a évoqué l’attaque terroriste ayant ciblé le site gazier de Tinguentourine, à In Amenas. «La riposte de l’Algérie a été l’illustration de la fermeté et de la détermination des autorités algériennes face au terrorisme.»
http://www.elwatan.com//actualite/l-algerie-n-enverra-pas-de-troupes-et-ne-recevra-pas-de-troupes-etrangeres-27-01-2013-201057_109.php
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MessageSujet: Re: L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?   Lun 11 Nov - 14:50

DES SOURCES MILITAIRES DÉMENTENT

"L'ANP n'a pas intervenu en Libye"
Citation :
L'Algérie demeure sur sa position. Elle n'interviendra sous aucun prétexte au-delà de ses frontières, même à la demande de certains pays qui souhaitent une assistance de l'ANP.

L'hebdomadaire français, Le Nouvel Observateur a rapporté dans son édition du 7 novembre dernier, une information selon laquelle l'Armée algérienne a mené un assaut contre une base terroriste située à 200 km au sud de In Aménas. «Le 24 octobre dernier, plusieurs centaines de membres des forces spéciales de l'armée algérienne appuyées par des avions de chasse, des hélicoptères et des chars, ont mené un raid contre une base jihadiste en Libye, à 200 km au sud du site gazier de In Aménas, là où avait eu lieu la prise d'otages massive de janvier 2013».
Au-delà de la terminologie teintée de fausse neutralité utilisée par le journaliste qui désigne des criminels sans foi, ni loi sous le vocable de jihadistes qui auraient une cause à défendre, l'article contient de nombreuses imprécisions et quelques contradictions et non des moindres. Le journal localise le lieu de l'attaque à 200 km au sud de In Aménas.
A cette distance et si l'on suit son orientation, on est toujours en Algérie et plus précisément à mi-chemin entre In Aménas et le Tassili. Le Nouvel Obs ignore-t-il à ce point la carte de l'Algérie, ou vraisemblablement c'est son empressement de rapporter que l'Armée algérienne aurait opéré au-delà des frontières du pays, qui ne lui a pas laissé suffisamment de temps pour se documenter? Pour des sources sécuritaires très bien informées «l'information dudit média n'a aucun fondement, c'est de la manipulation et de l'intox qui arrangent tout simplement le Royaume et c'est certainement pas l'Algérie qui va transgresser ses principes fondamentaux de non-ingérence».
L'Algérie a bien le droit de se défendre, elle a aussi le droit de poursuite en cas de menace et de tentative, c'est une notion universelle reconnue par la majorité des Etats qui ont des frontières communes et qui sont confrontés à de graves problèmes sécuritaires, confient nos sources. Néanmoins, l'Algérie demeure sur sa position. Elle n'interviendra sous aucun prétexte au-delà de ses frontières, même à la demande de certains pays qui souhaitent une assistance de l'ANP, elle est restée à l'écart de ce qui se passe dans les pays voisins. La question reste posée dans la mesure où l'article publié et mis en ligne, à la veille de la visite de John Kerry - elle a été reportée entre-temps - en Algérie, et au lendemain du discours provocateur prononcé par le roi du Maroc, adopte une démarche suspecte visant à embarrasser les autorités algériennes au moment justement où ces dernières mettent l'accent sur le principe «de non-ingérence quels que soient les motifs». Selon ce journaliste, l'attaque aurait eu lieu le 24 octobre dernier. Deux semaines se sont écoulées depuis sans qu'aucun média n'arrive à mettre la main sur une information de «première main» où il est question de «centaines de membres des forces spéciales», des «hélicoptères» et des «chars» faisant mouvement en plein désert. Ainsi, selon le Nouvel Obs, l'armée algérienne qui a toujours considéré les frontières algériennes comme une ligne rouge à ne pas traverser sous n'importe quel motif, aurait mobilisé toute une brigade, si l'on croit ses chiffres, pour intervenir en terre étrangère.
«La Constitution algérienne interdit formellement à l'armée, en temps de paix, de combattre hors du territoire national, mais l'état-major a considéré qu'il s'agissait-là d'un cas de force majeure», écrit-il avant de faire l'inventaire de l'arsenal qui aurait été découvert: des centaines de missiles toutes catégories, des dizaines de mitrailleuses 12,7,500 kalachnikovs etc.... Il nous suggère qu'il aurait eu ces détails directement de l'état-major avant de conclure que «cultivant le culte du secret, le ministère de la Défense à Alger a refusé de dire s'il y a eu des morts de part et d'autre lors de l'assaut et si des jihadistes avaient été faits prisonniers».
Pourquoi une telle obsession à travestir la réalité? Pourquoi le journaliste ne s'est-il pas limité au traitement de l'information telle qu'elle avait été donnée par d'autres canaux et qui consiste en la découverte par l'armée d'un important arsenal d'armes sophistiquées près de Djanet et probablement en provenance de Libye? D'un autre point de vue cette information est distillée dans un contexte de grand cafouillage entre l'Algérie et le Maroc et peu après le discours de Mohammed VI qui appelle l'Algérie à s'occuper de ses frontières Est. C'est tendancieux, concluent nos sources.
http://www.lexpressiondz.com/actualite/184283-l-anp-n-a-pas-intervenu-en-libye.html







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L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?

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